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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:47

 

 Les bombes d'aviation .

 

 

(C) Jacques Moulin 2013 

 

(Dessins d'après notices d'époque  revus par l'auteur) 

 

img372.jpg

 

Le 30/06/1938 les mécaniens mettrent en palce les bombes sous un Blloch 210 a Reims . (Photo Keystone) 

 

 

Description sommaire des engins de bombardement utilisés en 1939/1940.

(Description sommaires des engins utilisés).

 

Les bombes utilisées par l’aviation française en 1940 étaient (principalement) les suivantes :

      1ère) Les Bombes réelles

               a)Les bombes explosives.

               b) Les projectiles spéciaux  (bombes incendiaires, bombes éclairantes.

      2ème) Les bombes d’exercice.

      3ème) les bombes d’école.

 

1°) Les bombes réelles.

 

Les principales étaient :

-                                         Les bombes de 10 kg P.A.

-                                         Les bombes de 50 kg D.T. n°2

-                                         Les bombes de 100 kg.

-                                         Les bombes de 200 kg.

-                                         Les bombes de 500 kg n°1.

 

Outre les bombes ci-dessus il y avait des stocks de bombes qui n’étaient plus fabriquées à savoir :

-                                         Bombes de 10 kg P.

-                                         Bombes 50 kg A.

-                                         Bombes 50 kg D.T. n°1 et n°3.

-                                         Bombes de 140 kg.

-                                         Bombes de 500 kg n°2 en acier forgé.

 

Les projectiles spéciaux.

 

Bombes incendiaires.

-                                         Bombes incendiaires de 1 kg.

-                                         Bombes incendiaire de 10 kg modèle 1927.

 

Bombes éclairantes :

-                                         Bombes éclairante V.M.3

-                                         Bombe éclairante type 1933

 

2°) Les bombes d’exercice.

-                                         Bombes en ciment.

-                                         Bombes au plâtre.

 

NB : d’autres types de bombes furent utilisées mais nous avons choisi les plus courantes.

 

1°) Les Bombes Réelles

 

Les bombes de 10 kg P.A. contre le personnel.

 

 

Fig 143 Bombe-1-Anti-p 10kgP.A. (3)

 

 

 

 

La bombe de 10 kg P.A. est utilisée contre le personnel. Le corps de bombe est en fonte aciéré afin que les éclats projetés lors de l’explosion soient aussi nombreux que possible tout en restant efficaces.

 

Les bombe 10 kg P.A. remplaçaient les 10 kg type P qui étaient, elles, réalisé a partir d’obus de 90 m/m.

 

Caractéristiques :

 

Poids de la Bombe : 9,100kg.

 

Poids de l’explosif : 1,250 kg (MMN) (mélange de 70% de mélinite et de 30% de mononitronaphtaline).

 

Système d’amorçage

 

Chaque bombe est amorcée par une fusée à ogive :

 

Système de suspension :

 

Suspension verticale : Fusée H

 

Suspension horizontale : Fusée H ou fusée R.S.A modèle 1925 ou modèle 1928.

 

 

 

Les bombes de démolition de 50 kg D.T. n°2.

 

Fig 144 Bombe-2- 50 kgDTbis (3)

La bombe de 50 Kg type D.T. est une bombe de démolition employée contre le matériel.

 

Caractéristiques :

 

Poids de la bombe : 56 kg environ.

 

Poids de l’explosif : 19 kg (M.D.N mélange de 80% de mélinite et de 20% de dinitronaphtaline, ou de D.D mélange de 60% de mélinite D et de 40% de dinitrophénol.)

 

Epaisseurs des parois : Ogive : 19m/m, maitre couple : 10m/m, culot : 9m/m.

 

Système d’amorçage

 

Ogive : fusée H ou RSA modèle 1928.

 

Culot fusée 3bis.

 

Système de suspension :

 

Verticale : la fusée H ne devant pas servir de système de suspension pour les bombes de 50 kg, cette fusée sera remplacée par un dispositif de suspension n°1.

 

Horizontale : ceinture de suspension pour bombes de 50 kg D.T. sur lance-bombes type Levant ou lance-bombes G.P.U. modèle 1928.

 

Les bombes de 100 kg.

 

  Fig 145 Bombe-3- 100 kg (3)

 

Bombes de démolition ; employée contre le matériel.

 

Caractéristiques :

 

Poids de bombe : 115 kg environ.

 

Poids de l’explosif : 50 kg D.T ou M.B.N. ( ?).

 

Epaisseur des parois : ogive : 30m/m, maitre couple : 11m/m, culot : 9m/m.

 

Système d’amorçage :

 

Cette bombe est amorcée par deux fusées

 

Ogive : fusée A modifiée (avec ou sans retard).

 

Culot fusée 3bis (avec ou sans retard).

 

Système de suspension :

Horizontal.

 

 

 

Les bombes de 200 kg.  

  Fig 146 Bombe-4 - 200 kg n°1bis (3)

     

Bombe de démolition employée contre le matériel.

 

Caractéristiques :

 

Poids de la bombe : 225 kg environ

 

Poids de l’explosif : 105 kg (M.D.N mélange de 80% de mélinite et de 20% de dinitronaphtaline, ou de D.D mélange de 60% de mélinite D et de 40% de dinitrophénol.)

 

Epaisseur des parois : ogive : 25 m/m, Maitre couple : 11 m/m,

 

Culot 9, m/m.

 

Système d’amorçage :

 

Cette bombe est amorcée par deux fusées

 

Ogive : fusée A modifiée (avec ou sans retard).

 

Culot fusée 3bis (avec ou sans retard).

 

Système de suspension :horizontal.

 

Peut-être monté en interne ou en externe.

 

 

 

Les bombes de 500 kg n°1.

 

 Fig 147 Bombe-5- 500 kg n°1 (3)

 

Bombe de démolition en tôle d’acier, soudée à l’autogène employée contre le matériel, agit par le souffle et par les états.

 

Caractéristiques :

 

Poids de la bombe : 536 kg environ

 

Poids de l’explosif : 300 kg (M.D.N mélange de 80% de mélinite et de 20% de dinitronaphtaline, ou de D.D mélange de 60% de mélinite D et de 40% de dinitrophénol.)

 

Epaisseur des parois : 11 m/m.

 

Système d’amorçage :

 

Même amorçage que celui des bombes de 100 et 200 kg. En plus, l’âme de la bombe est garnie d’explosif pulvérulent renforçant ainsi l’onde explosive dans la masse.

 

Système de suspension :

 

Sur lance-bombes TGPU .

 

Une ceinture fixée au centre de gravité de la bombe au moyen de deux boulons de serrage et comportant un anneau amovible.

 

 

 

Les bombes de 500 kg n°2.

 

 

 

Un autre type de bombes de 500 kg furent utilisés :

 

 Fig 148 Bombe-6- 500 kg n°2bis (3)

 

Bombes incendiaires.

 

 

 

Les Bombes incendiaires de 10 kg modèle 1927.

 

  Fig 149 Bombe-8- inc. 10kg (3)

     

 

Cette bombe comprend :

 

1°) un corps de bombe en fonte aciérée à l’ogive, en magnésium au culot.

 

2°) un empennage en tôle d’acier analogue à celui de la bombe 10 kg P.A.

 

3°) un chargement incendiaire à base de magnésium réparti en douze tubes projetés à l’explosion sous l’effet d’une charge en poudre noire (35gr).

 

4°) un amorçage constitué par une fusée type R.S.A. modèle 1929, retardée, sans détonateur.

 

Caractéristiques :

 

Poids  approximatif 7 kg.

 

Peut-être transportée par tous les lance-bombes type D pour bombes de 10 kg.

 

 

 

Les Bombes éclairantes.

 

 

Bombe éclairante V.M.3.  

 

Fig 138. (3) 

Cette bombe est employée en cas de panne au cours des vols de nuit, pour l’éclairage des terrains  survolés par l’avion.

 

   

Caractéristiques :

 

Poids de la bombe : 13,500 kg environ.

 

Poids du pot éclairant : 11kg.

 

Elle comprend :

 

1°) Le corps de bombe – en fer blanc, contient le pot éclairant et le parachute. – Quatre ailettes sont soudées sur le corps – Deux colliers à bouton de suspension y sont fixés.

 

2°) La fusée à temps Michelin (livrée montée sur la bombe).

 

La sécurité est assurée par une goupille fendue qui traverse le percuteur l’empêchant de se visser.

 

La bombe V.M. 3, ne doit pas être lâchée à une altitude inférieure à 1000 mètres, sa durée d’éclairement est d’environ 8 à 9 minutes et son rayon éclairant est d’environ 1, 500 km.

 

Système de suspension :

 

Les bombes V.M.3 étaient prévues pour être montées sur des lance-bombes Michelin mais aussi sur les lances bombes type 1933.

 

 

 

Bombe éclairante de 30 kg modèle 1933.

 

  Fig 150 Bombe-10-Eclairante 1933 (3)

 

 

Cette bombe était une amélioration de la bombe VM-3.

 

Pour pouvoir avoir être monté sur les lance-bombes modèle 1933, tout comme les VM-3, une astuce avec les ailettes dépliable, le corps de la bombe était en aluminium, avec deux renforts a l’emplacement des fourche de centrage des lance-bombe type 1933.

 

La longueur était de 130 m/m pour un diamètre de 15 cm.

 

Et un poids total d’environ 30 kilos.

 

 

 

2°) Les bombes d’exercice.

 

Bombe en ciment de diamètre 100m/m pour tir d’école.

 

  Fig 151 Bombe-11- ciment (3)

 

Le corps de cette bombe est en ciment ; à l’intérieur se trouve un tube qui reçoit à l’avant une cartouche F.M. ou un culot de système de signalisation F.M. Un percuteur placé à l’ogive assure l’explosion à l’arrivée au sol.  

 

Bombe de 50 kg bois et plâtre.  

  Fig 152 Bombe-12- bois et platre (3)

 

Bombe d’école ayant la forme et le poids de la bombe de 50 kg D.T. n°2. Constituée par une armature en bois cerclé de fer et garnie de plâtre.

 

Elle contient, au centre, un bloc de plomb cylindrique, percé d’un trou central, pesant 36 kg. L’âme de la bombe est constituée par un tube en zinc dans lequel se placera la cartouche fumigène (longueur 0,80 m) l’ogive et le culot sont fermés par des têtes de gaine, qui permettront le vissage de la fusée H à l’ogive ou de la fusée 3bis au culot.

 

 

 

Caractéristiques :

 

Poids total : 56 kg.

 

Longueur : 1,20 m

 

Diamètre : 0, 195 m.

 

Système d’amorçage :

 

Identique à celui des bombes de 50 kg D.T.n°2

 

Variable suivant le type de lance-bombes employé.

 

 

 

Fusée d’amorçage.

 

   

Les bombes ci-dessus, avaient besoin pour éclater de fusée d’amorçage, suivant le type de montage dans les lance-bombes (verticale ou horizontale) aussi bien en montage externes qu’en montage interne.

 

Les bombes de l’époque, tombes sans mouvement de rotation ni de propulsion au départ on ne peut utiliser pour l’armement ni la force d’inertie (choc au départ) ni la force centrifuge (rotation du projectile au départ dans le canon).

 

Les fusées sont classées d’après leur principe de fonctionnement en :

 

1°) Fusées à refoulement(à l’arrivée au sol –fusées percutante).

 

Principe : le percuteur s’arrête en touchant le sol, l’amorce liée au projectile qui continue sa course vient heurter le percuteur.

 

2°) Fusées à inertie (à l’arrivée au sol  fusée percutante).

 

Principe : Le percuteur est lié à une masse libre (masselotte) séparée de l’amorce par un petit ressort. Au moment du choc de la bombe au sol, la masselotte, continuant à avancer par inertie, le percuteur vient frapper l’amorce de fulminate.

 

3°) Fusées à temps (pendant la chute- fusée fusante pour bombes spéciales).

 

Principe : Le percuteur, solidaire d’une hélice, se rapproche progressivement de l’amorce en se vissant, il vient la toucher que lorsque le filetage de l’hélice est sorti du filetage du corps de fusée  

 

Les fusées sont placées à l’avant ou à l’arrière des bombes. Dans le premier cas elles portent le nom de fusée d’ogive ; dans le deuxième cas celui de fusée de culot.

 

Certaines bombes possèdent deux fusées, une d’ogive et une de culot. Ces deux fusées doivent, dans ce cas, avoir la même durée de fonctionnement.

 

Suivant les montages sous les lance-bombes

 

-                                         Horizontaux, internes type S (bombes 100 et 200 kg.),

 

-                                         Horizontaux externes type T.G.P.U. (bombes de 200 et 500 kg.)

 

-                                         Verticaux, interne type D (bombes de 10 et de 50 kg.)

 

Il y avait plusieurs types de fusée d’ogive et un type de fusée de culot.  

 

 

1°) Fusée d’ogive.

 

 

A - Fusées d’ogive avec anneau de suspension.  

 

Ces fusées devaient être munies d’un système de suspension pour le montage des bombes dans le lance-bombes type D.

 

Elle fonctionne au contact.

 

Fig 153 Fusée d'ogive 1 (3) 

Fonctionnement :

 

Au repos, le percuteur est éloigné de l’amorce par la sécurité en acier et par les billes interposées entre la tête du percuteur et le corps de fusée.

 

Lorsqu’on accroche la bombe sue le lance-bombes, la sécurité de manipulation est enlevée. Pendant la chute de la bombe, l’hélice tourne et dévisse la partie avant comprenant l’anneau de suspension et l’hélice ce qui libère les billes, le percuteur reste éloigné de l’amorce par la sécurité de chute (en laiton). La fusée est armée. Au contact avec la cible, le percuteur et brutalement stoppé, la sécurité en laiton est cisaillée et l’amorce, solidaire de la bombe rencontre le percuteur ce qui déclenche l’explosion.  

 

B - Fusées d’ogive pour lancement horizontal.

 

 

Cette fusée fonctionne par inertie.

Fig 154 Fusée d'ogive 2 (3)

 

 

 

 

Fonctionnement :

 

Au repos le percuteur est éloigné de la masselotte porte amorce par le ressort.

 

Pendant la chute de la bombe (les sécurités étant enlevées), l’hélice se visse, chassant le percuteur qui vient faire saillie dans le corps de fusée. La fusée est armée.

 

Au contact du sol, la bombe s’arrête et par inertie, la masselotte porte-amorce vient frapper le percuteur en comprimant lev ressort.

 

Elle peut être prévue pour l’utilisation d’un système à retard.

 

   

2°) Fusée de culot :

 

Il semble qu’il n’y ait eu qu’un seul type de fusée de culot :

 

La fusée n°3 bis qui armait les bombes de 50, 100, 200 et 500 kg. Elle pouvait être retardée et fonctionnait par inertie, elle était souvent couplé avec une fusée d’ogive.

 

 Fig 155 Fusée de culot (3)

 

 

Fonctionnement :

 

 

    Au repos, la tige fileté porte-hélice  est vissée dans la masselotte, le percuteur est éloigné de l’amorce, le ressort interposé entre eux. Au lâché de la bombe, les sécurités levées, la tige porte-hélice se dévisse et libère la masselotte. Au contact du sol la bombe s’arrête, la masselotte par inertie, projette le percuteur sur l’amorce, en comprimant le ressort.

 

 

 

 

  (C) Jacques Moulin 2013  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by aerophile - dans Armement
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:08

Le matériel de bombardment français de 1939/40

 

(C) Jacques Moulin 2013.

 

Les croquis sont extraits des notices d 'époque et ont été retouché par l'auteur 

 

 

Les avions de bombardements de nuit français de 1939 avaient pour utilisation essentielles l’offensive par le lancement de bombes diverses sur le camp adverse.

L’action de bombardement comporte et nécessite plusieurs choses :

1)       un viseur de bombardement (Hors sujet pour le moment).

2)       des lances bombes.

3)       un poste de commande.

 

2) Les lance-bombes.

 

Les bombardiers étaient équipés de deux types de lance-bombes, les lance-bombes interne et des lance-bombes externes.

 

1) LANCE-BOMBES INTERNES :

 

Ces lance-bombes étaient montés dans des soutes à bombes situés dans le fuselage des appareils, ces soutes étaient en fait des caisses de forme et de dimensions normalisées, ce qui faisait que suivant les largeurs de fuselage le nombre de soute étaient d’une ou de deux, parfois sur les appareils au fuselage plus large, les soutes étaient montées latéralement avec un passage entre les deux (Bloch 3210 ou Amiot 143), par contre les Bloch 131  n’avait qu’une soute, et les Bloch 174/175/176 deux mais pas de passage possible entre les deux.

Il y avait deux modèles de lance-bombes de soute les modèle « D » dans lesquelles les bombes de petite poids (10 et 50 kg étaient et les type « S » qui recevaient les bombes plus grosses placées horizontalement.

 

a)                 Lance-bombes ALKAN verticaux type « D » modèle 1923.

 

Dès le début des années 30 le STAé normalisa les lances bombes verticaux pour pouvoir lancer verticalement des bombes de faible puissance, ces systèmes remplaçaient les lances bombes (souvent externe) qui étaient utilisé sur les avions de l’époque.

Comme les lance-bombes type S les modèle type D étaient monté à l’intérieur des soutes à bombes par paire sur les « lourds » et simple sur les « léger » leur capacité de largage était soit 32 bombes de 10 kg ou 40 de 10 kg, ou 5 de 50 kg  ou 6 de 50 kg ou 10 de 50 kg. Les bombes sont accrochées par la pointe par un crochet qui s’ouvre soit automatiquement par commande électrique soit à la main.

Ces lance-bombes désignés sous la rubrique générale : lance-bombes type D existent en plusieurs modèles, différent seulement par le  nombre et le genre de bombes qu’ils peuvent emporter.

Dans ces modèles les bombes étaient suspendu par la pointe et destiné a être principalement lâché en traînée  

Les modèles utilisés  à partir de 1933, étaient interchangeables entre eux :

1) - 10 X 50 / 40 X 10 (10 bombes de 50 kg ou 40 bombes de 10 kg ; (total maximum 500 kg).

2) - 8 X 50 / 32 X 10 (8 bombes de 50 kg ou 32 bombes de 10 kg ; (total maximum 400 kg).

3) - 5 X 50 / 20 X 10 (5 bombes de 50 kg ou 20 bombes de 10 kg ; (total maximum 250 kg).

 

Tous ces modèles fonctionnent de la même façon :

- Ces lance-bombes sont amovibles et remplaçable par d’autres modèles.

- Le cadre support fixé sur l’avion par le constructeur comprend les organes de fixation normalisés.

- Les organes d’entraînement.

- Les commandes.

 

De forme générale identique à celle du lance-bombes F.12/10. La plaque support de mécanisme comporte autant de déclencheurs que de bombes emportées. Les bombes sont larguées soit à la main (délestage de l’avion par le pilote) soit automatiquement (divers modes de bombardement par le bombardier).

Le déclanchement automatique est obtenu par une ou deux chaînes sans fin portant une ou deux cames et entraînées par des pignons, commandés par un arbre.

Dans chacun des mécanismes de déclanchement (fig. 49) (qui sont semblables à ceux vus précédemment) le levier de déclanchement porte, du côté opposé à la grande branche, un troisième trou sur lequel est fixé un piston qui se meut dans un cylindre comportant à l’intérieur, un ressort (ressort limiteur d’efforts). Le cylindre est fixé à un levier coudé, pouvant pivoter autour d’un axe et terminé par un galet.

 

 

Fig 132. (3)

 

 

Le cadre support. (Qui fait partie de la soute proprement dites)

 

Il est placé à demeure sur l’avion, il en existe 3 types :

 

Le cadre C 1 qui peut recevoir les 10 x 50 – 8 X 50 – 40 X 10 – 32 x 10.

 

Le cadre C 2 qui peut recevoir les  5 X 50 – 20 X 10.

 

Le cadre C 3 qui peut recevoir les  8 X 50 – 32 X 10.

 

Chacun de ces cadres comporte le nombre de broches filetées et de poupées nécessaire pour fixer chaque lance-bombes.  

 

Les organes d’entraînement.

 

La poupée d’entraînement (modèle 1925 – commandé par chaîne, ou modèle 1926 commandes rigides) dont le mouvement de rotation est transmis aux pignons des chaînes porte cames par l’intermédiaire de l’arbre  de commande. La poupée d’entraînement est débrayable pour permettre le hissage du lance-bombes et le réglage des commandes.

 

Le moteur à caoutchouc (modèle 1925 commandés par chaînes) (modèle 1926 commandes rigides) fournit l’énergie nécessaire pour produire la rotation de l’arbre de commande du lance-bombes.

 

Le ressort moteur est constitué par un tube en aluminium, contenant un faisceau de fils de caoutchouc. Ce faisceau est lié d’une part à une poignée fixe réglable, d’autre part à un régulateur centrifuge. Il travaille au détorsionnement. L’axe du régulateur porte : des pignons (modèle 1925) ou un embout d’entraînement (modèle 1926).

 

La chaîne(modèle 1925)

 

Les arbres de commandes rigides (modèle 1926) qui transmettent le mouvement de rotation aux divers organes.

 

Les commandes.

 

Par le pilote :

 

Le poste I - S. Constitué par une plaque supportant un levier à poussoir. Sur le tambour sont gravées les indications suivantes : « une flèche » dont la pointe est tournée vers le bas - « déclenché ». Ce levier actionne tous les verrous cames simultanément jusqu’à la position « déclenché ».

 

Par le bombardier :

 

Le poste I- SM.Constitué comme le précédent, mais le tambour porte « sécurité » - « chargement et tir ».- Le levier actionne tous les verrous cames simultanément jusqu’à la position « chargement » permettant ainsi le tir automatique.

 

Le poste principal de commande D.4. se monte sur une plaque support fixée sur l’avion et s’interpose entre le moteur caoutchouc et l’arbre de commande du lance-bombes. Il constitue une sorte de régulateur qui permettra au bombardier l’exécution de tous les tirs. (Le poste D.4 est détaillé dans la rubrique poste de commande).

 

Fonctionnement

 

Le déclenchement des bombes par le pilote s’obtient par le mouvement de rotation imprimé aux verrous cames par le levier et le câble sous gaine. Le levier étant sur « déclenché » les cames sont venues à la position haute et ont soulevé tous les leviers de déclenchement.

 

Le déclenchement des bombes par le bombardier, ne peut être réalisé que par le poste D.4. Néanmoins le tir n’est possible que si les déclencheurs sont déverrouillés. Le bombardier doit donc, avant chaque tir, amener son levier sur la position « chargement et tir », les verrous - cames sont placés parallèlement aux deux branches du levier de déclenchement. Lorsque l’une des cames fixées sur la chaîne passera, sous le galet, le levier coudé, pivotera autour de son axe entraînant vers le bas, le cylindre, le ressort limiteur d’efforts, le piston et par conséquent le levier de déclanchement auquel il est lié.

 

Le ressort de rappel du levier de déclenchement étant plus faible que le ressort limiteur d’efforts, il ne s’opposera pas au mouvement du levier, qui se soulèvera et libérera la bombe (fig. 50).

 

  Fig 133. (3)

 

 

 

 Fig 134. (3)

 

Lorsque le levier est à la position « sécurité » les verrous - cames sont au contact de la branche inférieure du levier de déclenchement et le mécanisme est verrouillé. Au passage de l’une des cames fixées sur la chaîne, le galet se soulève entraînant le levier coudé et le cylindre.

Le levier de déclenchement, verrouillé, par verrou – came, reste fixe maintenant le piston dans sa position. Le ressort limiteur, interposé entre le cylindre et le piston, absorbe l’effort tout en permettant le mouvement de translation de la chaîne. Les bombes restent accrochées  (fig. 51)

 

b) Lance-bombes ALKAN horizontaux type « S » modèle 1932 4 x 200 :

 

Etudier en 1932 suite à une demande de l’Etat-major qui datait de 1930 pour remplacer les bombes larguées verticalement, ou sur des lances bombes extérieurs  pour pouvoir emporter 4 bombes de 200 kilos (maxi) en soute, bombes montées horizontalement. Ce programme appelé A 33 concernait les bombes de 100 et 200 Kg, ce système était principalement pour but de remplacer les Lance-bombes G.P.U. ou T.G.P.U., bien que sur certains avions, y compris le Bloch 210, les lance-bombes type « S » étaient complétés par des lance-bombes externes, (type T.G.P.U. pour le Bloch 210).

Il pouvait lancez suivant les modèles soit 5 ou 7 bombes de 100 kg, soit 4 ou 5 bombes de 200 kg.

Ces lances bombes pouvait dans les bombardiers dit « lourd » appareils qui comprenait les Bloch 210, être montés par paire.

Dans ce système les bombes étaient tenu par des petit cônes maintenant l’avant des bombes protégeant les fusées, ces cônes de protection étaient éjectés lors du lancement.

Ces lances bombes pouvaient aussi lancer des paquetages de bombes diverses.

Un autre type de ce lance-bombes était le type 33 de « SADEA-Gardy », qui semble interchangeable avec les lance-bombes ALKAN.

 

Extraits de la notice N.H.F. :36 sur le Lance-bombes type S.

 

INTRODUCTION.

 

D'une part, la nécessité de concentrer le plus possible de bombes (charge variable) des gros avions au voisinage du centre de gravité, et, d'autre part, le souci de faire disparaître à l'intérieur de l'avion les projectiles et leurs supports dont la résistance à l'air est loin d'être négligeable, ont conduit à imaginer de rassembler les bombes de 100 et 200 kilogrammes dans une soute où ils sont placés horizontalement les uns au-dessous des autres à l'intérieur de la carlingue. Cette soute est le lance-bombes type S.

Par la même occasion, on a réalisé le déclenchement électrique coup par coup et par salve et on a prévu que le poste qui ferait ces opérations pourrait aussi assurer le tir de tous les autres lance-bombes de l'avion. C'est le poste de commande électro-régulateur.

Comme l'armement en lance-bombes varie avec le type de l'avion, il existe autant de poste électro-régulateur que de type d'avion de bombardement moderne.

Enfin, l'emploi d'un matériel électrique perfectionné pouvant amener des déboires, soit que ce matériel ne soit pas encore très au point, soit que le personnel chargé de le mettre en œuvre ait des défaillances, on a prévu un déclenchement mécanique, véritable déclenchement de secours du lance-bombes type S.

 

VARIÉTÉS DE LANCE-BOMBES TYPE « S ».

 

On peut trouver sur les avions modernes les variétés suivantes de L-B. Type S : 4 X 200, 5 X 200, 5 X 100, 7 X 100

 

Description générale d'une installation type « S ».

 

Une installation complète de lance-bombes type S, modèle 1932,, se compose des différents éléments suivants:

A. Lance-bombes proprement dit;

B. Guides de fusées et organes de protection;

C. Commandes normales et de secours;

D. Postes de commande.

 

  Fig 135. (3)

 

 

a.            Lance-bombes proprement dit et fixation.

 

Un lance-bombes type S, modèle 1932, se compose essentiellement des éléments suivants :

a. Échelle des poutrelles oscillantes ;

b. Échelles des appuis ;

c. Montants supports des déclencheurs auxiliaires.

a. Échelle des poutrelles oscillantes.

Deux montants verticaux (P), formés de profilés rivés, et comportant sur une de leurs faces une semelle en bois constituant glissière, sont reliés par des tubes entretoises horizontaux (Q) et constituent un ensemble rigide qui supporte les poutrelles oscillantes des mécanismes (c).

Les deux montants sont percés de trous (S) placés symétriquement par rapport à l’axe sur deux lignes verticales, de chaque côté du plan des tubes entretoises.

Les poutrelles des mécanismes oscillent entre les deux montants, également de part et d’autre de la verticale. Elles comportent chacune, en allant de l’avant vers l’arrière :

— un appui avant fixe (W) ;

— un déclencheur K.200, Modèle 1932, à commande électrique (T) comprenant un dispositif de commande mécanique à main (V) ;

— un appui réglable (U).

La symétrie de cet ensemble est telle que l’on peut accrocher indifféremment l’échelle des poutrelles oscillantes à droite ou à gauche de la case réservée aux bombes.

Dans les montants, les séries de trous placés vers l’extérieur de la case servent à la fixation de l’échelle, tandis que les trous situés vers l’intérieur reçoivent les boulons (B) maintenant les appuis de bois (A).

La fixation des montants de l’échelle se fait normalement en deux points : un à chaque extrémité. S’il y a intérêt, un troisième point de fixation peut être prévu vers la partie médiane.

Les ferrures doivent supporter avec le coefficient dix les charges de l’échelle.

Outre les appuis et les trous de fixation, les montants portent :

Pour le montant avant,

— à la hauteur de chaque poutrelle, les trous (C) en forme de boutonnière, nécessaires à la fixation du renvoi de poulie (F) ;

— à la partie inférieure, la fixation du dispositif support du treuil de hissage (L) ;

Pour le montant arrière,

— sensiblement à mi-hauteur, une plaque de bornage (0) permettant de raccorder le lance-bombes à la canalisation de l’avion. Cette plaque est normalement recouverte d’un capot.

 

b. Échelle des appuis.

 

Cette échelle est formée de deux montants en U ( C ) réunis par des entretoises (G).

Deux semelles en bois dur (D) sont fixées au moyen de boulons entre les ailes de l’U.

Une série de trous (J) sert à la fixation de cette échelle sur l’avion.

Cette échelle peut être mise à droite ou à gauche de la case réservée aux bombes. A cet effet, on peut intervertir les appuis de bois qui sont repérés « avant» et « arrière».

La fixation de cette échelle se fait par des chapes en U ou par des équerres. En général, l’effort demandé à ces ferrures est faible ; les appuis n’ayant d’autre but que celui de guider la bombe lors de sa chute.

c. Montants supports des déclencheurs des sécurités largables.

 

Les montants (K) sont formés de profilés en oméga fermés sur la base par une tôle plate rivée.

Sur l’une des faces latérales de l’oméga, ils portent :

1° La série des déclencheurs auxiliaires de sécurité largable (I). Ces déclencheurs à billes du modèle 1932 sont manœuvres électriquement par une bobine située à l’intérieur du profilé (commande normale) ;

2° Un bouton de manœuvre (H) permettant d’amener mécaniquement les déclencheurs à la position active ou inerte {commande de secours).

Sur l’autre face et à la même hauteur que le bouton de manœuvre, la plaque de bornage (M) qui permet de raccorder chaque montant aux canalisations de l’avion.

La fixation de ces montants sur l’avion se fait au moyen de boulons utilisant des trous choisis dans les rangées prévues à cet effet sur les côtés des poutrelles ; un minimum de quatre boulons convenablement répartis est indispensable.

Les deux montants doivent être mis du même côté de la case que l’échelle des déclencheurs.

Tous les organes précédemment décrits sont classés catégorie A, à l’exception des ferrures de fixation. Celles-ci doivent donc être montées en attente par l’avionneur.

 

b. Guide de fusées et dispositifs de protection.

 

Les protections faisant l’objet de ce chapitre doivent être montées entièrement par l’avionneur. Leur présence n’est pas absolument nécessaire et la réalisation présentée ici n’est donnée qu’à titre indicatif.

Guides de fusées.

Les fusées employées sur les bombes de 100 et de 200 kilogrammes sont protégées par un chapeau conique d’acier pesant environ 2 kilogrammes et qui, lors du largage actif de la bombe (fonctionnement normal) est projeté dans l’axe de la bombe et vers l’avant par un ressort.

Il est donc désirable de guider cette masse d’acier pour en assurer l’évacuation, et éviter la détérioration d’organes de l’avion se trouvant sur sa trajectoire. Une ferrure en V est représentée sur la planche III à titre d’exemple.

Protection de la cellule de renforcement de l’empennage (planche I, fig. 2).

La cellule de renforcement d’empennage des bombes de 100, 200 et 500 kilogrammes présente un bord tombé en tôle d’environ 1 centimètre de largeur. On doit donc éviter que, lors du largage d’une bombe dans des conditions défavorables, ce bord tombé ne vienne heurter et entailler une partie quelconque de l’avion.

A cet effet, une tôle (P) protège les longerons ou traverses que la bombe pourrait rencontrer dans sa chute.  

c. Commandes normales et de secours.

 

Dans l’installation de lance-bombes type S, modèle 1932, aucune liaison mécanique n’est à prévoir entre le poste de bombardier et les lance-bombes.

La mise des déclencheurs auxiliaires à « active » ou à « inerte », le tir des projectiles par salves, en traînée, ou coup par coup, se fait du poste de bombardier en manœuvrant les interrupteurs correspondants et en appuyant sur la gâchette du pistolet de tir.

Pour le chargement et le déclenchement de secours, les manœuvres se font sur le lance-bombes même. Aucune action n’est nécessaire au poste de commande.

L’avionneur doit prévoir, pour chaque lance-bombes type S :

1° Une canalisation de n + 3 fils (n étant le nombre de bombes pour lequel le lance-bombes a été étudié), allant du poste à la boîte à bornes de l’échelle des déclencheurs de chaque lance-bombes. Cette canalisation a environ 20 millimètres de diamètre ;

2° Une canalisation à deux fils reliant tous les montants des déclencheurs auxiliaires de tous les lance-bombes type S entre eux et au poste de commande ; cette canalisation a environ 10 millimètres de diamètre.

 

d. Poste de commande. (Voir plus loin)

 

Le poste de commande électrique du lance-bombes type S se présente sous différents aspects suivant l’équipement de l’avion en lance-bombes.

Il permet :

1° Le tir en traînée des bombes de 100 et 200 kg des lance-bombes type S ;

2° Le tir coup par coup de ces bombes ;

3° Le tir par salves des bombes des lance-bombes type S (une par lance-bombes) dans le cas où l’avion emporte plusieurs lance-bombes type S ;

4° Le tir coup par coup des bombes de 500 kilo des lance-bombes  G.P.U. ou / et T. G. P. U. ;

5° Le tir simultané de toutes les bombes des lance-bombes G.P.U. ou / et T. G. P. U.

 

2) LANCE-BOMBES EXTERNES :

 

Ces lances bombes étaient destinés à être montés sous les ailes ou le fuselage des appareils pour permettre l’emport de bombes de plus ou moins forte puissance qui ne pouvait être montés dans les soutes a bombes des appareils.

Les Lance-bombes monté sous les bombardiers étaient ceux décrit ci-dessous.

 

a)           Lance-bombes ALKAN Type T.G.P.U. (Très Grande Puissance Unitaire).

Modèle 1924, 1924 bis et 1925.

 

Ce lance-bombes extérieur est destiné au tir des bombes jusqu’à 500 kg.

Ces trois modèles de lance-bombes qui descendait des lances bombes type 1923 étaient identiques comme emploi et disposition des organes aux appareils précédents.

Ils ne différaient que par la nature des métaux employés et les types de bombes qui pouvaient être monté dessus.

Description l’appareil est constitué de :

- Une poutrelle.

- Un mécanisme principal de déclanchement.

- Deux mécanismes de sécurité largable.

- Les pièces d’appui.

- Les freins d’hélice.

- Le capotage.

- Les commandes.

La poutrelle :

La poutrelle et en acier (pour les modèle 1924-1924 bis) ou en duralumin (pour le modèle 1925), supporte les divers organes de l’appareil et se fixe directement sous l’avion, ailes ou fuselage.

Mécanisme principal de déclanchement.

Ce mécanisme est basé sur les mêmes pièces que les systèmes antérieurs, mais ces systèmes sont modifiés pour permettre l’adaptation d’un système de déclenchement électrique. Le levier de déclenchement porte une troisième branche sur laquelle pourra agir un électro-aimant. (fig. 44)

 

  Fig 136. (3)

 

 

Mécanismes de sécurité largable.

Identiques, ils sont placés, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière.

Ils se composent :

D’un crochet mobile autour d’un axe et commandé par une tringle actionnée par une biellette sur laquelle agit une bielle à excentrique. Cet ensemble est mis en mouvement par l’axe de commande du verrou came, lorsque le bombardier déclenche la bombe. (fig. 45)

            D’un extracteur coudé mobile autour d’un axe et dont le bec encadre l’extrémité basse du crochet ; il est maintenu dans cette position par un ressort de rappel.

            De deux flasques à galet fixés sur l’arbre de commande relié au poste de sécurité largable. Ces flasques sont montés un peu en arrière de la biellette et en sont tenus éloignés par un ressort de rappel. Ils sont commandés par le poste 4 S.L.

Les pièces d’appui, en tôle d’acier, sont boulonnées sur la poutrelle et portent à leurs extrémités un tube fileté dans lequel se visse une tige terminée par un sabot à rotule dont la position peut être fixée par un contre-écrou.

Les freins d’hélice des fusées constitués par deux tiges d’acier guidées par des axes à écrou à oreille, traversant la poutrelle. L’extrémité des tiges est coudée et peut se loger dans l’un des deux trous percés dans la poutrelle à des endroits judicieusement choisis. La position des freins d’hélice, variable avec la bombe employée, sera maintenue en bloquant les écrous à oreilles.

Le capotage protège les organes. Il est en 4 parties : une centrale à charnière est maintenue fermée par un ressort à lames ; elle recouvre le mécanisme principal. Deux extrêmes, (avant et arrière) maintenues  en place par des crochets à ressort se fixant sur une des entretoises de la poutrelle.

La quatrième partie est amovible et permet de placer le système électrique qui sera maintenu en place par la broche fileté qui fixait le capot.

Les commandes. L’axe de commande du verrou-came porte, à l’extérieur de la poutrelle un maneton qui est relié par un câble sous gaine au poste de commande de tir. Dans certains cas, il est interposé entre le lance-bombes et le poste, un relais d’amovibilité. Le poste de commande de tir constitué comme ceux vus précédemment, comporte 1, 2, …5,….8 leviers sur la même plaque support, suivant le nombre de lance-bombes qui peuvent armer un avion déterminé.

Le poste de commande 4 S.L (voir avec les poste de commande) page ….

 

Fonctionnement

 

Mécanisme principal de déclenchement fonctionne comme celui du lance-bombes précédents.

Mécanismes de sécurité largable.

L’axe de commande du verrou came entraîne en même temps l’excentrique qui chasse la bielle dont l’extrémité est reliée par un axe, à la biellette. Cette biellette est réunie à la tringle de commande par un axe. La tringle est axée à ses deux extrémités sur le crochet et un ressort de rappel les maintient normalement dans la position fermée, c'est-à-dire « active ».

La sécurité largable des fusées est reliée au crochet du mécanisme de sécurité largable par un petit câble d’acier terminé par un anneau accroché sur le bec et poussé vers le bas par l’extracteur coudé.

Pour déclencher la bombe « active » :

L’index du poste 4 S.L. est à la partie basse de la fenêtre, en face de « active », les flasques à galet sont éloignés de la biellette. En agissant sur le levier de déclenchement ; le verrou came prend la position haute et largue le projectile.

L’axe du verrou entraîne l’excentrique qui pousse la bielle ainsi que la biellette. Celle-ci pivote autour de son axe sur la tringle mais ne rencontre pas le galet ; aucun mouvement n’est transmis à la tringle, les crochets restant fermés, le câble se rend et rompt les fils de sécurité largable des fusées qui pourront s’armer pendant la chute de la bombe.

Pour déclencher la bombe « inerte ».

L’index du poste 4 S.L. est amené par rotation du volant sur la position haute en face de « inerte ». Le câble sous gaine déplace les flasques à galet et rapproche celui-ci de la biellette. Pendant l’opération de déclenchement de la bombe, l’excentrique et la bielle chasse la biellette qui rencontre à sa partie basse le galet. Celui-ci formant point fixe, la biellette transmet un mouvement de translation à la tringle qui fait pivoter les crochets ; les extracteurs coudés agissant sous l’action de leur ressort chassent l’anneau qui se décroche du bec.

La bombe est larguée avec ses fusées maintenues inertes par leur système de sécurité largable.

De plus un troisième mécanisme de sécurité largable est placé vers le centre de la poutrelle pour permettre son utilisation dans le tir des bombes en service dans l’aviation militaire et dans l’aviation maritime.

 

b) Lance-bombes pour engins éclairants :

 

Chaque appareil étaient équipé d’origine de 4 (deux sous chaque ailes) lances bombes type B.E. modèle 1933, destiné au lancement de bombes éclairantes, de plusieurs modèle.

 

  Fig 137. (3)

 

 Fig 138. (3)

 

 

Bombe Eclairante V.M.3.( Bombes Michelin).

 

GÉNÉRALITÉS (extraits de la notice)

 

Le lance-bombes type B.E., modèle 1933, pour engins éclairants a été conçu pour emporter :

— la  bombe  éclairante  Michelin  N° 3 (ou V.M. 3) (poids 13 kgs) ;

— la bombe éclairante modèle 1933.

Pour pouvoir s'accrocher dans l'appareil, ces deux bombes doivent être munies de ceintures spéciales dont le modèle est donné dans la présente notice.

Le lance-bombes est composé d'une poutrelle contenant un déclencheur spécial, dit «déclencheur K-10 3,E modèle 1933».

Le déclenchement normal de la bombe est électrique. Toutefois, un dispositif de commande mécanique effectue le largage total de tous les projectiles en cas de nécessité.

La poutrelle a été construite pour pouvoir facilement constituer, avec des poutrelles semblables, un ensemble rigide d'un nombre quelconque de lance-bombes. La liaison est faite par tubes profilés dans l'un desquels passe la commande de secours.

Les poutrelles sont munies d'appuis à l'avant et à l'arrière. L'appui avant est monté à ressorts, l'appui arrière est fixe.

 

DESCRIPTION DU LANCE-BOMBES.

 

On peut décomposer la description du lance-bombes type B.E. modèle 1933 en quatre parties principales. Ce sont :

1°         Poutrelle;

2°         Déclencheur ;

3°         Mécanisme  de commande ;

4°         Appuis et  frein d'hélice.

On terminera en donnant le détail des dispositifs d'assemblage avant et arrière, et le montage du dispositif d'accrochage des Bowden de commande.

1° Poutrelle.

 

 

  Fig 139. (3)

 Fig 140. (3)

 

La poutrelle est constituée par un U renversé (8) en duralumin (voir figure 77). Ce U est fermé dans  le bas par un  capot rivé (2).

La poutrelle porte de l'avant vers l'arrière divers organes qui sont :

a) 5 entretoises tabulaires, telles que (4), raidissant l'appareil et formant trous de fixation avant.

b) 1 grosse entretoise tubulaire (6) permettant le passage de la broche d'assemblage des poutrelles. Autour du trou ainsi ménagé, une pièce découpée (7) forme embase et maintient en place le tube profilé (1) lors de l'assemblage de plusieurs poutrelles.

c) 2 entretoises tubulaires (24 et 27) formant trous de fixation du déclencheur.

d) Le même dispositif qu'en b).

e) Aussitôt après l'entretoise précédente et toujours à l'intérieur de la pièce découpée (7) dépasse le bout d'arbre du dispositif de commande. Cet arbre est en forme d'olive tronquée et est muni d'une fente de tournevis. Cette extrémité est visible en (35) dans la figure 2.

f) Une seconde série de 5 entretoises tabulaires formant trous de fixation arrières, telle (15).

Le capot inférieur porte  de l'avant vers  l'arrière :

a) Un renfort portant 2 trous taraudés, et qui sert à la fixation du dispositif de frein de fusée.

Ce frein se compose d'un levier en forme de sabre articulé dans une chape venant se fixer sur le support précédent et terminé à son extrémité libre par une fourche venant emboîter l'axe de la fusée.

b) Les 4  trous de fixation  de  l'appui avant.

c) L'encoche (26)  de mise en place du  déclencheur.

d) Le renfort de fixation de l'appui   arrière.

e) Un renfort analogue au renfort avant et pouvant recevoir l'embase de frein de fusée.

 

2° Déclencheur

 

Le détail du déclencheur, dont l'ensemble est visible sur la figure78.

Il se compose de 2 flasques de tôle maintenant l'ensemble du mécanisme intérieur. Ce mécanisme comprend :

a) Un crochet (1) mobile autour d'un axe (2), relié par un ensemble de 2 biellettes (3) à un levier came (6). Ce levier pouvant tourner autour d'un axe (4) porte un bec s'appuyant sur une portée du levier de déclenchement (5) lorsque le déclencheur est à la position " armé ". Si la portée s'efface par rotation du levier de déclenchement, le crochet tombe et libère la charge.

b) Un levier de sécurité (9) équilibré par une masse à sa partie supérieure est entraîné par le piston plongeur (11) d'un électro (12). Dans son mouvement, le levier de sécurité assure deux fonctions successives :

— en premier lieu, il libère le levier de déclenchement maintenu auparavant bloqué par un bec s'appuyant sur la portée inférieure (10) du levier de sécurité.

— ensuite, il emmène lui même le levier de déclenchement en agissant par son doigt (8). Le levier de déclenchement s'efface et libère ainsi le levier came qui bascule et déclenche la charge du lance-bombe.

Dans la figure 3, les différentes pièces sont représentées en traits gras dans la position « enclenché » et en traits plus fins et ombrés dans une position intermédiaire avant l'ouverture totale.

Le levier de sécurité est rappelé à la position normale par un ressort.

Le levier came porte un renflement circulaire (7) centré sur l'axe de rotation et qui empêche le retour du levier de déclenchement, tant que le déclencheur n'est pas en position armée.

Cette disposition évite l'obligation de retenir à la main le levier de sécurité quand on procède au chargement.

Une canalisation électrique (28) passant dans un guide câble (36) assure la liaison du déclencheur aux broches d'arrivée du courant d'alimentation de lance-bombes, tout en permettant le démontage du déclencheur.

 

3° Mécanisme de commande. (Voir figure 79)

 

L'arbre de commande (35), dont les extrémités sortent de chaque côté de la poutrelle, porte un maneton (34) calé sur cet arbre et bloqué par une vis formant goupille.

Ce maneton emmène par l'intermédiaire d'un ressort (33), formant limiteur d'effort, la tige (32) qui porte à son extrémité le poussoir (31). Ce poussoir guidé par la pièce (30) attaque la partie supérieure du levier de sécurité du déclencheur, et entraîne le largage mécanique de la charge ; les différentes pièces fonctionnent de la même manière que lors du déclenchement normal

 

4° Appuis et freins d'hélice

 

L'appui avant est composé d'une pièce en U renversé d'angle très ouvert (22) emboîtant le corps de la bombe. Sur cette pièce sont rivés 2 tiges (21) coulissant dans une platine (20). La platine, lors du montage de l'appui sur l'appareil, est vissée sur les barrettes (3).

Les deux tiges pénétrant à l'intérieur de la poutrelle sont guidées à leur partie supérieure par une pièce spéciale (5) et repoussées vers le bas par des ressorts (19) introduits au moment du montage. Deux goupilles empêchent les tiges de quitter la platine.

L'appui arrière (14) est une simple pièce en V renversé et très ouvert, maintenue par quatre vis sur un renfort intérieur de la poutrelle.

Deux pièces en forme de chape, situées l'une à l'avant, l'autre à l'arrière, peuvent recevoir le frein d'hélice dont la fourche extrême maintient l'axe de l'hélice de la bombe lorsque celui-ci est en place.

 

5° Dispositif  d'assemblage

 

Le dispositif d'assemblage avant se compose (voir figure 2).

a) d'une broche (10) munie à l'une de ses extrémités d'une collerette (9) de forme et à l'autre d'un embout fileté (11). La longueur de cette broche dépend du nombre de poutrelles à assembler. Le serrage des poutrelles se fait à l'aide de l'écrou (17) appuyant par l'intermédiaire d'une rondelle de forme (16).

b) d'autant de tubes entretoises qu'il y a de poutrelles à assembler moins une. Ces tubes, du genre dit «torpédo», s'emboîtent exactement dans les pièces (7) plaquées sur le côté de la poutrelle. La longueur de ces tubes dépend de l'emplacement de deux poutrelles consécutives. Toutefois, elle ne doit pas être inférieure à 1 30 %, l'entraxe de deux poutrelles devant être au moins égal à 165 m/m (diamètre du projectile à emmener augmenté des jeux nécessaires).

Le dispositif d'assemblage arrière est identique au dispositif avant. Il comporte exactement les mêmes pièces, mais en plus comprend les tubes (12) de liaison des arbres de commande (35). Ces tubes, dont la longueur est inférieure de 18 m/m à celle des tubes entretoises (1) — tubes torpédo — sont munis à chaque extrémité d'une goupille diamétrale s'engageant dans la fente de tournevis de l'embout de l'arbre (35).

 

6°   Dispositif  d'accrochage  du Bowden de commande.

 

 

 

Fig 141. (3) 

 

 

Quand l'assemblage des poutrelles est effectué, il reste de chaque côté sur les poutrelles extrêmes, un embout d'arbre de commande.

Sur le côté de l'ensemble qui sera, lors du montage du lance-bombes sur l'avion, le plus près du poste de commande, il sera monté un maneton (5) (voir figure 4).

A cet effet, on plaque sur le côté de la poutrelle une tôle de forme (6) serrée sur la poutrelle par un boulon (10) passant dans le trou de fixation suivant immédiatement l'embout de l'arbre. Cette tôle est par ailleurs centrée par l'extérieur de la pièce (7) (figure 2) rivée sur la poutrelle.

La pièce de tôle (6) porte un boulon baril (9) recevant la vis creuse de réglage du câble de commande et les 2 pieds (3 et 8) servant à la fixation du capot.

Le maneton (5) monté sur l'embout porte à chacune de ses extrémités un moyeu attache-goupille de câble (4). Il est rappelé en arrière par un ressort (7). Le maneton peut être monté sur son axe dans un sens ou dans l'autre, le moyeu attache-goupille de câble se trouvant placé soit en haut, soit en bas.

Cette disposition permet la commande mécanique par l'avant ou par l'arrière du châssis et à cet effet le capot (1) porte deux échancrures telles que (2) permettant au maneton de se débattre dans ses deux positions.

 

Les postes de commandes :

 

Chaque type d’avion avait en parallèle des postes de commandes électrique et mécanique, en effet a cette époque l’utilisation de l’électricité dans les appareils étaient un peu limite, et avait parfois des problèmes du a l’électricité statique ou a des défauts d’isolement. Donc pour remédier à des problèmes éventuels, les postes de commande électrique étaient tous doublés par des postes de commande mécanique.

 

Le poste de commande 4 S.L.

 

Ce poste commande les flasques à galets du mécanisme de sécurité largable. L’axe de commande des flasques porte à l’extérieur de la poutrelle, un maneton qui est relié, par un câble sous gaine, au poste 4 S. L. Un poste 4 S. L. permet la commande de la sécurité largable de 4 lance-bombes.

Il se compose :

D’une plaque support, portant à sa partie avant un volant et un index qui se déplace dans une fenêtre verticale ; deux positions sont repérées : en haut « inerte » en bas « active ». A l’arrière de la plaque, l’axe du volant porte un pignon d’angle  sur lequel s’engrène un autre pignon à 90° solidaire d’une vis sans fin sur laquelle est monté un écrou qui peut se déplacer de bas en haut et haut en bas sans suivre le mouvement de rotation de la vis . Cet écrou qui porte l’index est guidé par deux tiges verticales et entraîne les grains des 4 câbles sous gaines qui le relient aux manetons de sécurité largable des lance-bombes. Quatre vis creuses permettent le réglage de la tension des câbles.

 

Le poste de commande D 4 pour les lance-bombes type D.

 

Généralités

 

Le tir « en traînée » (mode général de bombardement pour les bombes de petit calibre) exige un matériel qui permette le transport d’un nombre important de projectiles et leur déclenchement d’un nombre de salves déterminés dans des temps déterminés.

Il est donc nécessaire que les lance-bombes aient un organe de commande satisfaisant, en particulier, aux différentes conditions suivantes :

- Emploi facile pour le bombardement (diminution du nombre des poignées de déclenchement).

- Déclenchement soit complet, soit partiel du chargement (suivant l’importance des objectifs à battre).

- Déclenchement du chargement en des temps calculés (de manière à réaliser des longueurs convenables de traînée suivant les objectifs).

Le poste D.4 répond à ces différentes conditions.

On y remarque, en effet :

-    Un seul organe de déclenchement (réalisé par la poignée pistolet) ;

 

 

  Fig 142. (3)

 

 

 

- Un contrôleur de débit (permettant de tirer le nombre de salves estimées nécessaire, et de savoir après un déclenchement, le nombre de salves restant dans le lance-bombes).

- Un appareil spécial permettant de déclencher les différentes salves dans des temps déterminés (de manière à obtenir au sol les longueurs de traînée voulues).

La force qui provoque le déclenchement des mécanismes des lance-bombes est fournie par un accessoire du lance-bombes, le ressort moteur. Le poste D. 4 est l’organe qui permet ou nom à cette force d’agir.

Les 3 opérations permises par le poste D. 4 s’énumèrent donc, d’une façon simple :

1°) Tirer quand on le veut (tir).

2°) Tirer le nombre de salves que l’on veut (limitation) ;

3°) Ménager entre chaque salve les intervalles de temps que l’on veut (régulation).

 

 

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Published by aerophile - dans Armement
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:52

 

Réglage de la Synchronisation

 

Ce réglage se fait après avoir réglé les armes en hauteur et direction par un tir coup par coup.

La mitrailleuse DARNE ne peut tirer de rafales que moteur tournant puisque sa percussion est commandée par le moteur par l'intermédiaire du dispositif de synchronisation réglementaire.

Il n'y a pas de secteur de percussion comme pour les autres mitrailleuses du même type. On procède en 2 temps.

1. - Réglage de la course de la détente.

Brancher la tige oscillante et régler l'inclinaison du bras orientable pour que la poussée de la tringle d'accouplement s'exerce dans le plan de la détente.

Armer le chien en tirant le bouton d'armement à l'arrière et en le lâchant - après avoir pris la précaution d'enlever la bande de cartouches.

Visser plus ou moins les biellettes d'accouplement sur la tringle de manière qu'en tournant l'hélice dans le sens normal on ait une percussion vers le haut de la course du doigt mobile.

Répéter l'opération pour s'assurer que l'on a une percussion franchement à chaque fois.

Le réglage ne risque pas de se défaire quand les biellettes d'accouplement sont accrochées à la détente, mais ce risque est couru quand l'arme est enlevée pour être nettoyée car les biellettes restent pendantes.    

2. - Réglage du moment de la percussion.    

Agir sur l'accouplement des plateaux entraîneurs et entraînés pour obtenir la percussion 10° après le passage du bord de fuite de l'hélice devant le canon.

On obtient ainsi pour les longs feux une ouverture d'environ 150° puisqu'on ne peut avoir plus d'un coup par 1/2 tour.

Autant pour vérifier le fonctionnement de la synchronisation que pour ''asseoir " le réglage des armes, on peut tirer une centaine de cartouches par arme, moteur tournant. 

 

File2018 

  File2018-1

Caractéristiques des Armes Darne d'Aile Données numériques

 

L'arme d'aile DARNE est une arme de capot dans laquelle on a changé le porte-mécanisme puis substitue d'une part un guide-balle au boîtier de synchronisation et d'autre part un pontet portant détente, à la semelle d'attache.

Toutes les autres pièces sont communes aux 2 types d'armes.

Le porte-mécanisme reçoit sur son massif un percuteur qui - en fin de course avant- assure le départ du coup quand la culasse arrive à la fermeture.

Il porte en plus un obturateur de cran de gâchette dont le rôle sera expliqué au chapitre du fonctionnement.

Les données numériques intéressantes concernant ces armes sont rassemblées ci-après :

 

Cadence 900 à 1200 coups minute selon l'état de rodage.

Poids d'une arme .......................... 8,500 kg.

Encombrement de l’arme

 Longueur.......................................95 cm

 Largeur au bloc d'alimentation.... 8 cm

 Hauteur totale.............................  15 cm

Course du mouvement rectiligne d'armement...  12 cm

Effort moyen  nécessaire à l'armement ....... 12 kg

Force moyenne du recul................... .......... 12 kgs.

Poids d'une bande de 100 cartouches........... 3,200 kg

Longueur........................................................1,69 m

Longueur de la série à ne pas dépasser sans refroidir à l'eau.......100 coups.

 

Nomenclature et Description du Fonctionnement

 

Le fonctionnement de l'arme d'aile est dans l'ensemble analogue à celui de l'arme de capot.

De même, le fonctionnement de l'arme d'aile est absolument identique à celui de l'arme de tourelle.

SYSTÈME MOTEUR

(Voir arme de capot).

 

ALIMENTATION

Voir arme de capot, en ce qui concerne le bloc d'alimentation.

 

TRANSPORTEUR

Ne diffère de celui de l'arme de capot que par l'adjonction d'un obturateur sur le cran de gâchette (68) dont le rôle est le suivant:

La percussion ayant lieu automatiquement quand le porte-mécanisme arrive au bout de sa course avant, il faut retenir ce porte-mécanisme en arrière lorsqu'on veut cesser le tir.

Une cartouche est alors tenue par le transporteur et prête à être introduite dans la chambre puis percutée.

Cette cartouche rabat l'obturateur du cran de gâchette (68) et permet au cran d'armé du porte-mécanisme d'être arrêté parla gâchette (13).

Si au contraire une cartouche n'est pas dans le transporteur, le cran de gâchette non escamoté interpose son plan incliné devant le cran d'armé et empêche la gâchette de retenir le porte-mécanisme -celui-ci continue sa course en avant et vient prendre une cartouche sur la bande.

Que se passerait-il en l'absence de cet obturateur ?

Au début du tir la première manœuvre d'armement fait seulement avancer la bande sans mettre de cartouche dans le transporteur. En l'absence de l'obturateur, le cran de gâchette immobiliserait le porte-mécanisme en arrière. Il faudrait agir sur la détente pour obtenir un 2ème mouvement en avant qui permettrait de saisir une cartouche, puis faire un nouveau mouvement d'armement pour ramener le porte-mécanisme à son accrochage en arrière.

La manœuvre serait donc compliquée puisqu'il faudrait faire intervenir alternativement la poignée d'armement et la détente du tir.

Il est plus simple, grâce à l'obturateur de cran de gâchette, d'agir sur le levier d'armement pour armer et de ne presser sur la détente de tir uniquement que pour ouvrir le feu.

Pour les armes de tourelle on sait que l’on est prêt à tirer quand le porte-mécanisme reste à l'arrière puisque c'est la preuve de la présence d'une cartouche sur le transporteur.

Quand le bouton d'armement revient vers l’avant traduisant l'absence de cartouche sur le transporteur, on doit le ramener vers l'arrière puis le lâcher à fond de course AR et renouveler l'opération jusqu'à ce qu'il reste à l'armé.

 

SURETÉ

 

La sûreté est obtenue par le blocage de la détente au moyen d'un axe (16) que Ton fait tourner de 180°. Cet axe étant inaccessible dans l'armement d'aile, la sûreté est assurée par une crémaillère de retenue comme pour l'arme de capot.

 

Verrouillage et Percussion

Le verrouillage de la culasse mobile se fait automatiquement un peu avant la fin de la course avant du porte-mécanisme, afin de ne pas avoir de percussion avant fermeture.

Dès que la culasse mobile vient buter de l'avant contre la cartouche, sa partie arrière, soulevée par la rampe de verrouillage, vient s'appuyer contre le point d'appui de la boîte de culasse.

Grâce à la partie horizontale du massif prolongeant la rampe de verrouillage, le mécanisme peut poursuivre sa course en avant et provoquer la percussion tout en maintenant le verrouillage de la culasse mobile.

Il suffit d'établir une relation entre la longueur du percuteur et celle de la rampe horizontale pour se prémunir automatiquement contre les percussions avant fermeture.

Inversement, le retour en arrière du porte-mécanisme provoque en premier lieu le retrait du percuteur de la cuvette, puis le déverrouillage de la culasse mobile par action de la rampe de déverrouillage et son entraînement en arrière.

 

Extraction et éjection

 

Sur l'armement d'aile, l'éjection se fait à l'air libre et à "étuis et maillons perdus".

L'installation doit être telle que cette éjection puissante (les étuis sont projetés jusqu'à 10 mètres) ne puisse pas détériorer des parties de l'avion ou rebondir sur des mâts ou des croisillons.

Dans le cas d'éjection libre, on doit vérifier qu'aucun étui ou maillon éjecté ne risque de venir se coincer entre la partie fixe et la partie mobile de l'empennage horizontal.

 

Démontage et Remontage de l'Arme

 

Le démontage sommaire d’entretien et le démontage complet se font comme l'indique le chapitre relatif à l'arme de capot.

Le guide-balle, qui remplace le boîtier de synchronisation se démonte comme lui.

Le pontet, qui remplace la semelle d'attache, n'a pas besoin, normalement, d'être séparé de l'arme. Cette séparation se ferait facilement par coulissement en cas de besoin.

Lors de la remise en place du porte-mécanisme, il faut veiller à la bonne position de la culasse mobile et à celle du coulisseau comme cela à déjà été dit pour les armes de capot, mais il faut en plus appuyer sur la détente pour l'effacer du passage du porte-mécanisme.

 

Installation des mitrailleuses dans l'Aile

 

Disposition des armes

 

Les deux mitrailleuses sont placées de part et d'autre du plan de symétrie de l'avion, et incluses dans l'aile.

La fixation de chaque arme à l'avant est obtenue au moyen d'une bague dans laquelle s'enfile le canon et à l'arrière au moyen d'une chappe serrant la boite de la culasse.

Ces 2 supports sont fixés à 2 tubes parallèles entretoisant le longeron avant et le longeron arrière.

Les dispositifs d'armement, de sûreté, de commande et de détente sont portés par des chariots coulissants sur ces tubes.

En outre, le support avant permet le réglage de l'arme en direction, tandis que le support arrière permet son réglage en hauteur,

 

Armement et réarmement des armes

 

Ces opérations sont effectuées par traction à fond puis abandon des poignées placées devant le pilote : une poignée par arme.

Par l'intermédiaire d'un câble passant sur deux poulies de renvoi, chaque poignée actionne un chariot coulissant sur l'un des tubes-entretoises.

Ce chariot porte d'une part un tube recourbé entraînant le bouton d'armement de la mitrailleuse et d'autre part un doigt glissant contre une crémaillère.

Si l'armement n'a pas été fait à fond, la crémaillère accroche le doigt et empêche le porte-mécanisme de revenir à l'avant.

Cet accrochage, quand il est voulu, constitue la mise à sécurité de l'arme.

Quand la poignée d'armement a été tirée à fond, il faut l'abandonner pour que son retour en avant se fasse vivement sous l'action du ressort de rappel du chariot.

 

SÉCURITÉ

 

Comme il vient de l'être dit, la mise à sûreté de l'arme se fait par un armement à mi-course qui met le chariot d'armement en prise avec la crémaillère laquelle l'empê­che de revenir vers l'avant et de faire l'alimentation et la percussion. On s'assure que l'on est ''accroché" en constatant que la poignée d'armement reste pendante.

DÉTENTE

 

Le chariot de détente coulissant sur l'un des tubes-entretoises porte un doigt dont la section en U enveloppe la chaînette d'accouplement de la détente.

Le mouvement de ce chariot est commandé par un câble sous gaine aboutissant à la poignée de tir du manche à balai.

 

BOITES A CARTOUCHES

 

Les boites à cartouches sont incluses dans l'aile - vers le fuselage par rapport à l'arme.

La particularité de ces boîtes est que la bande au lieu d'être disposée en zigs-zags horizontaux est disposée en zigs-zags verticaux.

Autant pour retenir ces zigs-zags que pour empêcher la bande de sautiller pendant le tir, chaque boîte à cartouche est cloisonnée par des lames-ressorts.

La contenance de chaque compartiment est d'environ 17 cartouches.

Cette heureuse disposition permet la possibilité d'adapter une boîte contenant jusqu'à 1500 cartouches.

 

Opérations en service - Réglage Emploi

 

Réglage des armes et du collimateur

 

Le réglage de l'armement d'aile ne se fait pas différemment de celui de l'armement de capot.

On règle d'abord les armes et ensuite le collimateur.

En hauteur les armes sont réglées parallèlement à l’axe longitudinal de l'avion, ou convergentes sur un point de cet axe en avant de l'avion.

Les facteurs efficients sont la dispersion propre au type d'arme, compte tenu de son installation sur l'avion, et la distance de l'arme au plan de symétrie de l'avion.

Le collimateur est ensuite réglé d'après les impacts recueillis sur une cible à 50 mètres, en tenant compte de la flèche de la trajectoire à 50 mètres et de la distance du collimateur au plan des canons pour obtenir l’intersection de la trajectoire et de la ligne de visée à une distance choisie.

Il faut aussi vérifier :

La commande d'armement pour s'assurer qu'elle vient jusqu'à l'arme ;

La commande de tir pour réaliser le déclanchement simultané du tir des 2 armes.

Le pilote doit faire les manœuvres suivantes :

 

Avant la 1ère rafale

 

Armer 2 fois, c'est-à-dire : tirer la poignée d'armement à fond et l'abandonner chaque fois.

 

En cas d'enrayage

 

Réarmer une fois par la même opération que ci-dessus. Recommencer si le tir ne reprend pas.

 

Avant l'atterrissage

 

Mettre chaque arme à la sûreté en tirant la poignée d'armement à mi-course seulement; elle doit rester pendante.

Si la poignée d'armement revient vers l'avant c'est qu'on l'a trop tirée : l'arme est prête à tirer au lieu d'être en sûreté.

 

Description des Mitrailleuses de Tourelle

 

DONNÉES NUMÉRIQUES

 

Poids d'une arme.......................................................................... 8,500 kg

Poids d'un chargeur vide :………………………..…….................. 1,500 kg

Poids d'un chargeur chargé de 160 cartouches. ............. ............6,500 kg

Poids du jumelage sans chargeurs (y compris le sac récepteur). :... 22,500 kg

Poids du jumelage complet avec2 chargeurs de 160 cartouches :…. 35,500 kg

Distance entre les 2 canons. :…………………………………........7 cm

Distance de la carotte à la crosse (encombrement de la tourelle)….45 cm    

Encombrement du jumelage en état de tir :

Longueur de la crosse à la bouche du canon.....................................104 cm

Largeur totale avec 2 chargeurs en place...........................................72 cm

Hauteur y compris crosse et magasin : ………………………..........29 cm

Encombrement d'un chargeur :

Diamètre............................................................................................24 cm

Epaisseur…………………………………………………...............8 cm

 

Armes de Tourelle

 

Les armes de tourelle sont des armes de capot auxquelles on a changé le porte-mécanisme par un autre portant un percuteur, remplacé le boîtier de synchronisation par un guide-balle, et substitué une poignée pistolet à la semelle d'attache.

Cette transformation est celle que l'on fait également pour la mitrailleuse d'aile ; elle se justifie par la suppression de la synchronisation.

L'arme de tourelle et l'arme d'aile sont donc identiques et l'arme de tourelle comporte en plus:

- une poignée pistolet jointe au pontet ;

- un crochet pour immobiliser l’arme sur le jumelage ; ce crochet est vissé du côté de l'éjection dans le trou qui est sous le bloc d'alimentation.

 

Jumelage

 

Le jumelage, organe supportant les armes, est fait en tube d'acier de 2 cm de diamètre dont 2 tronçons assemblés par soudure autogène, forment un T.

La grande branche de ce T porte une ferrure percée de 2 trous dans lesquels on enfile le canon des 2 armes et une pièce rapportée qui comprend:

- 2 colliers semi-ouverts dans lesquels on place les canons ;

- la plaque support des porte-chargeurs ;

- le passage de l'extrémité articulée de la carotte;

- les cordes à piano. retenant les armes quand elles sont sur le jumelage

 

La petite branche du T sert de support aux deux crosses; celles-ci peuvent être plus ou moins écartées mais il n'est pas prévu d'allongement de la distance crosse-carotte.

 

Chargeurs

 

Ce sont des boîtes rondes en tôle d'acier munies d'un axe que l'on peut manœuvrer par une clé et d'une porte que verrouille une lame.

L'axe porte 2 ergots sur lesquels on accroche la bande à maillons.

La porte contient 2 lames ressort servant à retenir les dernières cartouches de la bande, ce qui empêche le déroulement de la bande quand le chargeur n'est pas sur l'arme.

Un poussoir, également solidaire de la porte, pousse dans le bloc d'alimentation les 4 cartouches contenues dans la porte lorsqu'on veut engager la bande dans l'arme.    

Les chargeurs ne sont pas interchangeables : il existe un chargeur droit et un chargeur gauche.

Leur contenance maximum est de 200 cartouches pour le type actuel.

Un cran les retient sur les porte-chargeurs, eux-mêmes consolidés par une bride de retenue contre les efforts du poids du chargeur et contre ceux du vent.

 

Sac récepteur d'étuis

 

Les maillons et les étuis sont récupérés au moment de l'éjection dans un sac récupérateur en toile fermé par une porte à bascule qui permet de le vider.

-la porte basculante est retenue par un cran s'engageant dans le cadre auquel elle est fixée par une charnière ; l'élasticité du cadre permet de dégager ce cran et d'ouvrir la porte.

-l’entrée du sac comprend une plaque percée d'un trou pour le passage de la carotte; le but de cette plaque est de recevoir les maillons éjectés et de les canaliser vers le sac récepteur, tandis que les étuis y sont projetés directement.

- une poignée terminée par un collier souple est reliée à la plaque précédente par 2 ressorts chargés d'appliquer le sac contre les armes pour éviter les fuites d'étuis ou de maillons.

Le collier souple de la poignée sert à enserrer le tube d'acier du jumelage et à maintenir le sac vers l'arrière.

En cas d'enrayage, si l'on veut accéder à l’une des boîtes de culasse, il faut dégager le collier souple du tube en faisant glisser la poignée vers la gauche puis en l'abaissant.

La contenance du sac récepteur correspond à un chargeur par arme, soit au total : 400 étuis et 400 maillons.

Il faut vider le sac lorsqu'on renouvelle les chargeurs.

 

Opérations à faire en service courant

 

Montage des armes sur le jumelage

 

En service courant ce montage est fait une fois pour toutes puisque les nettoyages usuels peuvent être faits facilement sans séparer les armes.

Les armes sont couchées sur le côté de manière à faire converger leur éjection vers le sac récepteur.

On monte une arme type droite à droite et une arme type gauche à gauche, en procédant comme suit :

- dégager la bride de retenue du porte-chargeur.

- présenter le canon devant le collier semi-ouvert à hauteur de la prise de gaz, celle-ci étant entre ce collier et la ferrure aux deux trous.

- engager le collier dans le canon semi-ouvert et faire glisser l'arme vers l'avant pour enfiler le bout du canon dans le trou correspondant de la ferrure avant.

Dans ce mouvement on bascule l'arme pour mettre sa poignée pistolet à peu près horizontale.

- achever ce mouvement de coulissement quand le crochet d'immobilisation arrive à hauteur de son passage devant le porte-chargeur.

- basculer la poignée pistolet et accrocher la corde à piano de retenue dans le crochet de l'arme.

- remettre en place la bride de retenue du porte-chargeur.

 

Chargement d'un chargeur

 

Préparer une bande de 200 cartouches à la main puis la passer à la machine à charger.

Ouvrir la porte du chargeur et noter que sa clé devant être tournée vers le tireur, on doit observer les précautions suivantes :

- accrocher la bande aux 2 ergots par le bout qui ne comporte qu'un anneau médian de maillon non pourvu de cartouche.

- présenter la bande de manière que le culot des cartouches soit du côté de la clé.

- enrouler la bande en tournant la clé dans le sens des aiguilles d'une montre pour le chargeur droit et dans le sens inverse pour le chargeur gauche.

Quand la bande est introduite dans le chargeur presque entièrement, refermer la porte et la verrouiller au moyen de sa lame.

Achever l'enroulement de la bande en glissant les 4 dernières cartouches sur les 2 ressorts de la porte; pour ce faire, il faut retirer vers la poignée de cuir le poussoir de la porte du chargeur, et passer 2 doigts dans les trous de la porte.

 

Mise en place d'un chargeur sur l'arme

 

Cette opération ne se fait qu'après avoir mis le jumelage sur la tourelle.

On présente le chargeur sur le porte-chargeur (pour éviter toute confusion, le chargeur et le porte-chargeur côté droit sont peints en vert, et en rouge ceux du côté gauche), en appliquant contre le bloc d'alimentation l'ouverture par laquelle apparaissent les 4 cartouches terminant la bande.

Il suffit d'appuyer sur la partie supérieure du chargeur pour le faire descendre : son cran vient alors sous le cliquet arrêtoir du porte-chargeur.

Une fois le porte-chargeur en place, il faut faire glisser le poussoir vers le bloc d'alimentation pour y engager la bande.

Bien que la précaution ne soit pas indispensable, il est préférable de ramener le poussoir à sa position primitive.

Il faut ensuite agir deux fois sur le bouton d'armement pour être prêt à tirer.

 

Mise en place du sac récepteur d'étuis

 

Cette opération se fait au moment où l'on dispose le jumelage sur la tourelle.

En effet, la carotte du jumelage doit être enfilée dans le trou de la plaquette du sac récepteur avant d'être mise dans la douille de la tourelle.

En saisissant la poignée du sac, on accroche le collier souple qui la termine au tube du jumelage.

 

Manœuvres que doit faire le mitrailleur

 

1. - Vérifier la fixation du sac récepteur d'étuis et de maillons.

2. - Fermer la porte à bascule du fond. Regarder si les ressorts de l'entrée ne laissent pas de chances de fuites aux étuis et aux maillons.

3. - Vérifier que les cliquets arrêtoirs retiennent les chargeurs (en essayant de soulever ceux-ci).

4. - Engager la bande dans le bloc d'alimentation par un mouvement à fond du poussoir et ramener celui-ci en arrière.

5. - Armer une fois pour s'assurer que la bande est en prise, c'est-à-dire tirer le bouton d'armement à fond en arrière, puis le lâcher.

En surveillant la bande pendant cette opération, on doit l’avoir avancer. S'il n'en est rien c'est que le poussoir n'a pas été manœuvré à fond. Refaire la manœuvre 4, et recommencer 5.

6. - Pour commencer le feu, il faut armer une 2èmefois en prenant toujours la précaution de tirer à fond le bouton d'armement qu'il ne faut jamais laisser revenir vers l'avant tant que la course arrière n'a pas été complète.

Le bouton d'armement reste alors à l'armé au bout de sa course arrière.

Il suffit de presser la détente pour déclencher le tir.

En cas d'enrayage, il faut   réarmer et reprendre le tir.

 

 

Copie de Copie de Deux mitr. Darne modéle 1929

 

IMPORTANT

 

Si le bouton d'armement reste au milieu de sa course, il faut le tirer toujours en arrière et ne jamais chercher à le pousser vers l'avant par petits coups de poing.

La mise à la sûreté de l'arme se fait en tournant de l'avant vers l'arrière le bouton de sûreté.

Ce bouton immobilise la détente.

La mise à sûreté ne peut se faire que si le bouton d'armement est au fond de sa course arrière. II faut donc commencer par l'y mettre.

L'enlèvement d'un chargeur et son remplacement se font sans difficulté surtout si l'on prend la précaution de tourner la tourelle pour présenter les chargeurs dans le lit du vent.

La manœuvre est possible avec une seule main passée dans la poignée de cuir, mais il est prudent d'opérer avec les deux mains ; on rabat la boucle du cliquet arrêtoir contre le chargeur et on soulève celui-ci par une légère rotation ayant pour point d'appui le bloc d'alimentation.

Aussitôt que l'on a renouvelé les chargeurs, il faut vider le sac récepteur.

Avant de changer un chargeur, s'assurer qu'il ne reste aucune cartouche ni dans la chambre ni sur le transporteur.

 

  File2016

 

 

 

 

 File2016-2

 

 

File1995

 

 

File1996

 

 

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  File2024

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Published by aerophile - dans Armement
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:52

Notice descriptive pour mitrailleuses d’aviation synchronisées tourelle aile.

File9178

 Saint-Etienne (France)

 

Modèle 1933

 

AVANT-PROPOS

 

Les avions de guerre comportent généralement deux armements distincts, suivant qu'ils sont affectés au Pilote ou à l'Observateur ; mais ces armements ont ceci de commun qu'ils doivent présenter les mêmes caractéristiques essentielles :

          Grand cadence, puissance d'alimentation et sécurité dans le fonctionnement

Le Pilote dispose des armes synchronisées ou de capot, tirant à travers l'hélice, et des armes d'ailes, fixées à demeure dans les plans de l'avion ;

          L'Observateur dispose des Mitrailleuses de Tourelle, orientables dans tous les sens et des Mitrailleuses de tir en retraite.

         On conçoit aisément que la capacité offensive ou défensive d'un avion donné est presque exclusivement fonction de la qualité des armes dont il est pourvu ; il est indispensable que les Mitrailleuses dont disposent Pilote et Observateur permettent un arrosage intensif et surtout ininterrompu : la puissance de l'alimentation devra donc être telle que l'on puisse employer des chargeurs contenant plusieurs centaines, voire même plusieurs milliers de cartouches, une interruption dans la continuité du feu due à un obligatoire changement de magasin entraînant fatalement la perte de l'équipage soumis au tir d'un adversaire non astreint à la même obligation.

 

Les Mitrailleuses DARNE, dont cette notice décrit le fonctionnement et l'emploi, remplissent entièrement les trois conditions fondamentales énoncées au début de cette préface; elles sont dotées d'une CADENCE très élevée : 1.000 à 1.200 coups par minute ; leur PUISSANCE D'ALIMENTATION est telle qu'elles peuvent être approvisionnées de bandes comportant jusqu'à 1.500 cartouches ; enfin, la suppression pratique des incidents assure la SÉCURITÉ DANS LE FONCTIONNEMENT.

 

File2017

   

CARACTÉRISTIQUES NUMÉRIQUES DES

 

Mitrailleuses DARNE.

 

La même arme peut servir de mitrailleuse de capot, de mitrailleuse d'aile, de mitrailleuse de tourelle.

          En mitrailleuse de capot, elle reçoit un boîtier de synchronisation à la partie supérieure de sa boîte de culasse et à la partie inférieure, une semelle d'attache.

         La transformation de l’arme de capot en arme d'aile ou de tourelle comporte :

             a). L'échange du porte-mécanisme nécessité par la différence des systèmes de percussion ;

             b) la substitution d'un guide balle au boitier de synchronisation.

 c). La substitution d'une poignée-pistolet à la semelle d'attache.

 

File2017-1

 

Il existe :

Une arme type droite, à bloc d'alimentation à droite et éjection à gauche.

Une arme type gauche, à bloc d'alimentation à gauche et éjection à droite.

Les armes sont marquées D ou G selon qu'elles sont droite ou gauche.

Cette indication est gravée sur la partie supérieure arrière de la boîte de culasse.

Les caractéristiques communes sont :

 

ARMES

 

Du type à emprunt de gaz - ressort récupérateur à boudin et ressort accélérateur dans la plaque de fermeture de la boîte de culasse.

ALIMENTATION

Par bande à maillons.

 

En raison de la grande force d'alimentation et de la cadence de la mitrailleuse DARNE, il faut employer des maillons DARNE crochetés et soudés en vue de ne pas s'ouvrir sous l'effort de traction auquel ils sont soumis pendant le tir.

EJECTION

Se fait du même côté pour les maillons et pour les étuis.

 

ARMEMENT DE L'ARME

 

Par déplacement linéaire d'un bouton d'armement.

 

Course du mouvement d'armement :….........12 cm

 

Effort moyen nécessaire à l'armement..........12 kg

 

Force moyenne de recul..................... .........12 kg

 

 ENCOMBREMENT DE L'ARME

 

Longueur..........................................................95 cm.

 

Largeur maximum (bloc d'alimentation)...........8 cm

 

Hauteur (avec le boîtier de synchronisation)…15cm

 

Poids................................................................ 8,500 kg.

 

Poids d'une arme de capot avec semelle intermédiaire, affût DARNE et dispositif

 

d'armement....................................................11,200 kg.

 

 ***************************

Nomenclature et Description du Fonctionnement de l'Arme de Capot

 

SYSTÈME MOTEUR

 

Le piston (79) est articulé au bout du porte-mécanisme (50) pour être plus résistant et dans l'impossibilité de se coincer.

           Les gaz agissent sur le piston en arrivant par la chemise de chambre à gaz (82) portant 4 évents percés suivant deux directions perpendiculaires et non dans le même plan.

           Dans leur mouvement de recul, le piston et le porte-mécanisme réalisent :

- la compression du ressort récupérateur (72);

- l'alimentation par action de la carne d'alimentation (70) et par celle du transporteur (60) 5

- le déverrouillage de la culasse (55) par action de la rampe de déverrouillage.

 

Dans le mouvement en avant se produisent :

- la détente du ressort récupérateur (72);

- la présentation, devant une nouvelle cartouche, du cliquet d'alimentation ;

- le verrouillage de la culasse, par action de la rampe de verrouillage.

 

L'extraction, l'éjection et l'armement du dispositif de percussion sont faits par la culasse et expliqués plus loin.

File2020

ALIMENTATION

 

       L'alimentation se fait au moyen d'une bande à maillons qu'entraîné un coulisseau dont le mouvement alternatif est commandé par la came d'alimentation.

       Le mécanisme du bloc d'alimentation présente successivement toutes les cartouches de la bande devant le transporteur.

      Le mécanisme du transporteur arrache la cartouche de la bande et la maintient jusqu'à l'introduction dans la chambre du canon.

       Ces deux mécanismes sont étudiés ci-après :

 

 BLOC D'ALIMENTATION

 

 II  existe un bloc d'alimentation à droite et un bloc d'alimentation à gauche.

            La came d'alimentation (70) comprend deux petites cames ou bossages A et B.

            Dès le départ du coup, l'ensemble piston-transporteur recule et arrache une cartouche de la bande.

Pendant cette phase, la bande ne doit pas avancer afin d'éviter la déformation de la cartouche. Cette phase correspond au temps que met le bossage B à venir en contact avec la petite bielle ; ce basculement entraînant celui de la grande bielle (30), provoque le déplacement du coulisseau (33). Le profil de la petite bielle est déterminé pour la soustraire à l'action de B à la fin du mouvement tout en lui permettant de subir l'action du bossage A,-plus large que B,- lors du retour du piston vers l'avant.

Le coulisseau porte un cliquet à ressort (34) qui entraîne la bande pendant que s'efface le cliquet arrêtoir également à ressort (42).

Lors du mouvement de retour du coulisseau, le cliquet arrêtoir maintient la bande et c'est au tour du cliquet entraîneur de s'effacer sous les cartouches pour revenir en position de départ sous la cartouche suivante.

Pour diminuer l'effort d'entraînement de la bande et prévenir l'accrochage de griffes des maillons, la bande est soulevée par glissement des étuis sur une corde à piano - pont du bloc (36) - et des balles sur une pièce guide (arrêt-avant de cartouche N° 37).

En fin de mouvement du coulisseau, la cartouche est amenée sous une languette faisant ressort en même temps qu'elle vient buter par son étui sur un coude de la corde à piano et par sa balle à l’extrémité de la pièce-guide.

De cette manière on assure la bonne présentation de la cartouche devant le transporteur en même temps que l'on évite un déplacement de la cartouche sous le choc produit par les griffes du transporteur s'écartant pour saisir l'étui.

Lors de ce choc, le maillon empêche la cartouche d'être poussée en avant.

La mise en place de la bande se fait sans difficulté : il suffit de l'introduire dans le couloir d'alimentation et de la pousser jusqu'à ce que l'on entende le déclic au cliquet entraîneur.

Il faut présenter la bande avec un côté ' 'double anneau" du maillon en avant et garni d'une cartouche afin d'assurer le travail du maillon dans les meilleures conditions.

L'introduction d'une cartouche dans la chambre est obtenue par deux armements successifs au début du tir: le premier armement entraîne la bande et amène la première cartouche en place afin qu'elle puisse être saisie par le transporteur ; le deuxième armement correspond au transport de cette cartouche de la bande à la chambre.

Noter que l'armement oblige à tirer le porte-mécanisme vers l'arrière et à le lâcher pour permettre au transporteur d'atteindre la cartouche avec une énergie suffisante pour vaincre la résistance qu'offrant les branches du transporteur en s'écartant pour saisir l'étui.

Il ne faut donc jamais accompagner le bouton d'armement en avant.

Le retrait de la bande comprend les mouvements suivants :

1° - Faire les mouvements d'armement presqu'à fond et maintenir le bouton d'armement dans cette position : on a entraîné la cartouche en prise et libéré ainsi la bande du mécanisme de l'arme,

2° - Dégager le cliquet arrêtoir en le faisant tourner pour l'amener sur son plot de repos qui le maintient soulevé.

3° - Faire pression sur le levier du cliquet entraîneur pour l'effacer sous la bande et tirer celle-ci en même temps.

 

En cas d'arrêt de tir, il suffit d'armer une seule fois car la bande est déjà en place. 

 

File2015

Dessins reprentant l'utilisation envisagé de mitrailleuses DARNE sur le Dewoitine D.790    


 

 

MÉCANISME du TRANSPORTEUR. 

 

Quand le porte-mécanisme (50) est à fond vers l'avant les griffes du transporteur (60) enserrent l'étui d'une cartouche et le guignol (67) est effacé sous l'étui qu'il tend à soulever.

Dans le mouvement de recul qui suit le départ d'un coup, le transporteur arrache une cartouche à la bande et le guignol sollicite celle-ci vers le haut sous l'action du ressort de transporteur (61).

L'axe d'abaissement (2) maintient cette cartouche abaissée jusqu'au moment où la cartouche percutée extraite de la chambre est éjectée.

Sous l'action du guignol, la cartouche est alors pointée vers le haut en position de déchargement et le guide-balle limite son mouvement vers le haut l'empêchant de sauter hors du guignol. A ce moment le porte-mécanisme arrive au bout de sa course arrière, il rebondit sur l'accélérateur(7) et repart en avant.

Au moment où le mécanisme arrive en fin de coursé arrière, le culbuteur (64) rencontre l'ogive du guide-ressort (73); la rampe de l'ogive soulève le culbuteur(64) qui pousse en avant la rampe mobile (66) laquelle vient s'appuyer contre le culot de la cartouche pour s'opposer à tout déplacement de celle-ci vers l'arrière.

Au moment du retour en avant, la rampe mobile revient en arrière par inertie et libère le culot en vue du basculement de la cartouche au moment de son introduction dans la chambre du canon.

Quand la cartouche pénètre dans la chambre, l'axe d'abaissement (2) retient le guignol dont le point de contact avec la cartouche est reporté en arrière ; on accroît ainsi le bras de levier de l'effort de basculement supporté par la balle venue au contact de la partie supérieure de la chambre.

Sous cet effort de basculement, la cartouche est extraite des griffes du transporteur et poussée dans la chambre par la culasse dont l'extracteur s'engage dans la gorge du culot. 

 

Verrouillage et déverrouillage de la culasse.


Le massif du porte-mécanisme porte deux rampes sur lesquelles s'appuient les surfaces correspondantes de la culasse.

La rampe intérieure sert au verrouillage de la manière suivante :

La culasse arrivant en position de fermeture est arrêtée dans sa course avant par la cartouche introduite dans le canon ;

- le porte-mécanisme continuant son mouvement vers l'avant, soulève l'arrière de la culasse jusqu'à amener sa tranche postérieure en contact avec le coin d'appui de la boîte de culasse.

Le déverrouillage est réalisé par la rampe supérieure du massif qui, dans son mouvement arrière, abaisse la culasse, la dégage du coin d'appui et permet son entraînement vers l'arrière par le porte-mécanisme. 


EXTRACTION et EJECTION 

 

Au moment de la fermeture de la culasse, l'extracteur est introduit en force dans la gorge de la cartouche.

Cet extracteur et le bord de la cuvette suffisent à maintenir l’étui solidaire de la culasse au moment de son extraction de la chambre lors du retour en arrière de tout le mécanisme.

La culasse porte sur l'un de ses côtés, 3 rampes dont celle du milieu correspond au temps d'extraction, puis la rampe arrière attaque le talon de l’éjecteur qu'elle fait basculer et le bec de l’éjecteur s'engage dans son logement pour attaquer l’étui par sa face arrière et le projeter d'un vif mouvement de basculement sur le côté de l'arme. 

 

Dispositif de percussion et de synchronisation 

 

Celui-ci est commandé par le dispositif réglementaire installé sur tous les avions de chasse actuels (plateaux à trous, boîte de synchronisation et tige oscillante) sans aucune modification.

Le mode de synchronisation adopté consiste à ne permettre qu'une percussion pour une montée du doigt poussoir- c'est-à-dire une percussion par demi-tour.

Le doigt poussoir faisant saillie à chaque demi-tour, ne provoque de percussion que si Parme est réellement prête à tirer. On remarquera en effet que la gâchette de sécurité ne libère le chien que sous la poussée de la culasse venant en position de fermeture et jusque-là, la gâchette est maintenue effacée vers le bas, soustraite à l'action du talon de la détente actionnée par le doigt poussoir et la tige oscillante.

La pédale du ressort de percussion (207) agissant à la façon d'un excentrique tend le ressort lorsqu'il est en service et permet au contraire de le détendre lorsque l'arme est en période de repos.

Le ressort est bandé quand sa pédale est couchée contre lui ; il est au repos quand sa pédale lui est perpendiculaire (c'est-à-dire levée vers le haut).

Une sûreté (211) rend impossible toute percussion lorsqu'elle est rabattue vers l'avant. Son action est double : d'une part elle immobilise le chien et d'autre part, elle efface la gâchette et la soustrait à l'action de la détente.

Pour tirer, il faut donc que la sûreté soit abaissée et que la pédale du ressort de percussion soit rabattue vers l’arrière.

On remarquera que la gâchette de sécurité empêche le départ d'un coup avant fermeture de la culasse, que l'on agisse ou non sur la détente, puisque la gâchette de tir est alors effacée devant la détente.

De même, la chandelle empêche toute percussion, prématurée ou non commandée, qui se produirait si le percuteur restait saillant dans la cuvette par suite d'encrassement. En effet, en revenant vers Pavant, la chandelle bute sur le chien qui la rejette en arrière en l'obligeant à retirer le percuteur de la cuvette.


Démontage et remontage de l'Arme. 

 

L'emploi de la mitrailleuse DARNE ne comporte aucun réglage de ses organes, pas même celui du ressort récupérateur.

L'entretien se borne donc à vérifier - au cours des nettoyages - le bon état des diverses pièces, principalement :

- du percuteur,

- de l'extracteur et de l'éjecteur,

- du ressort récupérateur,

- de la chemise de la chambre à gaz.

On peut donc distinguer le démontage sommaire d'entretien qui donne aisément accès aux pièces ci-dessus et le démontage complet.

Seul le premier - d'ailleurs très simple - doit être fait par les soldats armuriers. Le second, plus compliqué, requiert l'expérience d'un gradé.


Démontage sommaire d'entretien.


Ce démontage est le  plus courant car il permet de vérifier le percuteur, l'extracteur, l'éjecteur, le ressort récupérateur.

1° - S'assurer que le bouton d'armement est en avant (arme désarmée).

Pousser le manche du guide du ressort d'abord vers l'avant puis vers le haut pour l'immobiliser dans les rainures de la boîte de culasse.

Faire glisser la plaque de fermeture vers le bas et remarquer, pour pouvoir la remettre en place convenablement, que sa partie supérieure porte une rainure qui n'existe pas à sa partie inférieure - le ressort accélérateur est au-dessus du goujon de la plaque de fermeture.

2°. - Faire une légère pression en avant pour dégager vers le bas avec la main droite le manche du guide du ressort qui vient de lui-même vers l'arrière sous l'action du ressort récupérateur.

Il est prudent de retenir avec le pouce de la main gauche le guide du ressort pour l'empêcher d'être projeté par le ressort récupérateur.

Retirer le ressort récupérateur et le guide.

3° - Tirer vers l'arrière le bouton d'armement pour sortir le porte-mécanisme et le piston - en tenait l'arme droite pour permettre le libre mouvement du coulisseau.

 

Séparer la culasse mobile du massif du porte-mécanisme, enlever le percuteur. 

 

Sortir le boîtier de synchronisation

 

(pour les armes de capot seulement)

 

Cette opération est avec la précédente la seule à faire en entretien courant; elle permet de nettoyer au pétrole et d'huiler les parties essentielles du boîtier de synchronisation sans le démonter ; cette opération rend plus visible l'éjecteur qu'on doit démonter seulement s'il est reconnu en mauvais état. Le boitier de synchronisation peut être sorti sans démonter le porte-mécanisme.

1° - Dégager à la main, ou avec un tournevis si c'est nécessaire, le frein coudé d'axe d'abaissement en le faisant tourner de 90° puis le retirer vers la gauche.

 

Ce frein est toujours sur la flasque gauche de la boîte de culasse.


Remarquer le méplat de la partie freinée tandis que la partie introduite dans le boîtier de synchronisation est ronde.

Basculer le boîtier de synchronisation en soulevant sa partie avant jusqu'à lui donner une inclinaison de 45°.

2° - Retirer l'axe arrière du boîtier de synchronisation en le rabattant vers le bas puis le tirant vers la droite. Soulever le boîtier.

 

Dévisser le canon et démonter la chemise de chambre à gaz. 

 

Ces opérations seront aussi rares que possible pour éviter l'usure ou le matage des filetages. Pour la prise de gaz en particulier, on pourra attendre que se manifestent des défauts de poussée; l'expérience a montré la possibilité de tirer 5.000 cartouches sans nettoyage de cette partie.

Nettoyage et graissage seraient à faire si l’on envisageait une longue période de repos pour l'arme.

1° - Dégager la clé de cylindre à gaz en abaissant légèrement sa partie avant puis en la faisant tourner de 90° vers la gauche. Remarquer que la chemise de chambre à gaz n'est pas freinée.

2° - Se servir du trou rectangulaire de la clé de cylindre à gaz pour dévisser la chemise de cylindre à gaz.

Au bout de 4 tours la chambre à gaz coulisse le long du canon et laisse apparaître l'évent conique du canon.

Achever de dévisser la chemise pour en nettoyer les évents.

3° - Dévisser le canon en le tournant de 3 tours à gauche.

Il est possible de dévisser le canon sans démonter la chambre à gaz, ou de démonter la chambre à gaz sans dévisser le canon, selon ce que l'on désire faire. 

 

Remontage 

 

II ne présente pas de difficulté particulière en faisant les opérations précédentes dans l'ordre inverse.

L'introduction du porte-mécanisme dans la boîte de culasse ne se fait bien que si l'on observe les précautions suivantes :

a) Vérifier que la culasse mobile n'est pas relevée par sa rampe de fermeture car elle viendrait buter contre la partie supérieure de la boîte de culasse. Vérifier également que la chandelle est bien engagée dans le percuteur.

b) Placer le coulisseau de façon qu'il sorte du côté d'éjection.

 

Pousser à fond le porte mécanisme et mettre en place le ressort récupérateur en poussant le manche du guide de ressort jusqu'à sa rainure d'arrêt.

Mettre la plaque de fermeture en place et ramener en arrière le manche du guide de ressort.

Après le remontage; ne pas omettre défaire partir le coup pour débander le ressort de percussion.


Démontage complet et remontage

 

(A faire par un gradé et seulement pour l'échange d'une pièce défectueuse).

 

1. - BOITIER DE SYNCHRONISATION

 

(modèle unique pour arme D ou G)Le démontage du boîtier de synchronisation est plus facile quand le chien n'est pas à l'armé. En conséquence il vaut mieux séparer le boîtier de synchronisation de l'arme avant d'avoir sorti le porte-mécanisme.

 

1. - Sortir le boîtier de synchronisation de l'arme comme on vient de l'expliquer pour le démontage sommaire.

2. - Mettre au repos le ressort de percussion en relevant sa pédale.

3. - Abaisser sans le retirer l'axe du chien qui sert de frein à d'autres axes.

4. - Avec le tournevis de la clé de cylindre à gaz, ou avec un tournevis ordinaire, retirer l'axe de détente et la détente.

5. - Retirer de même l'axe de gâchette de tir et la gâchette.

6. - Retirer de même l'axe de la sûreté et la sûreté.

7. - Retirer l'axe du chien et enlever le chien.

8. - Le ressort de percussion glisse vers l'arrière ; repérer le grain qui détermine sa partie arrière et la rainure dans laquelle il s'immobilise.

9. - L'axe de la gâchette de sécurité est maté ; on n'enlèvera celle-ci seulement en cas de nécessité absolue en opérant comme suit :

- limer l'une des extrémités matée pour pouvoir sortir l'axe.

- introduire une corde à piano dans le trou du boîtier, de manière à donner un appui à la lame d'un tournevis avec laquelle on soulève le ressort de la gâchette de sécurité pour dégager celle-ci et pour retirer son axe plus facilement.

10. - Enlever le guide-balle à la partie inférieure du boîtier.


Remontage


On suppose la gâchette de sécurité en place.

1. - Remonter la gâchette de tir en vérifiant qu'une des branches du ressort qui est devant elle s'engage bien dans son logement.

2. - Remonter la détente en remarquant que son axe en U comprend une grande branche qui se met en place en bas et une branche plus petite qui est introduite en haut et sert de butée à la détente.

3. - Remonter la sûreté.

4. - Introduire par l'arrière du boîtier le ressort de percussion dont on engage le grain dans son logement.

5. - Présenter par dessous le chien dont on accroche la chaînette au ressort de percussion ; vérifier que le grain du ressort de percussion est toujours en place ; appuyer le chien sur une table pour l'amener en prise avec la gâchette de sécurité.

6. - Monter le guide-balle.


2. - BLOC D'ALIMENTATION


 

1. - Commencer par enlever la plaque de fermeture de la mitrailleuse et le porte-mécanisme comme il a été dit au démontage sommaire.

2. - Ouvrir le dessous du bloc d'alimentation en faisant basculer la plaque couvre-bielle après avoir fait tourner son ressort de retenue de 90°.

3. - Enlever la bielle articulée qui apparaît.

4. - Retirer le coulisseau du côté éjection (forcer un peu pour effacer le cliquet entraîneur).

On peut alors vérifier le bon état du ressort du cliquet entraîneur.

5. - Dégager le ressort arrêtoir du corps de cliquet de retenue en le faisant passer au-dessus de son frein et en le rabattant de 90U contre la partie avant du bloc.

6. - Retirer le levier du cliquet arrêtoir en le tirant vers le haut par ses deux extrémités en s'aidant au besoin d'une lame de tournevis introduite sous la partie avant levier, près de son axe.

7. - Dégager le plafond du bloc en le faisant glisser vers l'avant, en le frappant à petits coups de manche de tournevis.

8. - Le guide-arrêtoir de balles ne peut s'enlever qu'après dévissage du canon. 

 

Remontage 

 

Celui-ci se fait sans difficulté par les mêmes opérations en sens inverse ; on veillera simplement à mettre le coulisseau en place en l'introduisant par le côté alimentation pour faciliter l'effacement de son cliquet.


3. - PORTE-MÉCANISME


1. - Commencer par le retirer de l'arme suivant la méthode du démontage sommaire.

2. - Soulever la partie arrière de l'enclume au moyen d'un tournevis appuyé sur l'axe arrêtoir.

3. - Basculer l'enclume vers l'avant avec la main droite pour dégager le transporteur que l'on retient avec la main gauche.

Enlever l'axe de l'enclume.

4. - Retirer la chandelle en enlevant son axe.

5. - Retirer le transporteur en le dressant, par rotation de sa partie arrière, perpendiculairement au porte-mécanisme puis en le tirant vers l'arrière. Il est inutile de démonter le transporteur.

6. - Pour retirer le piston il faut se servir du tournevis de la clé de cylindre à gaz et l'introduire dans la fente de la came d'alimentation pour Sa dégager de sa pédale et de son cran de retenue en même temps que l'on chasse cette came vers l'avant par petits coups de massette pour l'élever en la faisant glisser sur le plan.

Retirer le piston en le faisant tourner sur lui-même de 90°.

 

Remontage

 

Procéder en sens inverse, en veillant particulièrement à la bonne mise en place du transporteur car il peut arriver que son axe ne soit pas engagé dans l'encoche: il en résulterait pour les armes d'aile et de tourelle l'inefficacité de l'obturateur du cran de gâchette. 

 

File9179

 

 

AFFUT DARNE 

 

La Maison DARNE a mis au point un affût qui :

- prévient contre les fausses manœuvres,

- sert de sûreté,

- sert de support réglable.

Il comporte à l'arrière un axe pour fixation de la semelle d'attache de l’arme ; à l'avant une bague enserrant le canon et réglable en hauteur et direction ; une poignée d'armement portant, d'une part une came chargée d'entraîner le bouton d'armement et d'autre part un doigt qui glisse contre une crémaillère.

La sûreté de manœuvre est obtenue automatiquement comme suit :

La came a pour rôle de lâcher le bouton d'armement seulement au bout de la course arrière et de lui permettre son retour en avant.

Dans ce but, elle porte une rampe qui provoque son abaissement lorsqu'elle vient glisser sur la butée.

Le doigt glissant contre la crémaillère est toujours en prise tant que la manœuvre n'est pas faite à fond ; ii est donc impossible de revenir vers l'avant sans une manœuvre complète.

La crémaillère est rivée sur une rampe souple qui lui permet de s'écarter du flasque pour laisser le doigt revenir vers l'avant après une manœuvre d'armement. Le doigt fait donc le tour de la crémaillère.

La mise à la sûreté de l'arme peut se faire en armant à moitié, ce qui arrête le doigt sur l'un des crans de la crémaillère (sans compter la possibilité de manœuvrer le doigt de sûreté de l'arme).

La manœuvre se réduit, pour le pilote, à tirer la poignée d'armement jusqu'à ce qu'elle puisse revenir vers l'avant et il peut la lâcher ou l'accompagner sans qu'il en résulte aucune conséquence; il doit simplement constater qu'elle peut revenir vers l'avant, sinon il doit la tirer davantage en arrière.

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:42

    Les mitrailleuses d’Aviation “Darne”.


 

Par Jacques Moulin 2011.

     

 

Apparemment les mitrailleuses « Darne » intéressent beaucoup de monde et comme j’ai de la documentation sur cette mitrailleuse qui fut un peu délaissée je vous en fais profiter.

File9179

 

 

Page-13.jpg

 

     

LES ÉTABLISSEMENTS DARNE

  

(Extrait d’une notice émanent de la société Darne sur les fusils de chasse datant de 1955)

 D’une conception absolument nouvelle, les Armes de chasse fabriquées par les Etablissements DARNE ont été inventées, perfectionnées, brevetées, par M. Régis Darne. Elles se sont imposées d'elles-mêmes, chacune faisant sur le terrain de chasse, un véritable prosélytisme. (…)

A la fondation en 1881, le personnel (Cadres et Ouvriers) était de 4. En 1895, il était de 25. Dix ans après, de 50. En 1914, de 100. En 1925, de 125. En 1955, il est de 230.

Près de 100 sortent de notre propre Ecole d'Apprentissage. Près de 50 se sont vu décerner la Médaille d'Honneur du Travail.

En 1915, le Gouvernement Français ayant demandé à l'Industrie Française d'assurer dans des délais d'urgence, la fabrication en série de mitrailleuses d'Aviation d'invention anglaise, seul, M. Darne (1) avait osé entreprendre cette fabrication complexe et délicate, dont la mise en œuvre était réputée demander de très longs délais. Il avait ainsi pourvu, par les moyens les plus rapidement improvisés, à l'armement des Avions Français.

Au cours de la fabrication, ayant compris la nécessité d'apporter à l'arme automatique de guerre, bien imparfaite, les mêmes profondes réformes qu'il avait apportées à l'arme de chasse, il y avait rencontré le même succès : la Mitrailleuse DARNE, adoptée par plusieurs Gouvernements, s'est imposée malgré les concurrences les plus puissantes.

En France, elle a été adoptée pour armer l'Aviation de la Marine de Guerre. En mai 1940, elle a eu l'honneur d'être citée à l'Ordre de la Nation, pour l’excellence de ses services et l'abondance ultime donnée à la production. Le 18 juin 1940, les Etablissements DARNE choisirent spontanément de rendre inutilisables, ou d'anéantir les outillages spéciaux de cette fabrication.

Depuis, ils consacrent leurs puissants moyens industriels, constamment rénovés, au perfectionnement et à la fabrication des seules Armes de Chasse.

 

(1) Il semble que cela soit un peu exagéré, d’autres prototypes parfois assez prometteurs furent présentés mais non suivit.…


 Mi Darne sur V-156

          Montage d'une mitrailleuse DARNE modéle 1933  en tourelle sur Chance-Vouht 156 de l'Aeronautique Navale française, ce montage était équipé d'un système de visée avec une palette qui modifie le point de visé en fonction du vent relatif. .

 

 

Commentaire de Jean CUNY sur les mitrailleuses DARNE.


« A l'issue de la première guerre mondiale, l'armement des chasseurs français consistait en deux mitrailleuses Vickers de 7,7 mm qui furent conservées sur tous les types de monoplaces jusqu'en 1934. En 1918, ces armes étaient pourtant déjà jugées périmées, avec leur poids de 18 kg et leur cadence de tir n'excédant pas 550 coups par minute. Le programme élaboré par la Section Technique de l'Aéronautique Militaire avant la -fin de cette guerre demandait aux -futures mitrailleuses d'être capables de tirer 2.200 coups par minute tout en n'excédant pas un poids de 12 kg (exigence précise : 1.100 coups par 6 kg).

Un certain nombre d'armes très avancées avaient alors atteint le stade des essais :

            - mitrailleuse Chambon (2 tubes, mue par le moteur) ;

            - mitrailleuse Jossand (3 tubes, mue par le moteur) ;

             - mitrailleuse Laribe (7 tubes alimentés par chargeurs successifs de 7 coups groupés en bandes).

             - mitrailleuse Outra (1 tube, alimenté par barillet).

         La paix revenue, un souci d'économie fit abandonner, puis oublier des armes dont les principes de fonctionnement furent repris pour certaines des plus brillantes réussites d'aujourd'hui (canons bitubes Hugues, canons multitubes Vulcan, canons à barillet Mauser, DEFA, etc.). Il fallut donc se contenter de la Vickers puis, plus tard, d'une arme purement française essayée en 1918 : la Darne de conception classique. (…)

« Dessinée d'origine pour une adaptation aisée (à divers types de munitions, la Darne fut rapidement modifiée pour tirer la nouvelle cartouche de 7,5 mm, mais elle se heurta alors à la concurrence d'armes nouvelles spécialement conçues pour l'utiliser.

En attendant, la Darne modèle 1919 fut adoptée comme mitrailleuse d'« appoint » et achetée en quantités relativement faibles. Nombre d'avions de cette période furent équipés pour recevoir, à la demande, deux Darne tirant hors du champ de l'hélice pour renforcer la paire classique de Vickers synchronisées (chasseurs Dewoitine, Wibault, Gourdou-Leseurre, etc.). Ceci ajoutait 2.400 ou 2.600 c/mn aux 1.100 permis par les Vickers seules, donc triplait la puissance de feu. Cet avantage ne semble pas avoir beaucoup impressionné les tacticiens de l'époque car les Darne ne furent que rarement installées en unités.

Après avoir offert vainement à l'Armée de Terre un fusil-mitrailleur (modèle 1929) rival du célèbre FM. 24/29 de Châtellerault, Darne réussit à faire adopter une mitrailleuse d'avion (modèle 1933) tirant la cartouche de 7,5 mm. Durant les années 1934-1936, elle fut installée sur de nombreux types d'avions, dont les monoplaces Dewoitine 500 (dans les ailes seulement, en début de série, puis également comme armes synchronisées). La Darne modèle 1933 était approvisionnée à 300 coups, par bandes métalliques à maillons perdus du type Prideaux précédemment utilisés avec les cartouches anglaises de 7,7 mm. Les utilisateurs se plaignirent de nombreux cas d'enrayage principalement dus, semble-t-il, à l'alimentation ou à l'extraction. Il s'agissait d'un problème d'adaptation arme/munition qui aurait dû pouvoir être résolu mais la Mac 1934 apparaissait alors et l'Armée de l'Air préféra standardiser celle-ci. Après 1936, peu d'avions de première ligne étaient encore armés avec des Darne. Il y a toutefois lieu de signaler que la Marine les utilisa jusqu'à la fin de la guerre s'en sans plaindre outre mesure. D'autre part, en Grande-Bretagne où la R.A.F. organisa en 1935 un concours pour remplacer la Lewis, la Darne de 7,7 mm se classa seconde sur une dizaine d'armes proposées, après être restée longtemps la favorite des techniciens. La Vickers « K » qui lui fut préférée était d'ailleurs le développement d'une étude française (la Berthier). La Darne, remarquablement conçue, vendue très bon marché (700 F), alimentée indifféremment de gauche ou de droite, capable d'extraordinaires cadences de tir (1.700 c/mn pour une mitrailleuse expérimentale), fut quand même largement exportée. Elle était très en avance sur son temps, d'une trentaine d'années au moins ! ».

Texte extrait du livre de Jean CUNY et Raymond DANEL dans l’ouvrage « L’aviation de Chasse Française 1918/1940 » (Docavia n° 2)

En fait les mitrailleuses Darne souffrit plus de leur fabrication par une société privée, alors que leur concurrente les MAC 34 étaient fabriquée par une manufacture nationale, que de difficultés technique.

Mais  même si leur prix était bien inferieur et leurs caractéristiques techniques comparables, une autre difference entre la Darne et la Mac était la finition, l'arme Darne était simple et de fabrication modulaire, rapide et bon marché, alors que la Mac qui était plus élaborée et mieux finie, était beaucoup plus cher...

La Darne était une mitrailleuse de conception moderne pour son époque, très en avance sur la conception d'armes sommaire envisagé pendant et après la guerre( Sten et Mat 49), mais fiable comme plus tard le fut la AA 52.

            De plus les Mac 34 ne furent alimenté par bandes continu à la place des chargeurs « camembert » que dans sa variante 34/39, qui ne fut disponible qu’en fin 1939, et qui arriva trop tard pour équiper les principaux appareils de premiers ligne.

 

Texte en provenance d’une autre notice Darne (1939).

 

MITRAILLEUSES DARNE

 

Entièrement nouvelle dans ses caractéristiques, la mitrailleuse DARNE a été introduite en 1917-1918. Immédiatement, elle a attiré l'attention du gouvernement français, à un point tel que, en août 1918, ce gouvernement a lancé des ordres de fabrication intensive pour infanterie et l'aviation, en vue d'opérations militaires de thé au thé du printemps 1919.

 

L'armistice intervenant, M. DARNE a demandé de continuer la poursuite des études sur l’amélioration de cet armement automatique. Les services techniques des forces françaises de l'air et de l'artillerie émettait constamment des exigences nouvelles, et à cet égard, M. DARNE proposa l'idée de standardiser divers types d’armement d'automatique pour utilisation par les armées de moderne, afin de simplifier et d’accélérer la production en temps de guerre et de faciliter les formations des mitrailleurs et de la formation des réserves ainsi que de standardiser les stocks de pièces de rechange.

 

Pour la réalisation de ce programme, cinq années d'étude patiente et d’expérience à grande échelle ont été nécessaires. Des milliers de fusils fournis entre 1920 et le temps actuel - certains dont été l'objet de sévère conditions de service actif – et ont donnée de précieux enseignement pratique et ont entraîné une amélioration constante à ce jour.

 

Les fabrications DARNE couvre une gamme complète de types de mitrailleuse aussi bien pour l'Aviation que pour l'infanterie, les éléments de base sont très similaires de manipulation et d'utilisation, chacun des types de ces armes comprenant en outre un certain nombre de pièces et les éléments communs à tous les modèles.

 

Donc une économie est effectuée, non seulement considérable en ce qui concerne le premier coût – le prix unitaire des armes DARNE étant réduite en rapport direct avec l’extrême simplicité de la conception des armes - mais aussi une économie permanente sur l’entretien annuel et le budget de pièces détachées. La parfaite rapport en les parties individuelles permet en outre, des pièces de rechange et maintenu à très petites proportions, les stocks de réserve.

 

Les armes DARNE sont conformes aux plus rigoureuses conditions prévues par les spécifications officielles et en vigueur dans tous les pays.

 

Ces armes sont utilisés par de nombreuses armées et air forces de par le monde. Et les utilisateur, témoignant de leur supériorité reconnue sur d'autres modèles existants.

 

 

 

D’autre renseignement ici :

 

http://www.fusildarne.com/html/armedeguerredarne.htm.

 

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 09:09

Un étrange Hawker « Hurricane » Armé.

 

© Jacques Moulin 2011.

 

Voici une série de photos prise en Egypte par un photographe de la RAF, il s’agit d’un Hurricane Mk IIA tropicalisé.

 

File8888 WEB 

 

Comme les premiers Mk II (A et B) n'avaient alors que huit mitrailleuses Browning de calibre .303, dans les ailes, ont peut comprendre que sur place les mécanos aient essayés de monter un armement plus lourd en montant sur les ailes des canon Hispano-Suiza HS 404 de 20 mm.

  File8891 WEB

 

Nous ne savons pas ce que les résultats de ces essais ont pu donner, mais comme les avions de série ultérieurement (Mk IIC) ont été équipés de deux canons montés dans chaque ailes.

Il est probable que cet essais aient été réalisé pour permettre au Hurricane d’attaquer les chars avec un peut plus d’efficacité.

 

 File8890 WEB

 

A la même époque, certain de ces avions ont été équipés de canons de 40mm et/ou de roquettes.

 

 

 

NB 1: Photos origine RAF.

NB 2: il est aussi possible qu'il y ait eux plusieurs appareils équipés de cette façon.

 

 

 

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Published by aerophile - dans Armement
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  • Je suis un historien aéronautique bien connu et j'ai publié de très nombreux articles, et j'ai visité de nombreuse base aérienne, en France et en Europe; ainsi que trois ouvrage sur: Les Autogires, les Loire 46, et les Bloch 174.
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