Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:08

Le matériel de bombardment français de 1939/40

 

(C) Jacques Moulin 2013.

 

Les croquis sont extraits des notices d 'époque et ont été retouché par l'auteur 

 

 

Les avions de bombardements de nuit français de 1939 avaient pour utilisation essentielles l’offensive par le lancement de bombes diverses sur le camp adverse.

L’action de bombardement comporte et nécessite plusieurs choses :

1)       un viseur de bombardement (Hors sujet pour le moment).

2)       des lances bombes.

3)       un poste de commande.

 

2) Les lance-bombes.

 

Les bombardiers étaient équipés de deux types de lance-bombes, les lance-bombes interne et des lance-bombes externes.

 

1) LANCE-BOMBES INTERNES :

 

Ces lance-bombes étaient montés dans des soutes à bombes situés dans le fuselage des appareils, ces soutes étaient en fait des caisses de forme et de dimensions normalisées, ce qui faisait que suivant les largeurs de fuselage le nombre de soute étaient d’une ou de deux, parfois sur les appareils au fuselage plus large, les soutes étaient montées latéralement avec un passage entre les deux (Bloch 3210 ou Amiot 143), par contre les Bloch 131  n’avait qu’une soute, et les Bloch 174/175/176 deux mais pas de passage possible entre les deux.

Il y avait deux modèles de lance-bombes de soute les modèle « D » dans lesquelles les bombes de petite poids (10 et 50 kg étaient et les type « S » qui recevaient les bombes plus grosses placées horizontalement.

 

a)                 Lance-bombes ALKAN verticaux type « D » modèle 1923.

 

Dès le début des années 30 le STAé normalisa les lances bombes verticaux pour pouvoir lancer verticalement des bombes de faible puissance, ces systèmes remplaçaient les lances bombes (souvent externe) qui étaient utilisé sur les avions de l’époque.

Comme les lance-bombes type S les modèle type D étaient monté à l’intérieur des soutes à bombes par paire sur les « lourds » et simple sur les « léger » leur capacité de largage était soit 32 bombes de 10 kg ou 40 de 10 kg, ou 5 de 50 kg  ou 6 de 50 kg ou 10 de 50 kg. Les bombes sont accrochées par la pointe par un crochet qui s’ouvre soit automatiquement par commande électrique soit à la main.

Ces lance-bombes désignés sous la rubrique générale : lance-bombes type D existent en plusieurs modèles, différent seulement par le  nombre et le genre de bombes qu’ils peuvent emporter.

Dans ces modèles les bombes étaient suspendu par la pointe et destiné a être principalement lâché en traînée  

Les modèles utilisés  à partir de 1933, étaient interchangeables entre eux :

1) - 10 X 50 / 40 X 10 (10 bombes de 50 kg ou 40 bombes de 10 kg ; (total maximum 500 kg).

2) - 8 X 50 / 32 X 10 (8 bombes de 50 kg ou 32 bombes de 10 kg ; (total maximum 400 kg).

3) - 5 X 50 / 20 X 10 (5 bombes de 50 kg ou 20 bombes de 10 kg ; (total maximum 250 kg).

 

Tous ces modèles fonctionnent de la même façon :

- Ces lance-bombes sont amovibles et remplaçable par d’autres modèles.

- Le cadre support fixé sur l’avion par le constructeur comprend les organes de fixation normalisés.

- Les organes d’entraînement.

- Les commandes.

 

De forme générale identique à celle du lance-bombes F.12/10. La plaque support de mécanisme comporte autant de déclencheurs que de bombes emportées. Les bombes sont larguées soit à la main (délestage de l’avion par le pilote) soit automatiquement (divers modes de bombardement par le bombardier).

Le déclanchement automatique est obtenu par une ou deux chaînes sans fin portant une ou deux cames et entraînées par des pignons, commandés par un arbre.

Dans chacun des mécanismes de déclanchement (fig. 49) (qui sont semblables à ceux vus précédemment) le levier de déclanchement porte, du côté opposé à la grande branche, un troisième trou sur lequel est fixé un piston qui se meut dans un cylindre comportant à l’intérieur, un ressort (ressort limiteur d’efforts). Le cylindre est fixé à un levier coudé, pouvant pivoter autour d’un axe et terminé par un galet.

 

 

Fig 132. (3)

 

 

Le cadre support. (Qui fait partie de la soute proprement dites)

 

Il est placé à demeure sur l’avion, il en existe 3 types :

 

Le cadre C 1 qui peut recevoir les 10 x 50 – 8 X 50 – 40 X 10 – 32 x 10.

 

Le cadre C 2 qui peut recevoir les  5 X 50 – 20 X 10.

 

Le cadre C 3 qui peut recevoir les  8 X 50 – 32 X 10.

 

Chacun de ces cadres comporte le nombre de broches filetées et de poupées nécessaire pour fixer chaque lance-bombes.  

 

Les organes d’entraînement.

 

La poupée d’entraînement (modèle 1925 – commandé par chaîne, ou modèle 1926 commandes rigides) dont le mouvement de rotation est transmis aux pignons des chaînes porte cames par l’intermédiaire de l’arbre  de commande. La poupée d’entraînement est débrayable pour permettre le hissage du lance-bombes et le réglage des commandes.

 

Le moteur à caoutchouc (modèle 1925 commandés par chaînes) (modèle 1926 commandes rigides) fournit l’énergie nécessaire pour produire la rotation de l’arbre de commande du lance-bombes.

 

Le ressort moteur est constitué par un tube en aluminium, contenant un faisceau de fils de caoutchouc. Ce faisceau est lié d’une part à une poignée fixe réglable, d’autre part à un régulateur centrifuge. Il travaille au détorsionnement. L’axe du régulateur porte : des pignons (modèle 1925) ou un embout d’entraînement (modèle 1926).

 

La chaîne(modèle 1925)

 

Les arbres de commandes rigides (modèle 1926) qui transmettent le mouvement de rotation aux divers organes.

 

Les commandes.

 

Par le pilote :

 

Le poste I - S. Constitué par une plaque supportant un levier à poussoir. Sur le tambour sont gravées les indications suivantes : « une flèche » dont la pointe est tournée vers le bas - « déclenché ». Ce levier actionne tous les verrous cames simultanément jusqu’à la position « déclenché ».

 

Par le bombardier :

 

Le poste I- SM.Constitué comme le précédent, mais le tambour porte « sécurité » - « chargement et tir ».- Le levier actionne tous les verrous cames simultanément jusqu’à la position « chargement » permettant ainsi le tir automatique.

 

Le poste principal de commande D.4. se monte sur une plaque support fixée sur l’avion et s’interpose entre le moteur caoutchouc et l’arbre de commande du lance-bombes. Il constitue une sorte de régulateur qui permettra au bombardier l’exécution de tous les tirs. (Le poste D.4 est détaillé dans la rubrique poste de commande).

 

Fonctionnement

 

Le déclenchement des bombes par le pilote s’obtient par le mouvement de rotation imprimé aux verrous cames par le levier et le câble sous gaine. Le levier étant sur « déclenché » les cames sont venues à la position haute et ont soulevé tous les leviers de déclenchement.

 

Le déclenchement des bombes par le bombardier, ne peut être réalisé que par le poste D.4. Néanmoins le tir n’est possible que si les déclencheurs sont déverrouillés. Le bombardier doit donc, avant chaque tir, amener son levier sur la position « chargement et tir », les verrous - cames sont placés parallèlement aux deux branches du levier de déclenchement. Lorsque l’une des cames fixées sur la chaîne passera, sous le galet, le levier coudé, pivotera autour de son axe entraînant vers le bas, le cylindre, le ressort limiteur d’efforts, le piston et par conséquent le levier de déclanchement auquel il est lié.

 

Le ressort de rappel du levier de déclenchement étant plus faible que le ressort limiteur d’efforts, il ne s’opposera pas au mouvement du levier, qui se soulèvera et libérera la bombe (fig. 50).

 

  Fig 133. (3)

 

 

 

 Fig 134. (3)

 

Lorsque le levier est à la position « sécurité » les verrous - cames sont au contact de la branche inférieure du levier de déclenchement et le mécanisme est verrouillé. Au passage de l’une des cames fixées sur la chaîne, le galet se soulève entraînant le levier coudé et le cylindre.

Le levier de déclenchement, verrouillé, par verrou – came, reste fixe maintenant le piston dans sa position. Le ressort limiteur, interposé entre le cylindre et le piston, absorbe l’effort tout en permettant le mouvement de translation de la chaîne. Les bombes restent accrochées  (fig. 51)

 

b) Lance-bombes ALKAN horizontaux type « S » modèle 1932 4 x 200 :

 

Etudier en 1932 suite à une demande de l’Etat-major qui datait de 1930 pour remplacer les bombes larguées verticalement, ou sur des lances bombes extérieurs  pour pouvoir emporter 4 bombes de 200 kilos (maxi) en soute, bombes montées horizontalement. Ce programme appelé A 33 concernait les bombes de 100 et 200 Kg, ce système était principalement pour but de remplacer les Lance-bombes G.P.U. ou T.G.P.U., bien que sur certains avions, y compris le Bloch 210, les lance-bombes type « S » étaient complétés par des lance-bombes externes, (type T.G.P.U. pour le Bloch 210).

Il pouvait lancez suivant les modèles soit 5 ou 7 bombes de 100 kg, soit 4 ou 5 bombes de 200 kg.

Ces lances bombes pouvait dans les bombardiers dit « lourd » appareils qui comprenait les Bloch 210, être montés par paire.

Dans ce système les bombes étaient tenu par des petit cônes maintenant l’avant des bombes protégeant les fusées, ces cônes de protection étaient éjectés lors du lancement.

Ces lances bombes pouvaient aussi lancer des paquetages de bombes diverses.

Un autre type de ce lance-bombes était le type 33 de « SADEA-Gardy », qui semble interchangeable avec les lance-bombes ALKAN.

 

Extraits de la notice N.H.F. :36 sur le Lance-bombes type S.

 

INTRODUCTION.

 

D'une part, la nécessité de concentrer le plus possible de bombes (charge variable) des gros avions au voisinage du centre de gravité, et, d'autre part, le souci de faire disparaître à l'intérieur de l'avion les projectiles et leurs supports dont la résistance à l'air est loin d'être négligeable, ont conduit à imaginer de rassembler les bombes de 100 et 200 kilogrammes dans une soute où ils sont placés horizontalement les uns au-dessous des autres à l'intérieur de la carlingue. Cette soute est le lance-bombes type S.

Par la même occasion, on a réalisé le déclenchement électrique coup par coup et par salve et on a prévu que le poste qui ferait ces opérations pourrait aussi assurer le tir de tous les autres lance-bombes de l'avion. C'est le poste de commande électro-régulateur.

Comme l'armement en lance-bombes varie avec le type de l'avion, il existe autant de poste électro-régulateur que de type d'avion de bombardement moderne.

Enfin, l'emploi d'un matériel électrique perfectionné pouvant amener des déboires, soit que ce matériel ne soit pas encore très au point, soit que le personnel chargé de le mettre en œuvre ait des défaillances, on a prévu un déclenchement mécanique, véritable déclenchement de secours du lance-bombes type S.

 

VARIÉTÉS DE LANCE-BOMBES TYPE « S ».

 

On peut trouver sur les avions modernes les variétés suivantes de L-B. Type S : 4 X 200, 5 X 200, 5 X 100, 7 X 100

 

Description générale d'une installation type « S ».

 

Une installation complète de lance-bombes type S, modèle 1932,, se compose des différents éléments suivants:

A. Lance-bombes proprement dit;

B. Guides de fusées et organes de protection;

C. Commandes normales et de secours;

D. Postes de commande.

 

  Fig 135. (3)

 

 

a.            Lance-bombes proprement dit et fixation.

 

Un lance-bombes type S, modèle 1932, se compose essentiellement des éléments suivants :

a. Échelle des poutrelles oscillantes ;

b. Échelles des appuis ;

c. Montants supports des déclencheurs auxiliaires.

a. Échelle des poutrelles oscillantes.

Deux montants verticaux (P), formés de profilés rivés, et comportant sur une de leurs faces une semelle en bois constituant glissière, sont reliés par des tubes entretoises horizontaux (Q) et constituent un ensemble rigide qui supporte les poutrelles oscillantes des mécanismes (c).

Les deux montants sont percés de trous (S) placés symétriquement par rapport à l’axe sur deux lignes verticales, de chaque côté du plan des tubes entretoises.

Les poutrelles des mécanismes oscillent entre les deux montants, également de part et d’autre de la verticale. Elles comportent chacune, en allant de l’avant vers l’arrière :

— un appui avant fixe (W) ;

— un déclencheur K.200, Modèle 1932, à commande électrique (T) comprenant un dispositif de commande mécanique à main (V) ;

— un appui réglable (U).

La symétrie de cet ensemble est telle que l’on peut accrocher indifféremment l’échelle des poutrelles oscillantes à droite ou à gauche de la case réservée aux bombes.

Dans les montants, les séries de trous placés vers l’extérieur de la case servent à la fixation de l’échelle, tandis que les trous situés vers l’intérieur reçoivent les boulons (B) maintenant les appuis de bois (A).

La fixation des montants de l’échelle se fait normalement en deux points : un à chaque extrémité. S’il y a intérêt, un troisième point de fixation peut être prévu vers la partie médiane.

Les ferrures doivent supporter avec le coefficient dix les charges de l’échelle.

Outre les appuis et les trous de fixation, les montants portent :

Pour le montant avant,

— à la hauteur de chaque poutrelle, les trous (C) en forme de boutonnière, nécessaires à la fixation du renvoi de poulie (F) ;

— à la partie inférieure, la fixation du dispositif support du treuil de hissage (L) ;

Pour le montant arrière,

— sensiblement à mi-hauteur, une plaque de bornage (0) permettant de raccorder le lance-bombes à la canalisation de l’avion. Cette plaque est normalement recouverte d’un capot.

 

b. Échelle des appuis.

 

Cette échelle est formée de deux montants en U ( C ) réunis par des entretoises (G).

Deux semelles en bois dur (D) sont fixées au moyen de boulons entre les ailes de l’U.

Une série de trous (J) sert à la fixation de cette échelle sur l’avion.

Cette échelle peut être mise à droite ou à gauche de la case réservée aux bombes. A cet effet, on peut intervertir les appuis de bois qui sont repérés « avant» et « arrière».

La fixation de cette échelle se fait par des chapes en U ou par des équerres. En général, l’effort demandé à ces ferrures est faible ; les appuis n’ayant d’autre but que celui de guider la bombe lors de sa chute.

c. Montants supports des déclencheurs des sécurités largables.

 

Les montants (K) sont formés de profilés en oméga fermés sur la base par une tôle plate rivée.

Sur l’une des faces latérales de l’oméga, ils portent :

1° La série des déclencheurs auxiliaires de sécurité largable (I). Ces déclencheurs à billes du modèle 1932 sont manœuvres électriquement par une bobine située à l’intérieur du profilé (commande normale) ;

2° Un bouton de manœuvre (H) permettant d’amener mécaniquement les déclencheurs à la position active ou inerte {commande de secours).

Sur l’autre face et à la même hauteur que le bouton de manœuvre, la plaque de bornage (M) qui permet de raccorder chaque montant aux canalisations de l’avion.

La fixation de ces montants sur l’avion se fait au moyen de boulons utilisant des trous choisis dans les rangées prévues à cet effet sur les côtés des poutrelles ; un minimum de quatre boulons convenablement répartis est indispensable.

Les deux montants doivent être mis du même côté de la case que l’échelle des déclencheurs.

Tous les organes précédemment décrits sont classés catégorie A, à l’exception des ferrures de fixation. Celles-ci doivent donc être montées en attente par l’avionneur.

 

b. Guide de fusées et dispositifs de protection.

 

Les protections faisant l’objet de ce chapitre doivent être montées entièrement par l’avionneur. Leur présence n’est pas absolument nécessaire et la réalisation présentée ici n’est donnée qu’à titre indicatif.

Guides de fusées.

Les fusées employées sur les bombes de 100 et de 200 kilogrammes sont protégées par un chapeau conique d’acier pesant environ 2 kilogrammes et qui, lors du largage actif de la bombe (fonctionnement normal) est projeté dans l’axe de la bombe et vers l’avant par un ressort.

Il est donc désirable de guider cette masse d’acier pour en assurer l’évacuation, et éviter la détérioration d’organes de l’avion se trouvant sur sa trajectoire. Une ferrure en V est représentée sur la planche III à titre d’exemple.

Protection de la cellule de renforcement de l’empennage (planche I, fig. 2).

La cellule de renforcement d’empennage des bombes de 100, 200 et 500 kilogrammes présente un bord tombé en tôle d’environ 1 centimètre de largeur. On doit donc éviter que, lors du largage d’une bombe dans des conditions défavorables, ce bord tombé ne vienne heurter et entailler une partie quelconque de l’avion.

A cet effet, une tôle (P) protège les longerons ou traverses que la bombe pourrait rencontrer dans sa chute.  

c. Commandes normales et de secours.

 

Dans l’installation de lance-bombes type S, modèle 1932, aucune liaison mécanique n’est à prévoir entre le poste de bombardier et les lance-bombes.

La mise des déclencheurs auxiliaires à « active » ou à « inerte », le tir des projectiles par salves, en traînée, ou coup par coup, se fait du poste de bombardier en manœuvrant les interrupteurs correspondants et en appuyant sur la gâchette du pistolet de tir.

Pour le chargement et le déclenchement de secours, les manœuvres se font sur le lance-bombes même. Aucune action n’est nécessaire au poste de commande.

L’avionneur doit prévoir, pour chaque lance-bombes type S :

1° Une canalisation de n + 3 fils (n étant le nombre de bombes pour lequel le lance-bombes a été étudié), allant du poste à la boîte à bornes de l’échelle des déclencheurs de chaque lance-bombes. Cette canalisation a environ 20 millimètres de diamètre ;

2° Une canalisation à deux fils reliant tous les montants des déclencheurs auxiliaires de tous les lance-bombes type S entre eux et au poste de commande ; cette canalisation a environ 10 millimètres de diamètre.

 

d. Poste de commande. (Voir plus loin)

 

Le poste de commande électrique du lance-bombes type S se présente sous différents aspects suivant l’équipement de l’avion en lance-bombes.

Il permet :

1° Le tir en traînée des bombes de 100 et 200 kg des lance-bombes type S ;

2° Le tir coup par coup de ces bombes ;

3° Le tir par salves des bombes des lance-bombes type S (une par lance-bombes) dans le cas où l’avion emporte plusieurs lance-bombes type S ;

4° Le tir coup par coup des bombes de 500 kilo des lance-bombes  G.P.U. ou / et T. G. P. U. ;

5° Le tir simultané de toutes les bombes des lance-bombes G.P.U. ou / et T. G. P. U.

 

2) LANCE-BOMBES EXTERNES :

 

Ces lances bombes étaient destinés à être montés sous les ailes ou le fuselage des appareils pour permettre l’emport de bombes de plus ou moins forte puissance qui ne pouvait être montés dans les soutes a bombes des appareils.

Les Lance-bombes monté sous les bombardiers étaient ceux décrit ci-dessous.

 

a)           Lance-bombes ALKAN Type T.G.P.U. (Très Grande Puissance Unitaire).

Modèle 1924, 1924 bis et 1925.

 

Ce lance-bombes extérieur est destiné au tir des bombes jusqu’à 500 kg.

Ces trois modèles de lance-bombes qui descendait des lances bombes type 1923 étaient identiques comme emploi et disposition des organes aux appareils précédents.

Ils ne différaient que par la nature des métaux employés et les types de bombes qui pouvaient être monté dessus.

Description l’appareil est constitué de :

- Une poutrelle.

- Un mécanisme principal de déclanchement.

- Deux mécanismes de sécurité largable.

- Les pièces d’appui.

- Les freins d’hélice.

- Le capotage.

- Les commandes.

La poutrelle :

La poutrelle et en acier (pour les modèle 1924-1924 bis) ou en duralumin (pour le modèle 1925), supporte les divers organes de l’appareil et se fixe directement sous l’avion, ailes ou fuselage.

Mécanisme principal de déclanchement.

Ce mécanisme est basé sur les mêmes pièces que les systèmes antérieurs, mais ces systèmes sont modifiés pour permettre l’adaptation d’un système de déclenchement électrique. Le levier de déclenchement porte une troisième branche sur laquelle pourra agir un électro-aimant. (fig. 44)

 

  Fig 136. (3)

 

 

Mécanismes de sécurité largable.

Identiques, ils sont placés, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière.

Ils se composent :

D’un crochet mobile autour d’un axe et commandé par une tringle actionnée par une biellette sur laquelle agit une bielle à excentrique. Cet ensemble est mis en mouvement par l’axe de commande du verrou came, lorsque le bombardier déclenche la bombe. (fig. 45)

            D’un extracteur coudé mobile autour d’un axe et dont le bec encadre l’extrémité basse du crochet ; il est maintenu dans cette position par un ressort de rappel.

            De deux flasques à galet fixés sur l’arbre de commande relié au poste de sécurité largable. Ces flasques sont montés un peu en arrière de la biellette et en sont tenus éloignés par un ressort de rappel. Ils sont commandés par le poste 4 S.L.

Les pièces d’appui, en tôle d’acier, sont boulonnées sur la poutrelle et portent à leurs extrémités un tube fileté dans lequel se visse une tige terminée par un sabot à rotule dont la position peut être fixée par un contre-écrou.

Les freins d’hélice des fusées constitués par deux tiges d’acier guidées par des axes à écrou à oreille, traversant la poutrelle. L’extrémité des tiges est coudée et peut se loger dans l’un des deux trous percés dans la poutrelle à des endroits judicieusement choisis. La position des freins d’hélice, variable avec la bombe employée, sera maintenue en bloquant les écrous à oreilles.

Le capotage protège les organes. Il est en 4 parties : une centrale à charnière est maintenue fermée par un ressort à lames ; elle recouvre le mécanisme principal. Deux extrêmes, (avant et arrière) maintenues  en place par des crochets à ressort se fixant sur une des entretoises de la poutrelle.

La quatrième partie est amovible et permet de placer le système électrique qui sera maintenu en place par la broche fileté qui fixait le capot.

Les commandes. L’axe de commande du verrou-came porte, à l’extérieur de la poutrelle un maneton qui est relié par un câble sous gaine au poste de commande de tir. Dans certains cas, il est interposé entre le lance-bombes et le poste, un relais d’amovibilité. Le poste de commande de tir constitué comme ceux vus précédemment, comporte 1, 2, …5,….8 leviers sur la même plaque support, suivant le nombre de lance-bombes qui peuvent armer un avion déterminé.

Le poste de commande 4 S.L (voir avec les poste de commande) page ….

 

Fonctionnement

 

Mécanisme principal de déclenchement fonctionne comme celui du lance-bombes précédents.

Mécanismes de sécurité largable.

L’axe de commande du verrou came entraîne en même temps l’excentrique qui chasse la bielle dont l’extrémité est reliée par un axe, à la biellette. Cette biellette est réunie à la tringle de commande par un axe. La tringle est axée à ses deux extrémités sur le crochet et un ressort de rappel les maintient normalement dans la position fermée, c'est-à-dire « active ».

La sécurité largable des fusées est reliée au crochet du mécanisme de sécurité largable par un petit câble d’acier terminé par un anneau accroché sur le bec et poussé vers le bas par l’extracteur coudé.

Pour déclencher la bombe « active » :

L’index du poste 4 S.L. est à la partie basse de la fenêtre, en face de « active », les flasques à galet sont éloignés de la biellette. En agissant sur le levier de déclenchement ; le verrou came prend la position haute et largue le projectile.

L’axe du verrou entraîne l’excentrique qui pousse la bielle ainsi que la biellette. Celle-ci pivote autour de son axe sur la tringle mais ne rencontre pas le galet ; aucun mouvement n’est transmis à la tringle, les crochets restant fermés, le câble se rend et rompt les fils de sécurité largable des fusées qui pourront s’armer pendant la chute de la bombe.

Pour déclencher la bombe « inerte ».

L’index du poste 4 S.L. est amené par rotation du volant sur la position haute en face de « inerte ». Le câble sous gaine déplace les flasques à galet et rapproche celui-ci de la biellette. Pendant l’opération de déclenchement de la bombe, l’excentrique et la bielle chasse la biellette qui rencontre à sa partie basse le galet. Celui-ci formant point fixe, la biellette transmet un mouvement de translation à la tringle qui fait pivoter les crochets ; les extracteurs coudés agissant sous l’action de leur ressort chassent l’anneau qui se décroche du bec.

La bombe est larguée avec ses fusées maintenues inertes par leur système de sécurité largable.

De plus un troisième mécanisme de sécurité largable est placé vers le centre de la poutrelle pour permettre son utilisation dans le tir des bombes en service dans l’aviation militaire et dans l’aviation maritime.

 

b) Lance-bombes pour engins éclairants :

 

Chaque appareil étaient équipé d’origine de 4 (deux sous chaque ailes) lances bombes type B.E. modèle 1933, destiné au lancement de bombes éclairantes, de plusieurs modèle.

 

  Fig 137. (3)

 

 Fig 138. (3)

 

 

Bombe Eclairante V.M.3.( Bombes Michelin).

 

GÉNÉRALITÉS (extraits de la notice)

 

Le lance-bombes type B.E., modèle 1933, pour engins éclairants a été conçu pour emporter :

— la  bombe  éclairante  Michelin  N° 3 (ou V.M. 3) (poids 13 kgs) ;

— la bombe éclairante modèle 1933.

Pour pouvoir s'accrocher dans l'appareil, ces deux bombes doivent être munies de ceintures spéciales dont le modèle est donné dans la présente notice.

Le lance-bombes est composé d'une poutrelle contenant un déclencheur spécial, dit «déclencheur K-10 3,E modèle 1933».

Le déclenchement normal de la bombe est électrique. Toutefois, un dispositif de commande mécanique effectue le largage total de tous les projectiles en cas de nécessité.

La poutrelle a été construite pour pouvoir facilement constituer, avec des poutrelles semblables, un ensemble rigide d'un nombre quelconque de lance-bombes. La liaison est faite par tubes profilés dans l'un desquels passe la commande de secours.

Les poutrelles sont munies d'appuis à l'avant et à l'arrière. L'appui avant est monté à ressorts, l'appui arrière est fixe.

 

DESCRIPTION DU LANCE-BOMBES.

 

On peut décomposer la description du lance-bombes type B.E. modèle 1933 en quatre parties principales. Ce sont :

1°         Poutrelle;

2°         Déclencheur ;

3°         Mécanisme  de commande ;

4°         Appuis et  frein d'hélice.

On terminera en donnant le détail des dispositifs d'assemblage avant et arrière, et le montage du dispositif d'accrochage des Bowden de commande.

1° Poutrelle.

 

 

  Fig 139. (3)

 Fig 140. (3)

 

La poutrelle est constituée par un U renversé (8) en duralumin (voir figure 77). Ce U est fermé dans  le bas par un  capot rivé (2).

La poutrelle porte de l'avant vers l'arrière divers organes qui sont :

a) 5 entretoises tabulaires, telles que (4), raidissant l'appareil et formant trous de fixation avant.

b) 1 grosse entretoise tubulaire (6) permettant le passage de la broche d'assemblage des poutrelles. Autour du trou ainsi ménagé, une pièce découpée (7) forme embase et maintient en place le tube profilé (1) lors de l'assemblage de plusieurs poutrelles.

c) 2 entretoises tubulaires (24 et 27) formant trous de fixation du déclencheur.

d) Le même dispositif qu'en b).

e) Aussitôt après l'entretoise précédente et toujours à l'intérieur de la pièce découpée (7) dépasse le bout d'arbre du dispositif de commande. Cet arbre est en forme d'olive tronquée et est muni d'une fente de tournevis. Cette extrémité est visible en (35) dans la figure 2.

f) Une seconde série de 5 entretoises tabulaires formant trous de fixation arrières, telle (15).

Le capot inférieur porte  de l'avant vers  l'arrière :

a) Un renfort portant 2 trous taraudés, et qui sert à la fixation du dispositif de frein de fusée.

Ce frein se compose d'un levier en forme de sabre articulé dans une chape venant se fixer sur le support précédent et terminé à son extrémité libre par une fourche venant emboîter l'axe de la fusée.

b) Les 4  trous de fixation  de  l'appui avant.

c) L'encoche (26)  de mise en place du  déclencheur.

d) Le renfort de fixation de l'appui   arrière.

e) Un renfort analogue au renfort avant et pouvant recevoir l'embase de frein de fusée.

 

2° Déclencheur

 

Le détail du déclencheur, dont l'ensemble est visible sur la figure78.

Il se compose de 2 flasques de tôle maintenant l'ensemble du mécanisme intérieur. Ce mécanisme comprend :

a) Un crochet (1) mobile autour d'un axe (2), relié par un ensemble de 2 biellettes (3) à un levier came (6). Ce levier pouvant tourner autour d'un axe (4) porte un bec s'appuyant sur une portée du levier de déclenchement (5) lorsque le déclencheur est à la position " armé ". Si la portée s'efface par rotation du levier de déclenchement, le crochet tombe et libère la charge.

b) Un levier de sécurité (9) équilibré par une masse à sa partie supérieure est entraîné par le piston plongeur (11) d'un électro (12). Dans son mouvement, le levier de sécurité assure deux fonctions successives :

— en premier lieu, il libère le levier de déclenchement maintenu auparavant bloqué par un bec s'appuyant sur la portée inférieure (10) du levier de sécurité.

— ensuite, il emmène lui même le levier de déclenchement en agissant par son doigt (8). Le levier de déclenchement s'efface et libère ainsi le levier came qui bascule et déclenche la charge du lance-bombe.

Dans la figure 3, les différentes pièces sont représentées en traits gras dans la position « enclenché » et en traits plus fins et ombrés dans une position intermédiaire avant l'ouverture totale.

Le levier de sécurité est rappelé à la position normale par un ressort.

Le levier came porte un renflement circulaire (7) centré sur l'axe de rotation et qui empêche le retour du levier de déclenchement, tant que le déclencheur n'est pas en position armée.

Cette disposition évite l'obligation de retenir à la main le levier de sécurité quand on procède au chargement.

Une canalisation électrique (28) passant dans un guide câble (36) assure la liaison du déclencheur aux broches d'arrivée du courant d'alimentation de lance-bombes, tout en permettant le démontage du déclencheur.

 

3° Mécanisme de commande. (Voir figure 79)

 

L'arbre de commande (35), dont les extrémités sortent de chaque côté de la poutrelle, porte un maneton (34) calé sur cet arbre et bloqué par une vis formant goupille.

Ce maneton emmène par l'intermédiaire d'un ressort (33), formant limiteur d'effort, la tige (32) qui porte à son extrémité le poussoir (31). Ce poussoir guidé par la pièce (30) attaque la partie supérieure du levier de sécurité du déclencheur, et entraîne le largage mécanique de la charge ; les différentes pièces fonctionnent de la même manière que lors du déclenchement normal

 

4° Appuis et freins d'hélice

 

L'appui avant est composé d'une pièce en U renversé d'angle très ouvert (22) emboîtant le corps de la bombe. Sur cette pièce sont rivés 2 tiges (21) coulissant dans une platine (20). La platine, lors du montage de l'appui sur l'appareil, est vissée sur les barrettes (3).

Les deux tiges pénétrant à l'intérieur de la poutrelle sont guidées à leur partie supérieure par une pièce spéciale (5) et repoussées vers le bas par des ressorts (19) introduits au moment du montage. Deux goupilles empêchent les tiges de quitter la platine.

L'appui arrière (14) est une simple pièce en V renversé et très ouvert, maintenue par quatre vis sur un renfort intérieur de la poutrelle.

Deux pièces en forme de chape, situées l'une à l'avant, l'autre à l'arrière, peuvent recevoir le frein d'hélice dont la fourche extrême maintient l'axe de l'hélice de la bombe lorsque celui-ci est en place.

 

5° Dispositif  d'assemblage

 

Le dispositif d'assemblage avant se compose (voir figure 2).

a) d'une broche (10) munie à l'une de ses extrémités d'une collerette (9) de forme et à l'autre d'un embout fileté (11). La longueur de cette broche dépend du nombre de poutrelles à assembler. Le serrage des poutrelles se fait à l'aide de l'écrou (17) appuyant par l'intermédiaire d'une rondelle de forme (16).

b) d'autant de tubes entretoises qu'il y a de poutrelles à assembler moins une. Ces tubes, du genre dit «torpédo», s'emboîtent exactement dans les pièces (7) plaquées sur le côté de la poutrelle. La longueur de ces tubes dépend de l'emplacement de deux poutrelles consécutives. Toutefois, elle ne doit pas être inférieure à 1 30 %, l'entraxe de deux poutrelles devant être au moins égal à 165 m/m (diamètre du projectile à emmener augmenté des jeux nécessaires).

Le dispositif d'assemblage arrière est identique au dispositif avant. Il comporte exactement les mêmes pièces, mais en plus comprend les tubes (12) de liaison des arbres de commande (35). Ces tubes, dont la longueur est inférieure de 18 m/m à celle des tubes entretoises (1) — tubes torpédo — sont munis à chaque extrémité d'une goupille diamétrale s'engageant dans la fente de tournevis de l'embout de l'arbre (35).

 

6°   Dispositif  d'accrochage  du Bowden de commande.

 

 

 

Fig 141. (3) 

 

 

Quand l'assemblage des poutrelles est effectué, il reste de chaque côté sur les poutrelles extrêmes, un embout d'arbre de commande.

Sur le côté de l'ensemble qui sera, lors du montage du lance-bombes sur l'avion, le plus près du poste de commande, il sera monté un maneton (5) (voir figure 4).

A cet effet, on plaque sur le côté de la poutrelle une tôle de forme (6) serrée sur la poutrelle par un boulon (10) passant dans le trou de fixation suivant immédiatement l'embout de l'arbre. Cette tôle est par ailleurs centrée par l'extérieur de la pièce (7) (figure 2) rivée sur la poutrelle.

La pièce de tôle (6) porte un boulon baril (9) recevant la vis creuse de réglage du câble de commande et les 2 pieds (3 et 8) servant à la fixation du capot.

Le maneton (5) monté sur l'embout porte à chacune de ses extrémités un moyeu attache-goupille de câble (4). Il est rappelé en arrière par un ressort (7). Le maneton peut être monté sur son axe dans un sens ou dans l'autre, le moyeu attache-goupille de câble se trouvant placé soit en haut, soit en bas.

Cette disposition permet la commande mécanique par l'avant ou par l'arrière du châssis et à cet effet le capot (1) porte deux échancrures telles que (2) permettant au maneton de se débattre dans ses deux positions.

 

Les postes de commandes :

 

Chaque type d’avion avait en parallèle des postes de commandes électrique et mécanique, en effet a cette époque l’utilisation de l’électricité dans les appareils étaient un peu limite, et avait parfois des problèmes du a l’électricité statique ou a des défauts d’isolement. Donc pour remédier à des problèmes éventuels, les postes de commande électrique étaient tous doublés par des postes de commande mécanique.

 

Le poste de commande 4 S.L.

 

Ce poste commande les flasques à galets du mécanisme de sécurité largable. L’axe de commande des flasques porte à l’extérieur de la poutrelle, un maneton qui est relié, par un câble sous gaine, au poste 4 S. L. Un poste 4 S. L. permet la commande de la sécurité largable de 4 lance-bombes.

Il se compose :

D’une plaque support, portant à sa partie avant un volant et un index qui se déplace dans une fenêtre verticale ; deux positions sont repérées : en haut « inerte » en bas « active ». A l’arrière de la plaque, l’axe du volant porte un pignon d’angle  sur lequel s’engrène un autre pignon à 90° solidaire d’une vis sans fin sur laquelle est monté un écrou qui peut se déplacer de bas en haut et haut en bas sans suivre le mouvement de rotation de la vis . Cet écrou qui porte l’index est guidé par deux tiges verticales et entraîne les grains des 4 câbles sous gaines qui le relient aux manetons de sécurité largable des lance-bombes. Quatre vis creuses permettent le réglage de la tension des câbles.

 

Le poste de commande D 4 pour les lance-bombes type D.

 

Généralités

 

Le tir « en traînée » (mode général de bombardement pour les bombes de petit calibre) exige un matériel qui permette le transport d’un nombre important de projectiles et leur déclenchement d’un nombre de salves déterminés dans des temps déterminés.

Il est donc nécessaire que les lance-bombes aient un organe de commande satisfaisant, en particulier, aux différentes conditions suivantes :

- Emploi facile pour le bombardement (diminution du nombre des poignées de déclenchement).

- Déclenchement soit complet, soit partiel du chargement (suivant l’importance des objectifs à battre).

- Déclenchement du chargement en des temps calculés (de manière à réaliser des longueurs convenables de traînée suivant les objectifs).

Le poste D.4 répond à ces différentes conditions.

On y remarque, en effet :

-    Un seul organe de déclenchement (réalisé par la poignée pistolet) ;

 

 

  Fig 142. (3)

 

 

 

- Un contrôleur de débit (permettant de tirer le nombre de salves estimées nécessaire, et de savoir après un déclenchement, le nombre de salves restant dans le lance-bombes).

- Un appareil spécial permettant de déclencher les différentes salves dans des temps déterminés (de manière à obtenir au sol les longueurs de traînée voulues).

La force qui provoque le déclenchement des mécanismes des lance-bombes est fournie par un accessoire du lance-bombes, le ressort moteur. Le poste D. 4 est l’organe qui permet ou nom à cette force d’agir.

Les 3 opérations permises par le poste D. 4 s’énumèrent donc, d’une façon simple :

1°) Tirer quand on le veut (tir).

2°) Tirer le nombre de salves que l’on veut (limitation) ;

3°) Ménager entre chaque salve les intervalles de temps que l’on veut (régulation).

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by aerophile - dans Armement
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le bloc-note de aerophile
  • Le bloc-note de aerophile
  • : Receuil de reportages et de textes divers et variés sur l'histoire aéronautique pour faciliter la vie des chercheurs et des amateurs d'aviation.
  • Contact

Profil

  • aerophile
  • Je suis un historien aéronautique bien connu et j'ai publié de très nombreux articles, et j'ai visité de nombreuse base aérienne, en France et en Europe; ainsi que trois ouvrage sur: Les Autogires, les Loire 46, et les Bloch 174.
  • Je suis un historien aéronautique bien connu et j'ai publié de très nombreux articles, et j'ai visité de nombreuse base aérienne, en France et en Europe; ainsi que trois ouvrage sur: Les Autogires, les Loire 46, et les Bloch 174.

Recherche