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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:52

 

Réglage de la Synchronisation

 

Ce réglage se fait après avoir réglé les armes en hauteur et direction par un tir coup par coup.

La mitrailleuse DARNE ne peut tirer de rafales que moteur tournant puisque sa percussion est commandée par le moteur par l'intermédiaire du dispositif de synchronisation réglementaire.

Il n'y a pas de secteur de percussion comme pour les autres mitrailleuses du même type. On procède en 2 temps.

1. - Réglage de la course de la détente.

Brancher la tige oscillante et régler l'inclinaison du bras orientable pour que la poussée de la tringle d'accouplement s'exerce dans le plan de la détente.

Armer le chien en tirant le bouton d'armement à l'arrière et en le lâchant - après avoir pris la précaution d'enlever la bande de cartouches.

Visser plus ou moins les biellettes d'accouplement sur la tringle de manière qu'en tournant l'hélice dans le sens normal on ait une percussion vers le haut de la course du doigt mobile.

Répéter l'opération pour s'assurer que l'on a une percussion franchement à chaque fois.

Le réglage ne risque pas de se défaire quand les biellettes d'accouplement sont accrochées à la détente, mais ce risque est couru quand l'arme est enlevée pour être nettoyée car les biellettes restent pendantes.    

2. - Réglage du moment de la percussion.    

Agir sur l'accouplement des plateaux entraîneurs et entraînés pour obtenir la percussion 10° après le passage du bord de fuite de l'hélice devant le canon.

On obtient ainsi pour les longs feux une ouverture d'environ 150° puisqu'on ne peut avoir plus d'un coup par 1/2 tour.

Autant pour vérifier le fonctionnement de la synchronisation que pour ''asseoir " le réglage des armes, on peut tirer une centaine de cartouches par arme, moteur tournant. 

 

File2018 

  File2018-1

Caractéristiques des Armes Darne d'Aile Données numériques

 

L'arme d'aile DARNE est une arme de capot dans laquelle on a changé le porte-mécanisme puis substitue d'une part un guide-balle au boîtier de synchronisation et d'autre part un pontet portant détente, à la semelle d'attache.

Toutes les autres pièces sont communes aux 2 types d'armes.

Le porte-mécanisme reçoit sur son massif un percuteur qui - en fin de course avant- assure le départ du coup quand la culasse arrive à la fermeture.

Il porte en plus un obturateur de cran de gâchette dont le rôle sera expliqué au chapitre du fonctionnement.

Les données numériques intéressantes concernant ces armes sont rassemblées ci-après :

 

Cadence 900 à 1200 coups minute selon l'état de rodage.

Poids d'une arme .......................... 8,500 kg.

Encombrement de l’arme

 Longueur.......................................95 cm

 Largeur au bloc d'alimentation.... 8 cm

 Hauteur totale.............................  15 cm

Course du mouvement rectiligne d'armement...  12 cm

Effort moyen  nécessaire à l'armement ....... 12 kg

Force moyenne du recul................... .......... 12 kgs.

Poids d'une bande de 100 cartouches........... 3,200 kg

Longueur........................................................1,69 m

Longueur de la série à ne pas dépasser sans refroidir à l'eau.......100 coups.

 

Nomenclature et Description du Fonctionnement

 

Le fonctionnement de l'arme d'aile est dans l'ensemble analogue à celui de l'arme de capot.

De même, le fonctionnement de l'arme d'aile est absolument identique à celui de l'arme de tourelle.

SYSTÈME MOTEUR

(Voir arme de capot).

 

ALIMENTATION

Voir arme de capot, en ce qui concerne le bloc d'alimentation.

 

TRANSPORTEUR

Ne diffère de celui de l'arme de capot que par l'adjonction d'un obturateur sur le cran de gâchette (68) dont le rôle est le suivant:

La percussion ayant lieu automatiquement quand le porte-mécanisme arrive au bout de sa course avant, il faut retenir ce porte-mécanisme en arrière lorsqu'on veut cesser le tir.

Une cartouche est alors tenue par le transporteur et prête à être introduite dans la chambre puis percutée.

Cette cartouche rabat l'obturateur du cran de gâchette (68) et permet au cran d'armé du porte-mécanisme d'être arrêté parla gâchette (13).

Si au contraire une cartouche n'est pas dans le transporteur, le cran de gâchette non escamoté interpose son plan incliné devant le cran d'armé et empêche la gâchette de retenir le porte-mécanisme -celui-ci continue sa course en avant et vient prendre une cartouche sur la bande.

Que se passerait-il en l'absence de cet obturateur ?

Au début du tir la première manœuvre d'armement fait seulement avancer la bande sans mettre de cartouche dans le transporteur. En l'absence de l'obturateur, le cran de gâchette immobiliserait le porte-mécanisme en arrière. Il faudrait agir sur la détente pour obtenir un 2ème mouvement en avant qui permettrait de saisir une cartouche, puis faire un nouveau mouvement d'armement pour ramener le porte-mécanisme à son accrochage en arrière.

La manœuvre serait donc compliquée puisqu'il faudrait faire intervenir alternativement la poignée d'armement et la détente du tir.

Il est plus simple, grâce à l'obturateur de cran de gâchette, d'agir sur le levier d'armement pour armer et de ne presser sur la détente de tir uniquement que pour ouvrir le feu.

Pour les armes de tourelle on sait que l’on est prêt à tirer quand le porte-mécanisme reste à l'arrière puisque c'est la preuve de la présence d'une cartouche sur le transporteur.

Quand le bouton d'armement revient vers l’avant traduisant l'absence de cartouche sur le transporteur, on doit le ramener vers l'arrière puis le lâcher à fond de course AR et renouveler l'opération jusqu'à ce qu'il reste à l'armé.

 

SURETÉ

 

La sûreté est obtenue par le blocage de la détente au moyen d'un axe (16) que Ton fait tourner de 180°. Cet axe étant inaccessible dans l'armement d'aile, la sûreté est assurée par une crémaillère de retenue comme pour l'arme de capot.

 

Verrouillage et Percussion

Le verrouillage de la culasse mobile se fait automatiquement un peu avant la fin de la course avant du porte-mécanisme, afin de ne pas avoir de percussion avant fermeture.

Dès que la culasse mobile vient buter de l'avant contre la cartouche, sa partie arrière, soulevée par la rampe de verrouillage, vient s'appuyer contre le point d'appui de la boîte de culasse.

Grâce à la partie horizontale du massif prolongeant la rampe de verrouillage, le mécanisme peut poursuivre sa course en avant et provoquer la percussion tout en maintenant le verrouillage de la culasse mobile.

Il suffit d'établir une relation entre la longueur du percuteur et celle de la rampe horizontale pour se prémunir automatiquement contre les percussions avant fermeture.

Inversement, le retour en arrière du porte-mécanisme provoque en premier lieu le retrait du percuteur de la cuvette, puis le déverrouillage de la culasse mobile par action de la rampe de déverrouillage et son entraînement en arrière.

 

Extraction et éjection

 

Sur l'armement d'aile, l'éjection se fait à l'air libre et à "étuis et maillons perdus".

L'installation doit être telle que cette éjection puissante (les étuis sont projetés jusqu'à 10 mètres) ne puisse pas détériorer des parties de l'avion ou rebondir sur des mâts ou des croisillons.

Dans le cas d'éjection libre, on doit vérifier qu'aucun étui ou maillon éjecté ne risque de venir se coincer entre la partie fixe et la partie mobile de l'empennage horizontal.

 

Démontage et Remontage de l'Arme

 

Le démontage sommaire d’entretien et le démontage complet se font comme l'indique le chapitre relatif à l'arme de capot.

Le guide-balle, qui remplace le boîtier de synchronisation se démonte comme lui.

Le pontet, qui remplace la semelle d'attache, n'a pas besoin, normalement, d'être séparé de l'arme. Cette séparation se ferait facilement par coulissement en cas de besoin.

Lors de la remise en place du porte-mécanisme, il faut veiller à la bonne position de la culasse mobile et à celle du coulisseau comme cela à déjà été dit pour les armes de capot, mais il faut en plus appuyer sur la détente pour l'effacer du passage du porte-mécanisme.

 

Installation des mitrailleuses dans l'Aile

 

Disposition des armes

 

Les deux mitrailleuses sont placées de part et d'autre du plan de symétrie de l'avion, et incluses dans l'aile.

La fixation de chaque arme à l'avant est obtenue au moyen d'une bague dans laquelle s'enfile le canon et à l'arrière au moyen d'une chappe serrant la boite de la culasse.

Ces 2 supports sont fixés à 2 tubes parallèles entretoisant le longeron avant et le longeron arrière.

Les dispositifs d'armement, de sûreté, de commande et de détente sont portés par des chariots coulissants sur ces tubes.

En outre, le support avant permet le réglage de l'arme en direction, tandis que le support arrière permet son réglage en hauteur,

 

Armement et réarmement des armes

 

Ces opérations sont effectuées par traction à fond puis abandon des poignées placées devant le pilote : une poignée par arme.

Par l'intermédiaire d'un câble passant sur deux poulies de renvoi, chaque poignée actionne un chariot coulissant sur l'un des tubes-entretoises.

Ce chariot porte d'une part un tube recourbé entraînant le bouton d'armement de la mitrailleuse et d'autre part un doigt glissant contre une crémaillère.

Si l'armement n'a pas été fait à fond, la crémaillère accroche le doigt et empêche le porte-mécanisme de revenir à l'avant.

Cet accrochage, quand il est voulu, constitue la mise à sécurité de l'arme.

Quand la poignée d'armement a été tirée à fond, il faut l'abandonner pour que son retour en avant se fasse vivement sous l'action du ressort de rappel du chariot.

 

SÉCURITÉ

 

Comme il vient de l'être dit, la mise à sûreté de l'arme se fait par un armement à mi-course qui met le chariot d'armement en prise avec la crémaillère laquelle l'empê­che de revenir vers l'avant et de faire l'alimentation et la percussion. On s'assure que l'on est ''accroché" en constatant que la poignée d'armement reste pendante.

DÉTENTE

 

Le chariot de détente coulissant sur l'un des tubes-entretoises porte un doigt dont la section en U enveloppe la chaînette d'accouplement de la détente.

Le mouvement de ce chariot est commandé par un câble sous gaine aboutissant à la poignée de tir du manche à balai.

 

BOITES A CARTOUCHES

 

Les boites à cartouches sont incluses dans l'aile - vers le fuselage par rapport à l'arme.

La particularité de ces boîtes est que la bande au lieu d'être disposée en zigs-zags horizontaux est disposée en zigs-zags verticaux.

Autant pour retenir ces zigs-zags que pour empêcher la bande de sautiller pendant le tir, chaque boîte à cartouche est cloisonnée par des lames-ressorts.

La contenance de chaque compartiment est d'environ 17 cartouches.

Cette heureuse disposition permet la possibilité d'adapter une boîte contenant jusqu'à 1500 cartouches.

 

Opérations en service - Réglage Emploi

 

Réglage des armes et du collimateur

 

Le réglage de l'armement d'aile ne se fait pas différemment de celui de l'armement de capot.

On règle d'abord les armes et ensuite le collimateur.

En hauteur les armes sont réglées parallèlement à l’axe longitudinal de l'avion, ou convergentes sur un point de cet axe en avant de l'avion.

Les facteurs efficients sont la dispersion propre au type d'arme, compte tenu de son installation sur l'avion, et la distance de l'arme au plan de symétrie de l'avion.

Le collimateur est ensuite réglé d'après les impacts recueillis sur une cible à 50 mètres, en tenant compte de la flèche de la trajectoire à 50 mètres et de la distance du collimateur au plan des canons pour obtenir l’intersection de la trajectoire et de la ligne de visée à une distance choisie.

Il faut aussi vérifier :

La commande d'armement pour s'assurer qu'elle vient jusqu'à l'arme ;

La commande de tir pour réaliser le déclanchement simultané du tir des 2 armes.

Le pilote doit faire les manœuvres suivantes :

 

Avant la 1ère rafale

 

Armer 2 fois, c'est-à-dire : tirer la poignée d'armement à fond et l'abandonner chaque fois.

 

En cas d'enrayage

 

Réarmer une fois par la même opération que ci-dessus. Recommencer si le tir ne reprend pas.

 

Avant l'atterrissage

 

Mettre chaque arme à la sûreté en tirant la poignée d'armement à mi-course seulement; elle doit rester pendante.

Si la poignée d'armement revient vers l'avant c'est qu'on l'a trop tirée : l'arme est prête à tirer au lieu d'être en sûreté.

 

Description des Mitrailleuses de Tourelle

 

DONNÉES NUMÉRIQUES

 

Poids d'une arme.......................................................................... 8,500 kg

Poids d'un chargeur vide :………………………..…….................. 1,500 kg

Poids d'un chargeur chargé de 160 cartouches. ............. ............6,500 kg

Poids du jumelage sans chargeurs (y compris le sac récepteur). :... 22,500 kg

Poids du jumelage complet avec2 chargeurs de 160 cartouches :…. 35,500 kg

Distance entre les 2 canons. :…………………………………........7 cm

Distance de la carotte à la crosse (encombrement de la tourelle)….45 cm    

Encombrement du jumelage en état de tir :

Longueur de la crosse à la bouche du canon.....................................104 cm

Largeur totale avec 2 chargeurs en place...........................................72 cm

Hauteur y compris crosse et magasin : ………………………..........29 cm

Encombrement d'un chargeur :

Diamètre............................................................................................24 cm

Epaisseur…………………………………………………...............8 cm

 

Armes de Tourelle

 

Les armes de tourelle sont des armes de capot auxquelles on a changé le porte-mécanisme par un autre portant un percuteur, remplacé le boîtier de synchronisation par un guide-balle, et substitué une poignée pistolet à la semelle d'attache.

Cette transformation est celle que l'on fait également pour la mitrailleuse d'aile ; elle se justifie par la suppression de la synchronisation.

L'arme de tourelle et l'arme d'aile sont donc identiques et l'arme de tourelle comporte en plus:

- une poignée pistolet jointe au pontet ;

- un crochet pour immobiliser l’arme sur le jumelage ; ce crochet est vissé du côté de l'éjection dans le trou qui est sous le bloc d'alimentation.

 

Jumelage

 

Le jumelage, organe supportant les armes, est fait en tube d'acier de 2 cm de diamètre dont 2 tronçons assemblés par soudure autogène, forment un T.

La grande branche de ce T porte une ferrure percée de 2 trous dans lesquels on enfile le canon des 2 armes et une pièce rapportée qui comprend:

- 2 colliers semi-ouverts dans lesquels on place les canons ;

- la plaque support des porte-chargeurs ;

- le passage de l'extrémité articulée de la carotte;

- les cordes à piano. retenant les armes quand elles sont sur le jumelage

 

La petite branche du T sert de support aux deux crosses; celles-ci peuvent être plus ou moins écartées mais il n'est pas prévu d'allongement de la distance crosse-carotte.

 

Chargeurs

 

Ce sont des boîtes rondes en tôle d'acier munies d'un axe que l'on peut manœuvrer par une clé et d'une porte que verrouille une lame.

L'axe porte 2 ergots sur lesquels on accroche la bande à maillons.

La porte contient 2 lames ressort servant à retenir les dernières cartouches de la bande, ce qui empêche le déroulement de la bande quand le chargeur n'est pas sur l'arme.

Un poussoir, également solidaire de la porte, pousse dans le bloc d'alimentation les 4 cartouches contenues dans la porte lorsqu'on veut engager la bande dans l'arme.    

Les chargeurs ne sont pas interchangeables : il existe un chargeur droit et un chargeur gauche.

Leur contenance maximum est de 200 cartouches pour le type actuel.

Un cran les retient sur les porte-chargeurs, eux-mêmes consolidés par une bride de retenue contre les efforts du poids du chargeur et contre ceux du vent.

 

Sac récepteur d'étuis

 

Les maillons et les étuis sont récupérés au moment de l'éjection dans un sac récupérateur en toile fermé par une porte à bascule qui permet de le vider.

-la porte basculante est retenue par un cran s'engageant dans le cadre auquel elle est fixée par une charnière ; l'élasticité du cadre permet de dégager ce cran et d'ouvrir la porte.

-l’entrée du sac comprend une plaque percée d'un trou pour le passage de la carotte; le but de cette plaque est de recevoir les maillons éjectés et de les canaliser vers le sac récepteur, tandis que les étuis y sont projetés directement.

- une poignée terminée par un collier souple est reliée à la plaque précédente par 2 ressorts chargés d'appliquer le sac contre les armes pour éviter les fuites d'étuis ou de maillons.

Le collier souple de la poignée sert à enserrer le tube d'acier du jumelage et à maintenir le sac vers l'arrière.

En cas d'enrayage, si l'on veut accéder à l’une des boîtes de culasse, il faut dégager le collier souple du tube en faisant glisser la poignée vers la gauche puis en l'abaissant.

La contenance du sac récepteur correspond à un chargeur par arme, soit au total : 400 étuis et 400 maillons.

Il faut vider le sac lorsqu'on renouvelle les chargeurs.

 

Opérations à faire en service courant

 

Montage des armes sur le jumelage

 

En service courant ce montage est fait une fois pour toutes puisque les nettoyages usuels peuvent être faits facilement sans séparer les armes.

Les armes sont couchées sur le côté de manière à faire converger leur éjection vers le sac récepteur.

On monte une arme type droite à droite et une arme type gauche à gauche, en procédant comme suit :

- dégager la bride de retenue du porte-chargeur.

- présenter le canon devant le collier semi-ouvert à hauteur de la prise de gaz, celle-ci étant entre ce collier et la ferrure aux deux trous.

- engager le collier dans le canon semi-ouvert et faire glisser l'arme vers l'avant pour enfiler le bout du canon dans le trou correspondant de la ferrure avant.

Dans ce mouvement on bascule l'arme pour mettre sa poignée pistolet à peu près horizontale.

- achever ce mouvement de coulissement quand le crochet d'immobilisation arrive à hauteur de son passage devant le porte-chargeur.

- basculer la poignée pistolet et accrocher la corde à piano de retenue dans le crochet de l'arme.

- remettre en place la bride de retenue du porte-chargeur.

 

Chargement d'un chargeur

 

Préparer une bande de 200 cartouches à la main puis la passer à la machine à charger.

Ouvrir la porte du chargeur et noter que sa clé devant être tournée vers le tireur, on doit observer les précautions suivantes :

- accrocher la bande aux 2 ergots par le bout qui ne comporte qu'un anneau médian de maillon non pourvu de cartouche.

- présenter la bande de manière que le culot des cartouches soit du côté de la clé.

- enrouler la bande en tournant la clé dans le sens des aiguilles d'une montre pour le chargeur droit et dans le sens inverse pour le chargeur gauche.

Quand la bande est introduite dans le chargeur presque entièrement, refermer la porte et la verrouiller au moyen de sa lame.

Achever l'enroulement de la bande en glissant les 4 dernières cartouches sur les 2 ressorts de la porte; pour ce faire, il faut retirer vers la poignée de cuir le poussoir de la porte du chargeur, et passer 2 doigts dans les trous de la porte.

 

Mise en place d'un chargeur sur l'arme

 

Cette opération ne se fait qu'après avoir mis le jumelage sur la tourelle.

On présente le chargeur sur le porte-chargeur (pour éviter toute confusion, le chargeur et le porte-chargeur côté droit sont peints en vert, et en rouge ceux du côté gauche), en appliquant contre le bloc d'alimentation l'ouverture par laquelle apparaissent les 4 cartouches terminant la bande.

Il suffit d'appuyer sur la partie supérieure du chargeur pour le faire descendre : son cran vient alors sous le cliquet arrêtoir du porte-chargeur.

Une fois le porte-chargeur en place, il faut faire glisser le poussoir vers le bloc d'alimentation pour y engager la bande.

Bien que la précaution ne soit pas indispensable, il est préférable de ramener le poussoir à sa position primitive.

Il faut ensuite agir deux fois sur le bouton d'armement pour être prêt à tirer.

 

Mise en place du sac récepteur d'étuis

 

Cette opération se fait au moment où l'on dispose le jumelage sur la tourelle.

En effet, la carotte du jumelage doit être enfilée dans le trou de la plaquette du sac récepteur avant d'être mise dans la douille de la tourelle.

En saisissant la poignée du sac, on accroche le collier souple qui la termine au tube du jumelage.

 

Manœuvres que doit faire le mitrailleur

 

1. - Vérifier la fixation du sac récepteur d'étuis et de maillons.

2. - Fermer la porte à bascule du fond. Regarder si les ressorts de l'entrée ne laissent pas de chances de fuites aux étuis et aux maillons.

3. - Vérifier que les cliquets arrêtoirs retiennent les chargeurs (en essayant de soulever ceux-ci).

4. - Engager la bande dans le bloc d'alimentation par un mouvement à fond du poussoir et ramener celui-ci en arrière.

5. - Armer une fois pour s'assurer que la bande est en prise, c'est-à-dire tirer le bouton d'armement à fond en arrière, puis le lâcher.

En surveillant la bande pendant cette opération, on doit l’avoir avancer. S'il n'en est rien c'est que le poussoir n'a pas été manœuvré à fond. Refaire la manœuvre 4, et recommencer 5.

6. - Pour commencer le feu, il faut armer une 2èmefois en prenant toujours la précaution de tirer à fond le bouton d'armement qu'il ne faut jamais laisser revenir vers l'avant tant que la course arrière n'a pas été complète.

Le bouton d'armement reste alors à l'armé au bout de sa course arrière.

Il suffit de presser la détente pour déclencher le tir.

En cas d'enrayage, il faut   réarmer et reprendre le tir.

 

 

Copie de Copie de Deux mitr. Darne modéle 1929

 

IMPORTANT

 

Si le bouton d'armement reste au milieu de sa course, il faut le tirer toujours en arrière et ne jamais chercher à le pousser vers l'avant par petits coups de poing.

La mise à la sûreté de l'arme se fait en tournant de l'avant vers l'arrière le bouton de sûreté.

Ce bouton immobilise la détente.

La mise à sûreté ne peut se faire que si le bouton d'armement est au fond de sa course arrière. II faut donc commencer par l'y mettre.

L'enlèvement d'un chargeur et son remplacement se font sans difficulté surtout si l'on prend la précaution de tourner la tourelle pour présenter les chargeurs dans le lit du vent.

La manœuvre est possible avec une seule main passée dans la poignée de cuir, mais il est prudent d'opérer avec les deux mains ; on rabat la boucle du cliquet arrêtoir contre le chargeur et on soulève celui-ci par une légère rotation ayant pour point d'appui le bloc d'alimentation.

Aussitôt que l'on a renouvelé les chargeurs, il faut vider le sac récepteur.

Avant de changer un chargeur, s'assurer qu'il ne reste aucune cartouche ni dans la chambre ni sur le transporteur.

 

  File2016

 

 

 

 

 File2016-2

 

 

File1995

 

 

File1996

 

 

 File2017-1

 

 

 

 

 

  File2024

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  • Je suis un historien aéronautique bien connu et j'ai publié de très nombreux articles, et j'ai visité de nombreuse base aérienne, en France et en Europe; ainsi que trois ouvrage sur: Les Autogires, les Loire 46, et les Bloch 174.
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