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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:52

Notice descriptive pour mitrailleuses d’aviation synchronisées tourelle aile.

File9178

 Saint-Etienne (France)

 

Modèle 1933

 

AVANT-PROPOS

 

Les avions de guerre comportent généralement deux armements distincts, suivant qu'ils sont affectés au Pilote ou à l'Observateur ; mais ces armements ont ceci de commun qu'ils doivent présenter les mêmes caractéristiques essentielles :

          Grand cadence, puissance d'alimentation et sécurité dans le fonctionnement

Le Pilote dispose des armes synchronisées ou de capot, tirant à travers l'hélice, et des armes d'ailes, fixées à demeure dans les plans de l'avion ;

          L'Observateur dispose des Mitrailleuses de Tourelle, orientables dans tous les sens et des Mitrailleuses de tir en retraite.

         On conçoit aisément que la capacité offensive ou défensive d'un avion donné est presque exclusivement fonction de la qualité des armes dont il est pourvu ; il est indispensable que les Mitrailleuses dont disposent Pilote et Observateur permettent un arrosage intensif et surtout ininterrompu : la puissance de l'alimentation devra donc être telle que l'on puisse employer des chargeurs contenant plusieurs centaines, voire même plusieurs milliers de cartouches, une interruption dans la continuité du feu due à un obligatoire changement de magasin entraînant fatalement la perte de l'équipage soumis au tir d'un adversaire non astreint à la même obligation.

 

Les Mitrailleuses DARNE, dont cette notice décrit le fonctionnement et l'emploi, remplissent entièrement les trois conditions fondamentales énoncées au début de cette préface; elles sont dotées d'une CADENCE très élevée : 1.000 à 1.200 coups par minute ; leur PUISSANCE D'ALIMENTATION est telle qu'elles peuvent être approvisionnées de bandes comportant jusqu'à 1.500 cartouches ; enfin, la suppression pratique des incidents assure la SÉCURITÉ DANS LE FONCTIONNEMENT.

 

File2017

   

CARACTÉRISTIQUES NUMÉRIQUES DES

 

Mitrailleuses DARNE.

 

La même arme peut servir de mitrailleuse de capot, de mitrailleuse d'aile, de mitrailleuse de tourelle.

          En mitrailleuse de capot, elle reçoit un boîtier de synchronisation à la partie supérieure de sa boîte de culasse et à la partie inférieure, une semelle d'attache.

         La transformation de l’arme de capot en arme d'aile ou de tourelle comporte :

             a). L'échange du porte-mécanisme nécessité par la différence des systèmes de percussion ;

             b) la substitution d'un guide balle au boitier de synchronisation.

 c). La substitution d'une poignée-pistolet à la semelle d'attache.

 

File2017-1

 

Il existe :

Une arme type droite, à bloc d'alimentation à droite et éjection à gauche.

Une arme type gauche, à bloc d'alimentation à gauche et éjection à droite.

Les armes sont marquées D ou G selon qu'elles sont droite ou gauche.

Cette indication est gravée sur la partie supérieure arrière de la boîte de culasse.

Les caractéristiques communes sont :

 

ARMES

 

Du type à emprunt de gaz - ressort récupérateur à boudin et ressort accélérateur dans la plaque de fermeture de la boîte de culasse.

ALIMENTATION

Par bande à maillons.

 

En raison de la grande force d'alimentation et de la cadence de la mitrailleuse DARNE, il faut employer des maillons DARNE crochetés et soudés en vue de ne pas s'ouvrir sous l'effort de traction auquel ils sont soumis pendant le tir.

EJECTION

Se fait du même côté pour les maillons et pour les étuis.

 

ARMEMENT DE L'ARME

 

Par déplacement linéaire d'un bouton d'armement.

 

Course du mouvement d'armement :….........12 cm

 

Effort moyen nécessaire à l'armement..........12 kg

 

Force moyenne de recul..................... .........12 kg

 

 ENCOMBREMENT DE L'ARME

 

Longueur..........................................................95 cm.

 

Largeur maximum (bloc d'alimentation)...........8 cm

 

Hauteur (avec le boîtier de synchronisation)…15cm

 

Poids................................................................ 8,500 kg.

 

Poids d'une arme de capot avec semelle intermédiaire, affût DARNE et dispositif

 

d'armement....................................................11,200 kg.

 

 ***************************

Nomenclature et Description du Fonctionnement de l'Arme de Capot

 

SYSTÈME MOTEUR

 

Le piston (79) est articulé au bout du porte-mécanisme (50) pour être plus résistant et dans l'impossibilité de se coincer.

           Les gaz agissent sur le piston en arrivant par la chemise de chambre à gaz (82) portant 4 évents percés suivant deux directions perpendiculaires et non dans le même plan.

           Dans leur mouvement de recul, le piston et le porte-mécanisme réalisent :

- la compression du ressort récupérateur (72);

- l'alimentation par action de la carne d'alimentation (70) et par celle du transporteur (60) 5

- le déverrouillage de la culasse (55) par action de la rampe de déverrouillage.

 

Dans le mouvement en avant se produisent :

- la détente du ressort récupérateur (72);

- la présentation, devant une nouvelle cartouche, du cliquet d'alimentation ;

- le verrouillage de la culasse, par action de la rampe de verrouillage.

 

L'extraction, l'éjection et l'armement du dispositif de percussion sont faits par la culasse et expliqués plus loin.

File2020

ALIMENTATION

 

       L'alimentation se fait au moyen d'une bande à maillons qu'entraîné un coulisseau dont le mouvement alternatif est commandé par la came d'alimentation.

       Le mécanisme du bloc d'alimentation présente successivement toutes les cartouches de la bande devant le transporteur.

      Le mécanisme du transporteur arrache la cartouche de la bande et la maintient jusqu'à l'introduction dans la chambre du canon.

       Ces deux mécanismes sont étudiés ci-après :

 

 BLOC D'ALIMENTATION

 

 II  existe un bloc d'alimentation à droite et un bloc d'alimentation à gauche.

            La came d'alimentation (70) comprend deux petites cames ou bossages A et B.

            Dès le départ du coup, l'ensemble piston-transporteur recule et arrache une cartouche de la bande.

Pendant cette phase, la bande ne doit pas avancer afin d'éviter la déformation de la cartouche. Cette phase correspond au temps que met le bossage B à venir en contact avec la petite bielle ; ce basculement entraînant celui de la grande bielle (30), provoque le déplacement du coulisseau (33). Le profil de la petite bielle est déterminé pour la soustraire à l'action de B à la fin du mouvement tout en lui permettant de subir l'action du bossage A,-plus large que B,- lors du retour du piston vers l'avant.

Le coulisseau porte un cliquet à ressort (34) qui entraîne la bande pendant que s'efface le cliquet arrêtoir également à ressort (42).

Lors du mouvement de retour du coulisseau, le cliquet arrêtoir maintient la bande et c'est au tour du cliquet entraîneur de s'effacer sous les cartouches pour revenir en position de départ sous la cartouche suivante.

Pour diminuer l'effort d'entraînement de la bande et prévenir l'accrochage de griffes des maillons, la bande est soulevée par glissement des étuis sur une corde à piano - pont du bloc (36) - et des balles sur une pièce guide (arrêt-avant de cartouche N° 37).

En fin de mouvement du coulisseau, la cartouche est amenée sous une languette faisant ressort en même temps qu'elle vient buter par son étui sur un coude de la corde à piano et par sa balle à l’extrémité de la pièce-guide.

De cette manière on assure la bonne présentation de la cartouche devant le transporteur en même temps que l'on évite un déplacement de la cartouche sous le choc produit par les griffes du transporteur s'écartant pour saisir l'étui.

Lors de ce choc, le maillon empêche la cartouche d'être poussée en avant.

La mise en place de la bande se fait sans difficulté : il suffit de l'introduire dans le couloir d'alimentation et de la pousser jusqu'à ce que l'on entende le déclic au cliquet entraîneur.

Il faut présenter la bande avec un côté ' 'double anneau" du maillon en avant et garni d'une cartouche afin d'assurer le travail du maillon dans les meilleures conditions.

L'introduction d'une cartouche dans la chambre est obtenue par deux armements successifs au début du tir: le premier armement entraîne la bande et amène la première cartouche en place afin qu'elle puisse être saisie par le transporteur ; le deuxième armement correspond au transport de cette cartouche de la bande à la chambre.

Noter que l'armement oblige à tirer le porte-mécanisme vers l'arrière et à le lâcher pour permettre au transporteur d'atteindre la cartouche avec une énergie suffisante pour vaincre la résistance qu'offrant les branches du transporteur en s'écartant pour saisir l'étui.

Il ne faut donc jamais accompagner le bouton d'armement en avant.

Le retrait de la bande comprend les mouvements suivants :

1° - Faire les mouvements d'armement presqu'à fond et maintenir le bouton d'armement dans cette position : on a entraîné la cartouche en prise et libéré ainsi la bande du mécanisme de l'arme,

2° - Dégager le cliquet arrêtoir en le faisant tourner pour l'amener sur son plot de repos qui le maintient soulevé.

3° - Faire pression sur le levier du cliquet entraîneur pour l'effacer sous la bande et tirer celle-ci en même temps.

 

En cas d'arrêt de tir, il suffit d'armer une seule fois car la bande est déjà en place. 

 

File2015

Dessins reprentant l'utilisation envisagé de mitrailleuses DARNE sur le Dewoitine D.790    


 

 

MÉCANISME du TRANSPORTEUR. 

 

Quand le porte-mécanisme (50) est à fond vers l'avant les griffes du transporteur (60) enserrent l'étui d'une cartouche et le guignol (67) est effacé sous l'étui qu'il tend à soulever.

Dans le mouvement de recul qui suit le départ d'un coup, le transporteur arrache une cartouche à la bande et le guignol sollicite celle-ci vers le haut sous l'action du ressort de transporteur (61).

L'axe d'abaissement (2) maintient cette cartouche abaissée jusqu'au moment où la cartouche percutée extraite de la chambre est éjectée.

Sous l'action du guignol, la cartouche est alors pointée vers le haut en position de déchargement et le guide-balle limite son mouvement vers le haut l'empêchant de sauter hors du guignol. A ce moment le porte-mécanisme arrive au bout de sa course arrière, il rebondit sur l'accélérateur(7) et repart en avant.

Au moment où le mécanisme arrive en fin de coursé arrière, le culbuteur (64) rencontre l'ogive du guide-ressort (73); la rampe de l'ogive soulève le culbuteur(64) qui pousse en avant la rampe mobile (66) laquelle vient s'appuyer contre le culot de la cartouche pour s'opposer à tout déplacement de celle-ci vers l'arrière.

Au moment du retour en avant, la rampe mobile revient en arrière par inertie et libère le culot en vue du basculement de la cartouche au moment de son introduction dans la chambre du canon.

Quand la cartouche pénètre dans la chambre, l'axe d'abaissement (2) retient le guignol dont le point de contact avec la cartouche est reporté en arrière ; on accroît ainsi le bras de levier de l'effort de basculement supporté par la balle venue au contact de la partie supérieure de la chambre.

Sous cet effort de basculement, la cartouche est extraite des griffes du transporteur et poussée dans la chambre par la culasse dont l'extracteur s'engage dans la gorge du culot. 

 

Verrouillage et déverrouillage de la culasse.


Le massif du porte-mécanisme porte deux rampes sur lesquelles s'appuient les surfaces correspondantes de la culasse.

La rampe intérieure sert au verrouillage de la manière suivante :

La culasse arrivant en position de fermeture est arrêtée dans sa course avant par la cartouche introduite dans le canon ;

- le porte-mécanisme continuant son mouvement vers l'avant, soulève l'arrière de la culasse jusqu'à amener sa tranche postérieure en contact avec le coin d'appui de la boîte de culasse.

Le déverrouillage est réalisé par la rampe supérieure du massif qui, dans son mouvement arrière, abaisse la culasse, la dégage du coin d'appui et permet son entraînement vers l'arrière par le porte-mécanisme. 


EXTRACTION et EJECTION 

 

Au moment de la fermeture de la culasse, l'extracteur est introduit en force dans la gorge de la cartouche.

Cet extracteur et le bord de la cuvette suffisent à maintenir l’étui solidaire de la culasse au moment de son extraction de la chambre lors du retour en arrière de tout le mécanisme.

La culasse porte sur l'un de ses côtés, 3 rampes dont celle du milieu correspond au temps d'extraction, puis la rampe arrière attaque le talon de l’éjecteur qu'elle fait basculer et le bec de l’éjecteur s'engage dans son logement pour attaquer l’étui par sa face arrière et le projeter d'un vif mouvement de basculement sur le côté de l'arme. 

 

Dispositif de percussion et de synchronisation 

 

Celui-ci est commandé par le dispositif réglementaire installé sur tous les avions de chasse actuels (plateaux à trous, boîte de synchronisation et tige oscillante) sans aucune modification.

Le mode de synchronisation adopté consiste à ne permettre qu'une percussion pour une montée du doigt poussoir- c'est-à-dire une percussion par demi-tour.

Le doigt poussoir faisant saillie à chaque demi-tour, ne provoque de percussion que si Parme est réellement prête à tirer. On remarquera en effet que la gâchette de sécurité ne libère le chien que sous la poussée de la culasse venant en position de fermeture et jusque-là, la gâchette est maintenue effacée vers le bas, soustraite à l'action du talon de la détente actionnée par le doigt poussoir et la tige oscillante.

La pédale du ressort de percussion (207) agissant à la façon d'un excentrique tend le ressort lorsqu'il est en service et permet au contraire de le détendre lorsque l'arme est en période de repos.

Le ressort est bandé quand sa pédale est couchée contre lui ; il est au repos quand sa pédale lui est perpendiculaire (c'est-à-dire levée vers le haut).

Une sûreté (211) rend impossible toute percussion lorsqu'elle est rabattue vers l'avant. Son action est double : d'une part elle immobilise le chien et d'autre part, elle efface la gâchette et la soustrait à l'action de la détente.

Pour tirer, il faut donc que la sûreté soit abaissée et que la pédale du ressort de percussion soit rabattue vers l’arrière.

On remarquera que la gâchette de sécurité empêche le départ d'un coup avant fermeture de la culasse, que l'on agisse ou non sur la détente, puisque la gâchette de tir est alors effacée devant la détente.

De même, la chandelle empêche toute percussion, prématurée ou non commandée, qui se produirait si le percuteur restait saillant dans la cuvette par suite d'encrassement. En effet, en revenant vers Pavant, la chandelle bute sur le chien qui la rejette en arrière en l'obligeant à retirer le percuteur de la cuvette.


Démontage et remontage de l'Arme. 

 

L'emploi de la mitrailleuse DARNE ne comporte aucun réglage de ses organes, pas même celui du ressort récupérateur.

L'entretien se borne donc à vérifier - au cours des nettoyages - le bon état des diverses pièces, principalement :

- du percuteur,

- de l'extracteur et de l'éjecteur,

- du ressort récupérateur,

- de la chemise de la chambre à gaz.

On peut donc distinguer le démontage sommaire d'entretien qui donne aisément accès aux pièces ci-dessus et le démontage complet.

Seul le premier - d'ailleurs très simple - doit être fait par les soldats armuriers. Le second, plus compliqué, requiert l'expérience d'un gradé.


Démontage sommaire d'entretien.


Ce démontage est le  plus courant car il permet de vérifier le percuteur, l'extracteur, l'éjecteur, le ressort récupérateur.

1° - S'assurer que le bouton d'armement est en avant (arme désarmée).

Pousser le manche du guide du ressort d'abord vers l'avant puis vers le haut pour l'immobiliser dans les rainures de la boîte de culasse.

Faire glisser la plaque de fermeture vers le bas et remarquer, pour pouvoir la remettre en place convenablement, que sa partie supérieure porte une rainure qui n'existe pas à sa partie inférieure - le ressort accélérateur est au-dessus du goujon de la plaque de fermeture.

2°. - Faire une légère pression en avant pour dégager vers le bas avec la main droite le manche du guide du ressort qui vient de lui-même vers l'arrière sous l'action du ressort récupérateur.

Il est prudent de retenir avec le pouce de la main gauche le guide du ressort pour l'empêcher d'être projeté par le ressort récupérateur.

Retirer le ressort récupérateur et le guide.

3° - Tirer vers l'arrière le bouton d'armement pour sortir le porte-mécanisme et le piston - en tenait l'arme droite pour permettre le libre mouvement du coulisseau.

 

Séparer la culasse mobile du massif du porte-mécanisme, enlever le percuteur. 

 

Sortir le boîtier de synchronisation

 

(pour les armes de capot seulement)

 

Cette opération est avec la précédente la seule à faire en entretien courant; elle permet de nettoyer au pétrole et d'huiler les parties essentielles du boîtier de synchronisation sans le démonter ; cette opération rend plus visible l'éjecteur qu'on doit démonter seulement s'il est reconnu en mauvais état. Le boitier de synchronisation peut être sorti sans démonter le porte-mécanisme.

1° - Dégager à la main, ou avec un tournevis si c'est nécessaire, le frein coudé d'axe d'abaissement en le faisant tourner de 90° puis le retirer vers la gauche.

 

Ce frein est toujours sur la flasque gauche de la boîte de culasse.


Remarquer le méplat de la partie freinée tandis que la partie introduite dans le boîtier de synchronisation est ronde.

Basculer le boîtier de synchronisation en soulevant sa partie avant jusqu'à lui donner une inclinaison de 45°.

2° - Retirer l'axe arrière du boîtier de synchronisation en le rabattant vers le bas puis le tirant vers la droite. Soulever le boîtier.

 

Dévisser le canon et démonter la chemise de chambre à gaz. 

 

Ces opérations seront aussi rares que possible pour éviter l'usure ou le matage des filetages. Pour la prise de gaz en particulier, on pourra attendre que se manifestent des défauts de poussée; l'expérience a montré la possibilité de tirer 5.000 cartouches sans nettoyage de cette partie.

Nettoyage et graissage seraient à faire si l’on envisageait une longue période de repos pour l'arme.

1° - Dégager la clé de cylindre à gaz en abaissant légèrement sa partie avant puis en la faisant tourner de 90° vers la gauche. Remarquer que la chemise de chambre à gaz n'est pas freinée.

2° - Se servir du trou rectangulaire de la clé de cylindre à gaz pour dévisser la chemise de cylindre à gaz.

Au bout de 4 tours la chambre à gaz coulisse le long du canon et laisse apparaître l'évent conique du canon.

Achever de dévisser la chemise pour en nettoyer les évents.

3° - Dévisser le canon en le tournant de 3 tours à gauche.

Il est possible de dévisser le canon sans démonter la chambre à gaz, ou de démonter la chambre à gaz sans dévisser le canon, selon ce que l'on désire faire. 

 

Remontage 

 

II ne présente pas de difficulté particulière en faisant les opérations précédentes dans l'ordre inverse.

L'introduction du porte-mécanisme dans la boîte de culasse ne se fait bien que si l'on observe les précautions suivantes :

a) Vérifier que la culasse mobile n'est pas relevée par sa rampe de fermeture car elle viendrait buter contre la partie supérieure de la boîte de culasse. Vérifier également que la chandelle est bien engagée dans le percuteur.

b) Placer le coulisseau de façon qu'il sorte du côté d'éjection.

 

Pousser à fond le porte mécanisme et mettre en place le ressort récupérateur en poussant le manche du guide de ressort jusqu'à sa rainure d'arrêt.

Mettre la plaque de fermeture en place et ramener en arrière le manche du guide de ressort.

Après le remontage; ne pas omettre défaire partir le coup pour débander le ressort de percussion.


Démontage complet et remontage

 

(A faire par un gradé et seulement pour l'échange d'une pièce défectueuse).

 

1. - BOITIER DE SYNCHRONISATION

 

(modèle unique pour arme D ou G)Le démontage du boîtier de synchronisation est plus facile quand le chien n'est pas à l'armé. En conséquence il vaut mieux séparer le boîtier de synchronisation de l'arme avant d'avoir sorti le porte-mécanisme.

 

1. - Sortir le boîtier de synchronisation de l'arme comme on vient de l'expliquer pour le démontage sommaire.

2. - Mettre au repos le ressort de percussion en relevant sa pédale.

3. - Abaisser sans le retirer l'axe du chien qui sert de frein à d'autres axes.

4. - Avec le tournevis de la clé de cylindre à gaz, ou avec un tournevis ordinaire, retirer l'axe de détente et la détente.

5. - Retirer de même l'axe de gâchette de tir et la gâchette.

6. - Retirer de même l'axe de la sûreté et la sûreté.

7. - Retirer l'axe du chien et enlever le chien.

8. - Le ressort de percussion glisse vers l'arrière ; repérer le grain qui détermine sa partie arrière et la rainure dans laquelle il s'immobilise.

9. - L'axe de la gâchette de sécurité est maté ; on n'enlèvera celle-ci seulement en cas de nécessité absolue en opérant comme suit :

- limer l'une des extrémités matée pour pouvoir sortir l'axe.

- introduire une corde à piano dans le trou du boîtier, de manière à donner un appui à la lame d'un tournevis avec laquelle on soulève le ressort de la gâchette de sécurité pour dégager celle-ci et pour retirer son axe plus facilement.

10. - Enlever le guide-balle à la partie inférieure du boîtier.


Remontage


On suppose la gâchette de sécurité en place.

1. - Remonter la gâchette de tir en vérifiant qu'une des branches du ressort qui est devant elle s'engage bien dans son logement.

2. - Remonter la détente en remarquant que son axe en U comprend une grande branche qui se met en place en bas et une branche plus petite qui est introduite en haut et sert de butée à la détente.

3. - Remonter la sûreté.

4. - Introduire par l'arrière du boîtier le ressort de percussion dont on engage le grain dans son logement.

5. - Présenter par dessous le chien dont on accroche la chaînette au ressort de percussion ; vérifier que le grain du ressort de percussion est toujours en place ; appuyer le chien sur une table pour l'amener en prise avec la gâchette de sécurité.

6. - Monter le guide-balle.


2. - BLOC D'ALIMENTATION


 

1. - Commencer par enlever la plaque de fermeture de la mitrailleuse et le porte-mécanisme comme il a été dit au démontage sommaire.

2. - Ouvrir le dessous du bloc d'alimentation en faisant basculer la plaque couvre-bielle après avoir fait tourner son ressort de retenue de 90°.

3. - Enlever la bielle articulée qui apparaît.

4. - Retirer le coulisseau du côté éjection (forcer un peu pour effacer le cliquet entraîneur).

On peut alors vérifier le bon état du ressort du cliquet entraîneur.

5. - Dégager le ressort arrêtoir du corps de cliquet de retenue en le faisant passer au-dessus de son frein et en le rabattant de 90U contre la partie avant du bloc.

6. - Retirer le levier du cliquet arrêtoir en le tirant vers le haut par ses deux extrémités en s'aidant au besoin d'une lame de tournevis introduite sous la partie avant levier, près de son axe.

7. - Dégager le plafond du bloc en le faisant glisser vers l'avant, en le frappant à petits coups de manche de tournevis.

8. - Le guide-arrêtoir de balles ne peut s'enlever qu'après dévissage du canon. 

 

Remontage 

 

Celui-ci se fait sans difficulté par les mêmes opérations en sens inverse ; on veillera simplement à mettre le coulisseau en place en l'introduisant par le côté alimentation pour faciliter l'effacement de son cliquet.


3. - PORTE-MÉCANISME


1. - Commencer par le retirer de l'arme suivant la méthode du démontage sommaire.

2. - Soulever la partie arrière de l'enclume au moyen d'un tournevis appuyé sur l'axe arrêtoir.

3. - Basculer l'enclume vers l'avant avec la main droite pour dégager le transporteur que l'on retient avec la main gauche.

Enlever l'axe de l'enclume.

4. - Retirer la chandelle en enlevant son axe.

5. - Retirer le transporteur en le dressant, par rotation de sa partie arrière, perpendiculairement au porte-mécanisme puis en le tirant vers l'arrière. Il est inutile de démonter le transporteur.

6. - Pour retirer le piston il faut se servir du tournevis de la clé de cylindre à gaz et l'introduire dans la fente de la came d'alimentation pour Sa dégager de sa pédale et de son cran de retenue en même temps que l'on chasse cette came vers l'avant par petits coups de massette pour l'élever en la faisant glisser sur le plan.

Retirer le piston en le faisant tourner sur lui-même de 90°.

 

Remontage

 

Procéder en sens inverse, en veillant particulièrement à la bonne mise en place du transporteur car il peut arriver que son axe ne soit pas engagé dans l'encoche: il en résulterait pour les armes d'aile et de tourelle l'inefficacité de l'obturateur du cran de gâchette. 

 

File9179

 

 

AFFUT DARNE 

 

La Maison DARNE a mis au point un affût qui :

- prévient contre les fausses manœuvres,

- sert de sûreté,

- sert de support réglable.

Il comporte à l'arrière un axe pour fixation de la semelle d'attache de l’arme ; à l'avant une bague enserrant le canon et réglable en hauteur et direction ; une poignée d'armement portant, d'une part une came chargée d'entraîner le bouton d'armement et d'autre part un doigt qui glisse contre une crémaillère.

La sûreté de manœuvre est obtenue automatiquement comme suit :

La came a pour rôle de lâcher le bouton d'armement seulement au bout de la course arrière et de lui permettre son retour en avant.

Dans ce but, elle porte une rampe qui provoque son abaissement lorsqu'elle vient glisser sur la butée.

Le doigt glissant contre la crémaillère est toujours en prise tant que la manœuvre n'est pas faite à fond ; ii est donc impossible de revenir vers l'avant sans une manœuvre complète.

La crémaillère est rivée sur une rampe souple qui lui permet de s'écarter du flasque pour laisser le doigt revenir vers l'avant après une manœuvre d'armement. Le doigt fait donc le tour de la crémaillère.

La mise à la sûreté de l'arme peut se faire en armant à moitié, ce qui arrête le doigt sur l'un des crans de la crémaillère (sans compter la possibilité de manœuvrer le doigt de sûreté de l'arme).

La manœuvre se réduit, pour le pilote, à tirer la poignée d'armement jusqu'à ce qu'elle puisse revenir vers l'avant et il peut la lâcher ou l'accompagner sans qu'il en résulte aucune conséquence; il doit simplement constater qu'elle peut revenir vers l'avant, sinon il doit la tirer davantage en arrière.

 

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  • Je suis un historien aéronautique bien connu et j'ai publié de très nombreux articles, et j'ai visité de nombreuse base aérienne, en France et en Europe; ainsi que trois ouvrage sur: Les Autogires, les Loire 46, et les Bloch 174.
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