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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:06

L’organisation de le Luftwaffe avant et pendant la 2ème Guerre Mondiale.

 

Nota : Ces documents ont été rédigés à l’origine par les services spéciaux français en 1944, donc ils ne sont pas forcement entièrement exacts.

 




 

AVANT-PROPOS

La présente Notice sur « l'Armée de l'Air allemande » a été rédigée en grande partie en septembre 1944, c'est-à-dire, par suite des délais nécessaires à sa publication et à sa diffusion, trop tard pour qu'elle puisse être d'une réelle utilité au cours des derniers mois d'opérations.

Bien qu'elle soit loin d'être complète (les questions relatives à l'industrie aéronautique, la production, le matériel, la flak, etc..., n'y sont pas traitées) (1), elle présente une vue assez précise et exacte de l'Organisation supérieure de la Luftwaffe, de l'Organisation territoriale et des Grandes Unités Aériennes telles qu'elles existaient en 1944 et telles qu'elles se sont sensiblement conservées jusqu'à la capitulation allemande en

avril 1945.

La diffusion de cette notice, quoique tardive, a donc paru intéressante à un double point de vue :

— A titre historique, parce qu'elle est un point final à la longue suite de renseignements publiés par le 2e Bureau de l'Armée de l'Air sur l'évolution de la Luftwaffe depuis sa création jusqu'à sa fin et qu'elle ne sera pas inutile aux études d'après-guerre.

— Dans un but plus immédiat pour servir de document de base aux Organes de Contrôle et de Recherche en Allemagne occupée.

Enfin, il est maintenant possible de ne plus considérer ce document comme « Secret » et de lui donner, par conséquent, une très large diffusion.

 

Le Chef du 2e Bureau de l'Etat-major Général «Air»,

 

Signé : SAUBESTRE.

 

 

 

 

(1) nota. — Pour l'Organisation de l'Industrie Aéronautique, voir le «Répertoire des Usines aéronautiques allemandes » diffusé en avril 1945 par l'E.M.G.A./2e Bureau.

Pour le matériel, voir le « Carnet de silhouettes d'avions allemands »  diffusé en juin 1945 par PE.M.G.A./2e Bureau.

 

 

 

SOMMAIRE

 

CHAPITRE  I.

Administration Centrale et Commandant en chef de la Luftwaffe :

1 ° Généralités   ..........................................

2° Le Ministère de l'Air ...................................

3° L'Etat-Major Général de l'Air...................

CHAPITRE  II.

Personnel :

1° Généralités .............................................

2° Evolution du problème du personnel au cours de la guerre…..

3° Formation des pilotes……………………………………….…

4° Recrutement des officiers de réserve......................

5° Uniformes................................................

6° Hiérarchie et grades…………………………..……………

CHAPITRE  III.

Organisation territoriale :

1° Généralités   .........................................

2° Les subdivisions aériennes (Luftgauen)................

CHAPITRE  IV.

Flottes aériennes et Grandes Unités :

1° Historique et généralités .............................

2° Constitution type d'une Flotte aérienne.................

3° Organismes rattachés à l'E.-M. d'une Flotte...........

4° Corps aériens  ...........................................

5° Divisions aériennes   ....................................

6° Fliegerführer ...................................

7° Les  Flottes aériennes et Grandes Unités ayant rang de Flottes aériennes

CHAPITRE V.

Organisation des Unîtes aériennes par spécialités :

1° Généralités ..................

2° Aviation de bombardement  ..........................

3° Aviation de chasse ...............................

4° Chasse de nuit   .......................................

5° Assaut et Chasse lourde

6° Aviation de reconnaissance 

7° Aviation de transport

8° Aéronautique navale

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE I

 

 

 

 

ADMINISTRATION CENTRALE

 

Et

 COMMANDANT en CHEF de la LUFTWAFFE

 

 

 

I. - GÉNÉRALITÉS.

 

II. - LE  MINISTÈRE  DE  L'AIR.

\

III. - L'ÉTAT-MAIOR GÉNÉRAL  DE  L'AIR.


**********************************************************

I. - GÉNÉRALITÉS

 

Une des caractéristiques de l'organisation de l'aviation allemande est l'importance prépondérante qu'ont pris certaines personnalités qui cumulent plusieurs hautes fonctions et en assument toutes les responsabilités.

Le Maréchal Herman Gœring, Chef de toute l'Aviation allemande depuis sa création jusqu'à nos jours, est à la fois Ministre de l'Air (Reichminister der Luftwaffe : R. d. L.) et Commandant en chef de l'Armée de l'Air et de la Défense Aérienne (Oberbefehlshaber der Luftwaffe : Ob. d. L.). Il dépend directement du Commandant en chef de la Wehrmacht. Du fait de la guerre, son titre de Commandant en chef de la Luftwaffe prévaut le plus souvent sur celui de Ministre de l'Air. Il arrive même que, par raison d'urgence, des décisions d'ordre administratif émanent directement de Gœring Ob. d. L. et non de Gœring R. d. L. Ainsi tous les organes de commandement, d'inspections, de directions et d'administration sont réunis sous l'autorité d'un même homme.

Le Maréchal Gœring a sous son autorité directe un certain nombre de hautes autorités qui sont:

1°) Le secrétaire d'Etat à l'Air adjoint au Ministre (Staatsekrater der Luftfahrt und Vertreter des Mînisters) qui pratiquement dirige au nom de Gœring le Ministère de l'Air.

2°) Le chef de l'Etat-Major Général de la Luftwaffe.

3°) Le président de la Commission de l'Aéronautique (Präsidents der Luftwaffen-kommission).

4°).Le Directeur du Personnel (chef des Luftwaffenpersonnalamtes).

5°).Le Directeur des Sports Aériens et du Corps Aérien National Socialiste.

6°).Le chef de cabinet du ministre (chef des Ministeramtes).

7°) Le Général Commandant l'Artillerie anti-aérienne (Général der Flakartillerie beim Ob. d. L.).

 
File7558 WEB

— La Commission de l'Aéronautique, qui s'occupait de l'étude de certains problèmes généraux, a une activité à peu près nulle depuis la guerre.

— La Direction du Personnel, qui s'occupe de toutes tes questions de recrutement, d'avancement et de discipline, comprend cinq bureaux :

1e Bureau : Officiers.

2e Bureau : Sous-officiers et troupe.

3e Bureau : Fonctionnaires, employés et ouvriers.

4e Bureau : Question d'honneur et de discipline.

5e Bureau : Officiers de réserve.

— Le  Général Commandant l'Artillerie de l'Air, commande, comme  son nom l'indique, toute l'Artillerie anti-aérienne de la Luftwaffe.

— Mais les deux principaux organes de commandement de Gœring R. d. L, et Ob. d. L., sont :

— Le Ministère de l'Air,

    L'E.M.G.A.

   

 




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Published by aerophile - dans Histoire
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:02

II. - LE MINISTÈRE DE L'AIR

 

Le Ministère de l'Air ou Reichsluftfahrtministerium (R.L.M.) est dirigé au nom de Gœring et d'après ses directives par le secrétaire d'Etat à l'Air, adjoint au Ministre. Ce poste est occupé depuis la création de la Luftwaffe par le Maréchal Milch, fidèle collaborateur de Gœring qui, en son absence, remplit les fonctions de Ministre. Le Maréchal Milch remplit en outre les fonctions d'Inspecteur Général de la Luftwaffe et, depuis la mort du Général Udet, celles de « Generalluftzeugmeistèr » (Chef du service du matériel aéronautique). Il a sous son autorité :

a) Le « Gcneralluflzeugmeistcr », fonctions remplies par lui-même comme on vient de le voir;

b) Le « Chef der Luftwehr » qui groupe sous son autorité les trois directions de l'Administration, des Ecoles et des Transports aériens;

c) Un Général Z.b.v. (zu besonderen Verwendung : à la disposition du commandement) chargé de superviser toutes les inspections et remplissant en fait au nom de Milch les fonctions d'Inspecteur Général de la Luftwaffe.-


File7551 WEBAppareil Arado 66 appareil école, en version armée.
 

A — LE GENERALLUFTZEUGMEISTER.

 

Le Generalluftzeugmeister est responsable de lu production aéronautique au point de vue quantitatif et au point de vue qualitatif. I1 contrôle et coordonne l'activité des industries aéronautiques et la répartition du matériel. Il dispose  des organismes suivants :

1°)      Conseil Supérieur des Recherches aéronautiques.

2°)    Conseil de l'Industrie aéronautique.

3°)      Direction du Personnel technique.

4°)      Direction Général des Plans de fabrication.

5°)      Direction Générale Technique.

6°)      Bureau d'études pour l'amélioration de la Flak.

7°)      Direction Générale des Services.

8°)      Direction de l'Administration et du budget industriel.

 

File6859_doc_2_WEB.jpg 

 

1°)   Le Conseil Supérieur des Recherches aéronautiques.

Le Conseil Supérieur des Recherches aéronautiques (Forschungsfuhrung) est dirigé par un groupe de quatre hommes qui sont actuellement : le professeur Prandtl, de l'institut Kaiser Wilhehm de Gottingen; le Ministerialdirektor Baumker, chargé des questions relatives au personnel des instituts de recherche; le professeur Georgû, directeur de l'institut aérodynamique d'Ainring, et le professeur Seewald, directeur de l'institut aérodynamique d'Aix-la-Chapelle. Sous les ordres de ce groupe est placé un bureau d'études techniques composé d'officiers ingénieurs de l'Aéronautique. Pour ses études et recherches, le « Forschungsfuhrung » s'appuie sur le travail des différents « centres de recherches aéronautiques » et des « laboratoires aérotechniques » des Universités. Il leur donne des directives en répartit les charges et en finance les recherches. Il contrôle en ou Ire toute la presse technique aéronautique. Le fruit de ses recherches est soumis à la Direction générale technique et, après son accord, mis à la disposition des bureaux d'études des entreprises qui doivent s'en servir pour l'amélioration du matériel de série.

 

2°)   Le Conseil de l'industrie Aéronautique.

La dénomination exacte de ce Conseil est « Industrierat des Reichsmarschalls fur die Fertigung von Luftwafïengeràt » (Conseil industriel du Maréchal d'Empire pour la production du matériel aéronautique). C'est un organisme purement industriel, qui joue le rôle de conseiller technique du Ministre. 11 est présidé par le Maréchal Milch en sa qualité de Generalluftzeugmeister, et composé de quelques conseillers choisis parmi les dirigeants techniques de l'industrie aéronautique (Werner, Frydag, Heyne, Lahs et quelques autres). Trois d'entre eux sont placés à la tête des « groupements principaux de la fabrication aéronautique » (Hauptausschuss) :

Frydag dirige le groupement des cellules (Hauptausschuss Zellen) ; Werner celui des moteurs (Hauptausschuss Triebwerke) ;

Et Heyne celui des accessoires, armes et instruments de bord (Hauptausschuss Ausrûstung).

Chacun de ces groupements principaux se subdivise en un certain nombre de Sonderausschuss ou groupes spécialisés dans chacune des branches de l'industrie (un pour chaque type d'avion, de moteur ou d'accessoire). A la tête de chacun de ces Sonderausschuss est placé un Sonderausschussfuhrer responsable de la production qualitative et quantitative de son groupe devant celui des trois Hauptausschussfuhrer dont il dépend. Chacun de ces Sonderausschussfuhrer peut donner tous les ordres qu'il juge nécessaires dans le cadre de son groupe pour l'exécution des plans prévus.

Toute cette organisation verticale de l'industrie aéronautique allemande est mise sur pied par le Ministère de l'Air qui désigne les Sonderausschussfuhrer sur proposition du Conseil de l'Industrie.

3°)   Direction du Personnel technique.

La Direction du Personnel technique (Amtsgruppe Flugtechnisches Personal) est placée sous l'autorité du Général Heydenreich qui a les mêmes attributions que le Directeur du Personnel militaire en ce qui concerne le personnel technique.


File7552 WEBUn Dornier 17 de bombardement. 



         4°) La Direction Générale des Plans de fabrication.

Le Directeur général des Plans de fabrication (Plammgsamt) est le Général Von der Heyde. 11 a la charge d'établir les plans de fabrication et de répartition des matières premières d'après les desiderata de l’Etat-Major et en fonction des possibilités de l'industrie.

Dans ce but :

— Il recueille, par l'intermédiaire des Sonderausschussfuhrcr et des trois Haupt-ausschussfuhrer du Conseil de l'Industrie tous les éléments concernant la capacité de production des différents groupes et leurs besoins en matériel et personnel.

— Il reçoit du Ministère de l'Armement les dotations trimestrielles de maliùiVM premières accordées aux armements aériens.

— Il reçoit de l'E.M.G.A. des instructions sur les différents types à produire.

— Il reçoit de la Direction Technique des notes sur les modifications à faire et sur les perfectionnements susceptibles de réduire les heures de travail.

Lorsque les programmes sont établis et avant qu'ils n'entrent en application, ils sont discutés dans le détail par chaque Sonderausschussfuhrer en présence du Haupt-ausschussfuhrer intéressé.

La Direction Générale des Plans de fabrication comprend cinq services :

a) Le service des programmes de fabrication (Amtsgruppe Gerate und Industrie-planung) comprenant cinq bureaux s'occupant des questions suivantes :

— Etablissement des programmes (Programmgestaltung).

— Matières premières (Rohstoffe).

— Programme de développement industriel (Industrieausbauplanung).

— Programme du personnel de l'industrie (ïndustriepersonalplanung).

— Liaison avec le Ministère de l'Armement.

b) Le service des travaux spéciaux (Bùro fur Sonderaufgaben).

c) La direction des services de liaison technique (Bùro fur Verbindung Zu den Verbindungsstellen).

d) Le service des carburants et lubrifiants (Mineralôle).

e) Le service des armements aériens nationaux et étrangers (Inlands-und Aus-landsluftrùstung).

f) Le service de l'économie de guerre (Amtsgruppe Wehrwirschaft) comprenant quatre sections :

— Organisation de l'économie de guerre.

— Technique des armements.

— Contre-espionnage et surveillance des établissements industriels.

— Emploi du personnel de l'industrie.

5°)  Direction Générale Technique.

La Direction Technique (Technisches Amt) est dirigée par le Colonel Vorwald qui est responsable devant le Generalluftzeugmeister de la qualité et de la quantité du matériel aéronautique de la Luftwaffe. Elle donne des directives pour la construction et l'amélioration du matériel. Elle se subdivise en sept services.

a)      Le service de l'amélioration du matériel (Amtsgruppe Entwicklung).

Ce service comprend neuf sections, dirigées chacune par un ingénieur général. Ces neuf sections s'occupent respectivement des questions suivantes : ' "

— Cellules.

— Moteurs.

— Matériel de transmissions et de navigation.

— Equipement.

— Armes de bord.

— Armement offensif (bombes, lance-bombes et viseurs).

— Matériel au sol.

— Matériel d'instruction.

— Matières premières.

b) Le commandement des centres expérimentaux.

Tous les centres expérimentaux aéronautiques de l'Allemagne et des pays occupés sont dirigés par le Colonel Petersen qui est responsable du contrôle expérimental des prototypes fabriqués par les différentes firmes.

c) Le service de réapprovisionnement (Amtsgruppe Beschaffung).

Ce service, dirigé par l'ingénieur général Hertel, est subdivisé en cinq sections qui traitent respectivement les questions suivantes :

— Réparations au front.

— Cellules.

— Moteurs.

— Matériel de transmissions et navigation.

— Equipement.

— Armes de bord.

— Armement offensif (bombes, lance-bombes, viseurs).

— Matériel au sol.

C'est grâce à la collaboration étroite de ces trois premiers services de la Direction Technique (améliorations, centres expérimentaux, réapprovisionnements) que le lance­ment des séries de production se fait sans retard. En effet, dès qu'un prototype donne satisfaction et est susceptible d'amélioration, l'ordre est donné de commencer une première série réduite, même si le matériel n'atteint pas les performances prévues. Cette première série, appelée série zéro, est de l'ordre de 20 à 30 unités pour les cellules et 200 à 300 pour les moteurs. Une première liste de modifications est adressée aux entreprises pour cette série. Puis les améliorations suivantes sont étudiées par les centres expérimentaux et le service améliorations et soumise au service des réapprovisionnements qui examine les conditions dans lesquelles ces modifications peuvent être faites sans trop modifier la série.


          File7553 WEBUn Heinkel 111 qui c'est viandé , les traces des moteurs dans le sol sont bien visibles.


           d) Le service -technique de la production
(Fertigung).

Ce service, dirigé par le Colonel-ingénieur Fisher, a pour but de donner des règles de travail pour que la fabrication et la réception soient faites le plus rationnellement possible. Il comprend trois sections qui s'occupent des questions suivantes :

— Règles de fabrication.

— Règles de réception.

— Appareils et instruments de réception.

e) Le service de surveillance technique (Bauaufsicht),

Ce service, dirigé par le Colonel-ingénieur Meier, est en liaison avec les services de contrôle de chaque entreprise : il vérifie que le matériel construit correspond bien aux commandes faites. C'est de ce service que dépend le service de réception (Prüfstelle fur Luftfahrzeugc).

f) Le service technique des unités (Truppentechnik).

Ce service, dirigé par le Général-ingénieur Hübner, a pour mission d'établir les règles d'emploi, de manutention et d'entretien du matériel dans les Unités.

g)  Service des torpilles (EntwicHung, Ferligung, Beschaffung Lufttorpedo).

Ce service s'occupe de tout ce qui concerne l'étude, la production et la répartition des torpilles.

6°)  Bureau d'études pour l'amélioration de la Flak (Amtsgruppe Flakentwicklung).

Ce bureau, dirigé par le Général Von Renz, comprend quatre sections :

— Balistique (Ballistik).

— Amélioration des instruments (Geràtecntwicklung),

— Questions techniques (Technische Ângelegenheiten).

— Amélioration des armes-(Waffcnentwicklung).

7°)  Direction Générale des Services (Nachschubamt).

Le Directeur général des Services, Général Doerstlung, a pour mission :

— De pourvoir à tout le ravitaillement de l'Aviation sçlon les directives du Gf.Q.G.

— D'administrer, de stocker et de répartir tout le matériel destiné à la Luftwaffe.

Il a sous sa dépendance six bureaux, dirigé chacun par un Général ou un Colonel ou un fonctionnaire assimilé.

1er bureau : « Organisation des services» (Organisation des Nachschubs).

Ce bureau comprend quatre sections :

1ère section. — Déplacement des unités. - Transports.

2ème section. — Personnel et Budget.

3ème section. — Liaison avec l’Etat-Major Général.

4ème section. — Questions organiques de la Direction Générale des Services.

2ème bureau : Matériel volant (Fliegerisches Gérât).

Ce bureau comprend trois sections.

1ère section. — Stockage des appareils et pièces de rechange.

2ème section. — Distribution des appareils et pièces de rechange.

3ème section. — Calcul des besoins en pièces de rechange.

3ème bureau : Matériel à usage général, photo, transmissions, carburants et lubrifiants.

Ce bureau comprend quatre sections :

1ère section. — Matériel à usage général, machines et accessoires, matériel ferroviaire.

2ème section. — Matériel de transmissions.3e section. — Carburants et lubrifiants.

4ème section. — Matériel photographique.

4ème bureau : « Matériel de la Flak, armes et munitions ».

Ce bureau comprend quatre sections :

1ère section. — Flak.

2ème section. — Armes de bord et portatives.

3ème section. — Ballons de barrages.

4ème section. — Munitions.

5ème bureau : « Missions spéciales, services extérieurs » (Sonderaufgaben, Aussen-dienst). Ce bureau dirige les inspections techniques; son chef est continuellement en voyage d'inspection.

Ce bureau comprend trois sections qui traitent les questions :

1° Stockage du matériel dans les zones d'opérations;

2° Organisation des magasins centraux et dispositions relatives à la comptabilité du matériel ;

3° Conservation et économie du matériel.

6ème bureau ou bureau K (Kraftfahrzeuggerât, Motorisierung : véhicules automobiles,motorisation).

La Luftwaffe n'a pas de service automobile autonome. Elle reçoit de l'armée de terre ses véhicules et ne fait que les petites réparations.

Le bureau K comprend quatre sections :

1° Technique;

2° Administration* et distribution;

3° Réparations;

4° Pneus, carburants et lubrifiants.


File7556 WEBDeux Focke-Wulfe 58 , ces appareils servaient probablmenet d'avions écoles.


8°) Direction de l'Administration et du Budget industriel (Industriewirtschaftsamt).

Le Directeur général de l'Administration et du Budget Industriel est le Ministerialdirektor Ceyka. Sa direction se subdivise en trois sections :

1ère section, — Organisation, - Contrats. - Exportations.

2ème section. — Contrôle des prix.

3ème section, — Financement des industries.

 

B — LE CHEF DER LUFTWEHR.

Le « Chef der Luftwehr » est le Général Forster. Son titre pourrait être traduit en français par «chef de la Défense aérienne», mais en réalité ses attributions sont beaucoup plus étendues que son titre ne pourrait le laisser supposer. Il a sous son autorité trois directions :

— La direction générale des services administratifs (Luf twaflenverwaltungsamt) ;

— La direction des Ecoles (Ausbildungswesen) ;

— La direction des Transports aériens ou des Services de l'Air (Allgemeines Luftamt).

1°) Direction générale des Services administratifs.

La Direction générale des Services administratifs est un organisme qui groupe quatre directions :

1ère Direction.

La 1ère Direction (Intendance) comprend quatre services :

— Budget;

— Habillement;

— Ravitaillement en vivre;

— Contrôle.

— Le Service du Budget s'occupe de l'établissement et de la répartition du budget de l'Armée de l'Air et contrôle les comptes rendus d'administration.

— Le Service d'Habillement s'occupe de prévoir les besoins en habillement, d'obtenir les matières premières nécessaires du commandement en chef de la Wehrmacht, de les répartir, de donner des ordres pour l'aire assurer la confection de l'habillement nécessaire, de stocker ce matériel dans ses magasins d'habillement, de le répartir et le distribuer, de prendre des dispositions nécessaires pour la réparation du matériel d'habillement.

— Le Service du Ravitaillement en vivres s'occupe de toutes les questions relatives à l'organisation et l'approvisionnement des mess et ordinaires : c'est elle qui fixe et distribue les rations spéciales et les rations de guerre, qui établit les tableaux de prévision de vivre et qui forme le personnel de cuisine.

— Le Service du Contrôle a pour but de contrôler et d'inspecter l'habillement et la nourriture du personnel de l'Armée de l'Air.

2° Direction.

La 2ème Direction (Administration) comprend un grand nombre de services qui s'occupent respectivement des questions suivantes :

— Organisation. - Etude et réglementation de l'organisation générale des services administratifs de la Luftwaffe.

— Importations. - Importation des marchandises nécessaires à la Luftwaffe.

— Dommages de guerre.

— Soldes et Salaires.

— Logement. - Réquisitions d'immeubles et logement du, personnel.

— Protection contre l'incendie.

— Questions foncières. - Achats et réquisitions de terrain.

— Locaux militaire.

— Matériaux de chauffage.

— Energie électrique.

—    Agriculture. - Ensemencement et camouflage des terrains.

3ème Direction.

La 3ème Direction (Génie de l'Air) a pour mission l'élaboration et l'exécution des plans relatifs à la construction des terrains, bases, hydrobases, champs de tir, casernes, dépôts de munitions et de carburant, stations d'émissions radio, hôpitaux, etc...

Elle se subdivise en trois services :

— Le service de l'intérieur du Reich (Bauamker).

— Le service des zones de guerre et pays occupés(Feldbauamker).

— Un service de surveillance générale (Baugruppe).

Actuellement le service de l'intérieur emploie 7.000 fonctionnaires et le service des pays occupés 10 à 11.000.

 

4ème Direction.

La 4ème Direction est la Direction du Personnel civil. Elle comprend trois bureaux :

— 1er bureau : Questions générales regardant les fonctionnaires;

— 2ème bureau : Administration des fonctionnaires techniques;

— 3ème bureau : Administration des employés et ouvriers.

Ce 3ème bureau est beaucoup plus important que les deux premiers car il doit s'occuper de toutes les questions juridiques concernant les ouvriers, des contrats de travail, de la répartition de la main-d'œuvre allemande et étrangère dans la Luftwaffe et dans l'industrie, des traitements et salaires des ouvriers, des congés payés, de la main-d'œuvre féminine et des cantines et œuvres sociales pour ouvriers.

 

2°) La Direction des Ecoles.

Le Directeur des Ecoles est appelé Chef A.W. (Ausbildungswesen). Il est non seulement chargé de l'instruction et de l'entraînement du personnel, mais encore de l'élaboration des règlements aéronautiques et de la photographie aérienne. Il est assisté d'un chef d'E.M. ayant rang de Général de Division. L'organisation centrale dont il dispose est composée de trois services.

— Le Service de l'instruction et de l'entraînement (Ausbihlungsabteilung) qui comprend six bureaux traitant les questions suivantes :

— Etudes et programmes d'instruction.

— Personnel.

—    Matériel.

— Ecoles de pilotage.

— Ecoles techniques.

— Administration.

Le Service des règlements (Vorschrit'tenbearbeitung) qui élabore et modifie les règlements de l'Aéronautique en liaison avec les différentes inspections.

Le Service de la photographie aérienne (Luftbilwescn) qui s'occupe de toutes les questions de la photographie aérienne militaire et civile. Il se subdivise en cinq bureaux :

1er bureau : Organisation du service photographique.

2ème bureau : Matériel photo.

3ème bureau : Cinéma.

4ème bureau : Interprétation photographique.

5ème bureau : Laboratoires et classement des photos.

 

3°)  La Direction des Transports aériens.

La Direction des Transports aériens ou des Services de l'Air (Allgemeines Luftamt) s'occupe du trafic aérien et des règles de sécurité aérienne et d'assistance en vol. Cette Direction est essentiellement un service de temps de paix qui a une activité presque nulle depuis la guerre. Elle comprend quatre sections ;

1ère section. — Trafic aérien (Luftaufsicht).

Traite les questions relatives à l'aviation civile et à la réglementation des lignes aériennes. Est en rapport constant avec les grandes compagnies de navigation aérienne. Activité presque nulle depuis la guerre.

2ème section. — Surveillance et sécurité aérienne (Luftaufsicht).

Surveille l'application des règles de la circulation aérienne - Sorte_de bureauVéritas.

3ème section. — Service météo (Reichswetterdienst).

Ce service a une activité presque nulle car en temps de guerre tout le service météo est rattaché à l’Etat-Major Général.

4ème section. — Assistance en vol (Reichsflugsicherung).

S'occupe des télécommunications en vol, des phares de signalisation, des radio-phares, etc... Activité nulle depuis la guerre.


File7563 WEBLe pilotez d'un Do 17 est porté en triomphe ?.
 

C. — LE GENERAL  Z.B.V.

Z.B.V. ou Zu besonderen Verwendung signifie « à la disposition du commandement ». Les attributions du Général Z.b.v. à la disposition du Secrétaire d'Etat à l'Air ne sont donc pas définies par son titre. Mais si on se rappelle que le Maréchal Milch, secrétaire d'Etat à l'Air est en même temps Inspecteur Général de la Luftwaffe, on conçoit qu'il ait besoin d'un officier général pour le seconder dans cette deuxième tâche. Le général z.b.v. coordonne effectivement l'activité des nombreuses inspections de l'Armée de l'Air allemande. Ces inspections sont actuellement au nombre de 16.

Inspection   1. — Reconnaissance.

Inspection   2. — Bombardement.

Inspection   3. — Chasse et assaut.

Inspection   4. — Flak.

Inspection   5. — Sécurité aérienne et instruments de bord.

Inspection   6. — Service auto.

Inspection   7. — Transmissions.

Inspection   8. — Aviation maritime.

Inspection   9. — Ecoles de pilotage.

Inspection  10. — Instruction et entraînement.

Inspection  11. — Parachutistes et infanterie de l'Air.

Inspection  12. — Navigation aérienne.

Inspection  13. — Défense aérienne civile.

Inspection  14. — Service de santé.

Inspection  15. — Economie- militaire (?)

Inspection  I6. — Sauvetage en mer.

Chacune de ces inspections est dirigée par un officier général particulièrement qualifié et Très spécialisé dans la branche qu'il est chargé d'inspecter.

 

III. - L'ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE LA LUFTWAFFE

 

L'Etat-Major général de la Luftwaffe (Generalstab der Luftwaffe) est dirigé par le chef d'Etat-Major ou « Chef des Generalstabes ». Ce poste a été occupé pendant longtemps par le Général Jeshonnek qui fut remplacé à sa mort par le Général Korthen tué lors de l'attentat contre Hitler en juillet 1944. Le nouveau titulaire du poste est le Général Kreipe, remplacé en décembre 1944 par le Général Koller.

Le chef de l’Etat-Major général a sous ses ordres, les quatre organismes suivants :

— L'Etat-Major de Commandement (Führungstab).

— Le G.Q.G. (General Quatiermeister).

— Le chef des Officiers d'Etat-Major (Chef der Generalstabsoffizier).

— Le Commandant du Quartier Général (Kommandant des Hauptquartiers).

 

A. — L'ÉTAT-MAJOR DE COMMANDEMENT.

L'Etat-Major de Commandement, dirigé par le chef de FE.M.G. en personne, est divisé en 5 sections :

— La section de Commandement ou section opérations (Fuhrungstabteilung).

— La section de Renseignements sur les Aéronautiques étrangères (Abteilung fremder Luftmächte).

— Le service des Transmissions (N.VAV. : Nachritcnverkehrswesen).

— Le service météorologique (W.D. Welterdienst).

— Le service de santé (Sanitätswesen).

a) La Section de commandement comprend six bureaux qui s'occupent respectivement des questions suivantes :

— Emploi des forces aériennes.

— Emploi de l’artillerie anti-aérienne.

— Plan d'opérations.

— Objectifs aériens.

— Emploi tactique.

— Typographie.

b) La Section de Renseignements comprend 11 bureaux dont on ne connaît pas exactement les attributions respectives. On soit néanmoins que les organismes suivants dépendent de la Section de Renseignements :

— Une section photographique vers laquelle convergent toutes les photos prises par les flottes aériennes et le groupe de reconnaissance stratégique Ob.d.L.

— Un bureau « moral de la troupe ».

— La section cartographique qui emploie une centaine de dessinateurs et cartographes.

— La section Presse et Informations.

— Le groupe de reconnaissance stratégique Ob.d.L.

c) Le Service des Transmissions (N.V.W.).

On ne connaît pas très bien le fonctionnement de ce service. Le chef N.V.W. est toujours informé de tous1 les plans d'opérations et participe à leur élaboration. Il est responsable de l'établissement des plans de transmissions correspondant. On sait aussi qu'il existe un service appelé « Funk-chiffre » qui dépend du N.V.W. Ce dernier a également sous ses ordres le régiment de transmissions du quartier général.

d) Le Service Météorologique (W.D.).

Ce Service qui, en temps de paix, dépendant de la Direction des Transports aériens dépend depuis la guerre de TE.M.G.A. Il continue à superviser toute l'organisation météorologique du Reich. Il comprend un bureau central météo qui supervise quatre sections.

1ère section: Synoptique.

2e section : Aérologique.

3e section : Tactique.   .

4e section : Prévisions à longue échéance.

Le chef W.D. a également sous sa dépendance :

— 2 escadrilles météorologiques Ob.d.L. et toutes les escadrilles et services météo des grandes unités.

— L'Office National Météo du Reich (Reichsamt fur Wetterdienst).

— Le Conseil Scientifique météo (Wissenschaftliches Sénat des Reichswetterdienstes) qui coordonne l'activité des instituts supérieurs et universitaires indépendants.

— L'observatoire maritime allemand (Deutsche Seewarte) qui s'occupe des questions hydrographiques et de météo maritime.

— L'école météo du Reich (Reichswetterdienstschnle) qui s'occupe de la formation du personnel spécialiste des services météo.

e) Le Service sanitaire.

Le chef du Service sanitaire est en même temps Inspecteur du Service de santé (Inspection 14).

Le Service de santé comprend quatre sections :

— La section « générique».

— La section médicale.

— La section pharmaceutique.

— La section administrative.

1°) La section «générique» comprend trois bureaux:

Le 1er bureau comprenant quatre services :      '

— 1A : Organisation.

— 1B : Transports, règlements, publications et instruction.

— 1C : Matériel des formations sanitaires.

— 1D : Hôpitaux, projets, constructions.

Le 2e bureau comprenant trois services :

— 2A : Personnel officier du Service de santé.

— 2B : Personnel sous-officier et troupe du Service de santé.

— 2C : Questions d’ordre générale relatives au personnel.

Le 3ème bureau comprend deux services :

— 3A : Défense aérienne du Service de santé.

— 3B : Guerre chimique.

2°) La Section médicale comprend trois bureaux :

Le 1er bureau comprenant quatre services :

— 1A : Assistance médicale, convalescents, alimentation, habillement.

— 1B : Hygiène, maladies vénériennes.

— 1C : Communications sanitaires.

— 1D : Service dentaire.

Le 2ème bureau comprenant trois services :

— 2A : Visites P.N.

— 2B : Recherches scientifiques.

— 2G : Examens psychiatriques.

Le 3ème bureau qui est le Service de santé du personnel du R.L.M.

3°) La Section pharmaceutique comprenant trois bureaux :

— A : Service chimique.

— B : Personnel.

— C : Matériel, instruments et médicaments.

4°) La Section administrative qui s'occupe de toutes les questions de comptabilité et d'administration.

 

B. — LE  GRAND  QUARTIER  GÉNÉRAL.

 

Le « General Quartiermeister » dirige par le sous-chef de l'E.M.G.A. s'occupe de toutes les questions d'ordre stratégique relatives à l'organisation générale des forces aériennes (organisation des transports, du ravitaillement, des évacuations, des remplacements et des relèves de personnel, etc...). Il se subdivise en trois bureaux :

 

1°) Le bureau «Organisation» (Organisationsabteilung).

Ce bureau comprend deux sections :

La section « Organisation » qui s'occupe des questions suivantes :

— Organisation de la Luftwaffe.

— Organisation de l'Aviation de Coopération avec l'Armée de Terre.

— Organisation de l'Aviation de Coopération avec la Marine.

— Organisation de la Défense de l'Air.

— La section « Situation d'effectifs » (Stärkenachweisung) qui tient à jour toutes les situations d'effectifs en personnel et matériel (y compris le matériel de D.C.A. et des transmissions) et qui donne des directives en conséquence.

 

2°) Le bureau « Ravitaillement » (Nachschubabteilung).

Ce bureau comprend trois sections :

— La 1ère section : « Transports et réapprovisionnement en matériel » traite la question des transports et de ravitaillement en matériel en accord avec l'E.M.G. de la Wehrmacht et donne des directives sur l'emploi de l'Aviation de transport.

— La 2ème section : « Organisation au sol » (Bodenorganisation) traite les questions relatives à l'équipement et l'organisation des bases.

— La 3ème section : « Transports » s'occupe de toutes les questions de transports maritimes, ferroviaires et aériens.

 

3°) Le Service du sauvetage en mer (Seenotdienst).

Ce Service correspond à l’« Air Sea Rescue » allié.

 

C. — LE CHEF DES OFFICIERS D'ÉTAT-MAJOR.

 

On ne sait exactement quelles sont les attributions de cette autorité.

 

D. — LE  COMMANDANT  DU  Q.C.

Les attributions du Commandant du Q.G. sont les mêmes que celles des Comman­dants de Q.G. des E.M. français.

 

Conclusion.

 

En résumé l'E.M.G.A. allemand comprend deux parties principales : l'Etat-Major de Commandement qui a les attributions de nos 2e et 3e bureaux et le G.Q.G. qui a les attributions de nos 1er et 4e bureaux.

 

 

File6860_doc_3_WEB.jpg

 

 

Dès l'entrée en guerre du Reich, tout l'E.M.G.A. s'est transporté du Ministère de l'Air à Berlin à un P.C. de guerre, organisé à l'avance, appelé conventionnellement « Kurfurst » ; le Maréchal Gœring se tient avec ses principaux chefs de service dans un P.C. avancé mobile appelé « Robinson ». Ce noyau mobile comprend, outre le Maréchal Gœring, le chef de la section opérations, le chef de la section de renseignements, le chef du service météorologique et les officiers supérieurs de liaison de l'Armée de Terre et de la Marine, ainsi qu'un nombre restreint d'officiers d'Etat-Major.

Dans ce P.C. avancé a lieu deux fois par jour le rapport du Maréchal d'Empire, commandant en chef de la Luftwaffe, le matin à 10 heures et le soir à 20 heures. Le rapport commence par un exposé du chef de la section de renseignements; puis les officiers de liaison de l'Armée de Terre et de la Marine exposent respectivement la situation des Armées de Terre et la situation navale; puis le chef du service météo expose les prévisions météo sur les différents théâtres de guerre. Enfin le chef de la section opérations déduit des exposés précédents le programme des opérations à entreprendre. Après l'arrêté de ce programme les questions qui en découlent au point de vue liaisons et matériel sont traitées successivement.

Au rapport du matin sont arrêtés les opérations qui doivent se dérouler la nuit suivante; à celui du soir celles prévues pour la journée du lendemain. Chacun de ces deux rapports dure environ 2 heures et constitue l'essentiel de l'activité de Gœring.

 

Trois fois par semaine le Generalluftzeugmeister, chef du service du matériel, assiste à ces rapports pour pouvoir donner des directives dans l'élaboration des plans de fabrication et de mise au point du matériel.

 

SCHÉMA DE L'ETAT-MAJOR GÉNÉRAL

 

 File6861_doc_4_WEB.jpg

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:59

CHAPITRE II

PERSONNEL

*****************

I. - GÉNÉRALITÉS.

II. - ÉVOLUTION DU  PROBLÈME DU  PERSONNEL AU COURS DE LA GUERRE.

III. - FORMATION  DES PILOTES.

IV. - RECRUTEMENT  DES OFFICIERS  DE  RÉSERVE.

V. - UNIFORMES.

VI. - HIÉRARCHIE ET GRADES.


I. — GÉNÉRALITÉS

 

Dans la Luftwaffe il faut distinguer plusieurs catégories de personnel qui sont :

— Le personnel de l'Armée de l'Air proprement dit, qui entre dans la composition des unités aériennes et des unités terrestres de la Luftwaffe.

— Le personnel des Transmissions de l'Air, qui constitue un corps indépendant dans l'Armée de l'Air.

— Le personnel de la Flak.

— Le Corps des Ingénieurs de l'Aéronautique.

— Le personnel du Service de Santé de l'Air.

Les effectifs de l'Armée de l'Air proprement dite sont évalués à environ 800.000 hommes et ceux de la Flak à 1.500.000 hommes.

File7568 WEBUn pilote de Bf 109 en tenue d evol (?)
 

II. — ÉVOLUTION DU PROBLÈME DU PERSONNEL AU COURS DE LA GUERRE.

 

1ère) Premières années de guerre de 1939-1941.

La Luftwaffe disposa, jusqu'en 1941, d’un personnel de qualité remarquable à la fois par son mordant et par sa valeur technique. L'effectif très élevé des écoles et centres d’instruction lui permit de combler ses pertes sans qu'un fléchissement quelconque puisse être observé dans la valeur du personnel spécialiste.

2ème) En 1942, d'importants remaniements de personnel ont été opérés dans la Luftwaffe.

a) Des compressions ont été imposées dans certaines formations et certains services :

— Les effectifs théoriques en personnel à terre subirent une réduction de 10 % dans les unités, des Ière , IIIère et IVème flottes aériennes.

— Les effectifs des unités sanitaires furent réduits de 15 %.

b)  Une meilleure répartition des hommes des différentes classes fut obtenue :

— Par l'interdiction d'utiliser dans les services de la Luftwaffe des hommes de moins de 35 ans.

— Par le prélèvement, dans les unités engagées, des hommes de plus de 35 ans et l'affectation de certains d'entre eux dans les services.

c) Création de grandes imités terrestres. — Avec le personnel ainsi récupéré le Haut Commandement mit sur pied de grandes unités terrestres (divisions) mises à la disposition de l'Armée de Terre. Cette mesure provoqua un mouvement d'effectifs intéressant plus de 100.000 hommes.

Un tel mouvement ne put s'accomplir sans difficultés. Certains régiments à l'effectif de 7.000 hommes ne comportaient encore que 20 officiers en octobre 1942. Mais, le seul fait que la Luftwaffe ait été capable d'entreprendre la création d'unités aussi importantes, met bien en évidence les grandes ressources dont elle disposait encore en personnel avant l'hiver 1942.

Cette organisation présente l'énorme avantage de permettre à la Luftwaffe de sélectionner son personnel et d'envoyer les indésirables dans les régiments d'infanterie de l'Air.

3°)  Les difficultés commencèrent avec l'hiver 1942.

Les pertes subies par la Luftwaffe, tant sur le front nord-africain que sur le front de l'Est dépassèrent toutes les prévisions. En Afrique comme à Stalingrad l'aviation de transport fut employée sur une très grande échelle pour ravitailler des armées entières. De nombreux équipages d'élite périrent dans les Ju 52 ou dans les bombardiers utilisés comme appareils de transport. Les avions de guerre proprement dits, chasseurs, stukas, torpilleurs furent aussi sévèrement éprouvés.

Ainsi aux difficultés résultant du remaniement de son personnel s'ajoutent les difficultés de recomplètement des unités en personnel navigant. Des demandes, formulées par des commandements d'unités, ne furent que tardivement satisfaites. Dans les équipages faits prisonniers à côté du personnel d'élite comptant de nombreuses missions de guerre, on voit apparaître de plus en plus de tout jeunes gens sortant des écoles où leur séjour fut écourté et n'ayant pas même fait leur entraînement de groupe. L'inexpérience de ces équipages est la cause de très nombreux accidents. Enfin, l'attitude de la Luftwaffe à l'égard des aviations satellites est assez caractéristique. Avant 1942, les Allemands méprisaient les pilotes roumains, hongrois, croates, espagnols. Ils refusaient de leur livrer des avions modernes, même pour combattre à leurs côtés, préférant faire monter ces appareils par des équipages allemands, les seuls capables de les mettre en valeur. Depuis, les Allemands ont révisé leur jugement sur leurs Alliés. A condition qu'ils opèrent sous leurs ordres ils sont disposés à leur donner un équipement moderne. A la fin de 1942 et au cours de l'hiver 1942-1943, de nombreux équipages roumains et quelques équipages hongrois s'entraînaient sur des appareils allemands dans des écoles créées par la Luftwaffe en Roumanie et en France. Le projet fut établi visant à la création d'une flotte de 800 appareils de première ligne qui sera assimilée à la Luftwaffe lui permettant ainsi d'économiser autant d'équipages.

Ainsi on vit apparaître une série d'indices certains qui permettent d'affirmer que la Luftwaffe subit dès 1942 une crise très sérieuse de personnel navigant. Cette crise fut d'autant plus grave qu'elle se développa parallèlement à une crise de matériel.

 

III. — FORMATIONS  DES  PILOTES

 

Avant d'être incorporé dans la Luftwaffe, les élèves-pilotes ont passé par les centres de vol à voile organisés par la Fliegerhitlerjugend et le N.S.F.K. (National-Sozialistischer Flieger Korps) véritables pépinières pour le recrutement du personnel navigant de l'Armée de l'Air allemande. La plupart des élèves-pilotes sont titulaires du brevet B, de vol à voile, quelques-uns du brevet C.

Une fois incorporés dans l'Armée de l'Air les élèves-pilotes suivent la progression suivante :

1°) Fliegerausbildungregiment (Régiment d'instruction militaire de l'Aviation).

Toutes les recrues, y compris les élèves-officiers, sont envoyées à cette école, qui s'appelle également « Rekruten-Depôt » de la Luftwaffe.

La durée du stage est de 2 à 3 mois pendant lesquels les recrues reçoivent une instruction militaire générale (discipline générale, école du soldat, culture physique, etc...).

2°) Fluganwärterkompanie (Compagnie d'instruction aérienne),

Les élèves sont envoyés dans ces écoles en sortant du Fliegerausbildungsregiment. Ils effectuent un stage de 2 mois (stage d'entraînement au vol et d'instruction théorique aéronautique).

3°) Ecole de pilotage élémentaire.

La durée du stage dans ces écoles varie de 6 à 8 mois. Les élèves-pilotes sont entraînés d'abord sur avion-école, puis sur appareils plus modernes. Ils effectuent 100 à 130 heures de vol et, en quittant l'école, s'ils sont reçus à l'examen de sortie, ils reçoivent leur brevet de pilote de la Luftwaffe et sont classés en chasseurs ou bombardiers.

4°) Ecoles de perfectionnement par spécialités :

a) Bombardement.

.Au sortir de l'école élémentaire, les élèves-pilotes de bombardement ou de reconnaissance sont envoyés dans une école de perfectionnement où ils effectuent un minimum de 60 heures de vol. Durée du stage : 3 à 6 mois. Entraînement progressif, commencé sur appareils anciens et terminés sur appareils modernes. A la fin du stage mention est portée sur leur brevet du passage dans cette école. Ils sont alors dirigés sur une école de pilotage sans visibilité (P.S.V.), où ils exécutent 15 à 20 heures de P.S.V. Durée du stage : six semaines. Puis ils sont envoyés à une école de bombardement pour une durée de trois mois. Ils y subissent un entraînement par équipage, de jour, de nuit et par tous les temps. A la fin de ce dernier stage ils sont affectés par équipage à une unité combattante.

Résumé de la formation d'un pilote de bombardement

Régiment d'instruction militaire   ...........           2 mois

Compagnie d'instruction aérienne  ..........         2 mois

Ecole de pilotage  élémentaire   ;............         6 mois à 8 mois

Ecole de perfectionnement   ................           3 mois à 6 mois

Ecole de P.S.V.   ................................           6 semaines

Ecole de bombardement   ....................          3 mois

Total : environ 18 mois à 2 ans ............           220 à 270 heures de vol

 

Actuellement (1944) la durée des stages est réduite au minimum. On peut donc admettre que la durée de la formation des pilotes de bombardement ne dépasse guère 17 mois.

b) Chasse.

Au sortir de l'école élémentaire, l’elève-pilote de chasse est envoyé à une école de chasse : durée : 3 mois. L'instruction débute sur des types d'avions périmés et se poursuit sur Me 109 et Fw 190.

Les pilotes qui se destinent à la chasse sur bimoteur sont dirigés au sortir de l'école de chasse sur une école de chasse sur bimoteurs.

 

c) Bombardement en piqué.

Au sortir de l'école élémentaire les pilotes qui se destinent au bombardement en piqué sont dirigés sur les écoles spéciales de bombardement en piqué. Ils y effectuent un stage de trois mois environ. Les élèves exécutent seuls leurs premiers piqués après 15 sorties en double-commande. Le nombre de piqués à faire par jour est facultatif (15 environ), l'altitude normale du début du piqué est de 4.000 mètres environ.

L'instruction tactique et de navigation ne vient qu'en second lieu. La fatigue éprouvée par les pilotes est considérable et il est probable qu'il y a un grand pourcentage de déchet.

 

IV. — RECRUTEMENT DES OFFICIERS DE RÉSERVE

 

Les officiers de carrière de la Luftwaffe se complètent pendant la guerre par des volontaires nommés ultérieurement aspirants (Fahnenjunker), après un stage de formation dans la troupe.

Ces volontaires parviennent surtout de la Flieger H.J. et du N.S.F.K. Les différentes carrières d'officiers dans la Luftwaffe sont :

— Officier aviateur.

— Officier de Flak.

— Officier des Transmissions de l'Air.

— Officier du corps des ingénieurs aéronautiques.

— Officier du service médical.

1°)  Conditions d'engagement.

Les candidats officiers sont engagés d'abord comme volontaires et sont nommés aspirants après un stage dans la troupe qui permet d'apprécier leurs aptitudes.

Ces candidats sont dispensés pendant la guerre du service obligatoire du travail. Les candidats officiers doivent :

— Posséder le baccalauréat ou un diplôme équivalent d'une école supérieure.

— Avoir la nationalité allemande.

— Posséder la langue allemande.

— Etre de souche aryenne.

— Etre apte au service armé.

— Etre célibataire.

— Etre de bonne vie et mœurs.

— Avoir une taille comprise entre 1 m. 70 et 1 m. 85 (pas en-dessous de 1 m. 60).

— Etre âgés de 17 à 24 ans.

2°) Formalités de l'incorporation.

Les candidats passent une visite médicale pour constater s'ils sont aptes au P.N.

3°)  Instruction.

L'instruction des candidats-officiers comprend l'instruction militaire de base, du service dans une unité engagée, un cours dans une école d'armement, puis un cours d'école de guerre.

 

 

 

 

En plus, les candidats font leur entraînement aérien.

Au bout de quatre mois de volontariat, les candidats peuvent être nommés aspirants.

Candidats qui ne sont pas titulaires du baccalauréat :

Ces candidats, après avoir servi pendant plusieurs mois dans la troupe, peuvent être admis à entrer dans la carrière des officiers après avoir suivi un cours pour le recrutement des officiers de guerre (Lehrgang fur Kriegsoffiziernachwuchs).

Corps des officiers ingénieurs de l'aéronautique :

Les candidats doivent être titulaires du baccalauréat. Ils sont soumis à la même instruction que les élèves-officiers jusqu'au moment où, d'aspirants, ils sont nommés sous-lieutenants. Ils suivent alors des cours techniques : d'abord un stage pratique de six mois dans un atelier aéronautique, puis trois années d'études techniques (comparable à l'enseignement de l'Ecole supérieure aéronautique) pendant lesquelles le candidat effectue plusieurs stages dans divers ateliers spécialisés.

 

V. — LES  UNIFORMES DE L'ARMÉE DE L'AIR

 

L'Armée de l'Air allemande a un uniforme de couleur gris bleu qui est le même pour l'aviation, l'artillerie anti-aérienne, les transmissions et les services.

Les troupes de l'Armée de l'Air portent :

— La casquette avec la grande tenue, la tenue de sortie et la tenue de service;

— Le casque avec la tenue de parade et la tenue de campagne;

— Le calot avec la petite tenue de service.

La vareuse est à col ouvert. Avec la tenue de parade, la tenue de service et de campagne, le pantalon est remplacé par la culotte et les bottes.


File7573 WEB

Deux pilotes de He 111 en tenue de vol .
 

VI. — HIÉRARCHIE

 

Insignes de grades. — Couleurs distinctives des subdivisions d'armes et des services de l'Armée de l'Air

Dans l'Armée de l'Air, les grades se reconnaissent aux insignes portés sur les épaulettes (officiers) ou les pattes d'épaules (sous-officiers et soldats) et sur les écussons le col des différentes tenues.

Toutefois, sur la tenue de vol de l'aviation, les insignes de grades sont portés sur chaque bras, entre le coude et l'épaule.

Les insignes de grades sont lés mêmes pour toutes les subdivisions d'armes et les services de l'Armée de l'Air. Seule, la couleur de l'écusson de col, du liseré des pattes d'épaules ou du fond de l'épaulette permet de différencier entre eux les subdivisions d'armes et les services.

 

 

 

 

 

c) Insignes de grades portés sur la tenue de vol

(Sur chaque bras entre le coude et l'épaule)

 

General der Flieger (Général de corps d'armée)                       3 ailes en métal jaune au-dessus d'un galon jaune.

Generalleutnant  (Général de  division)                         2 ailes en métal jaune au-dessus d'un galon jaune.

Generalmajor (Général de brigade)                                         1 aile en métal jaune au-dessus d'un galon jaune.

Oberst (Colonel)                                                                    3 ailes en métal blanc au-dessus de deux galons blancs.

Oberstleutnant  (Lieutenant-colonel)                                        2 ailes en métal blanc au-dessus de deux galons blancs.

Major (Commandant)                                                             1 aile en métal blanc au-dessus de deux galons blancs.

Hauptmann (Capitaine)                                                           3 ailes en métal blanc au-dessus d'un galon blanc.

Oberleutnant (Lieutenant)                                                        2 ailes en métal blanc au-dessus d'un galon blanc.

Leutnant (Sous-lieutenant)                                                       1 aile en métal blanc au-dessus d'un galon blanc.

Oberfeldwebel (Adjudant-chef)                                              4 ailes métal blanc.

Feldwebel   (Adjudant)                                                           3 ailes métal blanc.

Unterfeldwebel (Sergent-chef)                                                2 ailes métal blanc.

Unteroffizier  (Sergent)                                                           1 aile   métal blanc.


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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:57

CHAPITRE III

**************

ORGANISATION TERRITORIALE

 

  

***********************

  

 

I. - GÉNÉRALITÉS.

 

 

II. - LES SUBDIVISIONS AÉRIENNES (LUFTGAUEN)

 

*************************

 

I. — GÉNÉRALITÉS — HISTORIQUE

 

Le territoire du Reich fut d'abord divisé en sept régions aériennes ou réseaux aériens (Luftkreis). Le tableau suivant indique les emplacements de leurs P.C. :

Luftkreis I :      Kônigsberg

Luftkreis II :     Berlin

Luftkreis III :    Dresdcn (Dresde).

Luftkreis IV :   Munster

Luftkreis V :     Mùnchen (Munich)

Luftkreis VI :   Kiel

Luftkreis VII:   Braunschweig (Brunswick)

 

Chaque commandant de Luftkreis avait sous sa dépendance les commandements suivants :

Commandant des unités volantes;

Commandant des unités de D.C.A.;

Commandant des écoles et centres de recrutement;

Commandant des services de région aérienne;

Commandant des subdivisions aériennes (Luftgauen) dépendantes.

A chaque région (Luftkreis), étaient une à trois subdivisions (Luftgauen).

 

Les subdivisions aériennes (Luftgauen)  avaient pour principales charges :

1° En temps de  paix :

— L'organisation territoriale du réseau de repérage et d'alerte;

— Le contrôle de la protection anti-aérienne civile et industrielle;

— La D.C.A.;

— Les transmissions;

— La mise en service et la surveillance des terrains d'opérations.

2°  En temps de guerre :

— La défense anti-aérienne du territoire.

Le commandant de Luftgau est responsable :

a) De la défense passive;

b) De l'emploi de la D.C.A. territoriale;

c) De l'utilisation de la chasse affectée à la défense du territoire.

— La justice militaire.

Du Luftgau dépend le tribunal militaire de l'aviation.

Dans le courant de 1938, les Luftkreis furent supprimés. Les Luftgauen furent chargés de toutes les questions territoriales, héritant, dans leur secteur plus restreint, des fonctions des Luftkreis. En même temps, des organismes nouveaux furent créés, chargés en particulier de l'instruction et de l'entraînement du personnel, de la prépa­ration générale de la guerre aérienne : les « Luftwaffengruppen » au nombre de trois et les « Luftwaffenkommandos » au nombre de trois également.

En 1939, les Luftwaffengruppen furent dissous et remplacés par les Flottes aériennes. La flotte aérienne est à la fois un commandement tactique et territorial. Le commandant d'une flotte a la haute main sur l'organisation du territoire dans la zone où se déploient les unités qu'il contrôle. Les commandants des Luftgauen de cette zone sont donc sous ses ordres. Il conserve également un lien avec les Luftgauen du territoire constituant la circonscription initiale de la flotte.

 

II. — LES SUBDIVISIONS AÉRIENNES (LUFTGAUEN)

 

La création des flottes aériennes a considérablement accru l'importance des Luftgauen, certaines charges relevant primitivement des Luftkreis leur ayant été attribuées. Les commandants des Luftgauen situés dans la circonscription d'une flotte sont sous les ordres directs du commandant de cette flotte. Les mouvements opérés par les flottes peuvent amener plusieurs flottes sur le territoire d'un même Luftgau. Celui-ci reste rattaché à la flotte qui le contrôlait initialement.

 

1°)  Attributions des commandants de Luftgau.

 

Le commandant de Luftgau qui, en principe, est un général de la Flak ayant rang de général de C.A., est directement responsable, sur le territoire de la subdivision :

— De l'organisation à terre des unités aériennes;

— De l'organisation de la défense aérienne des objectifs militaires et civils;

— De l'emploi des unités de chasse pour la défense des villes ou des régions industrielles;

— De l'emploi de la D.C.A. et des unités qui en dépendent;

— Du ravitaillement en vivres, munitions et matériels divers des unités aériennes et des unités de D.C.A.

Le commandant de Luftgau est secondé par un chef d'Etat-Major qui est en général colonel ou lieutenant-colonel d'Etat-Major navigant.

Pour l'organisation de la défense aérienne, le territoire du Luftgau est divisé en un nombre variable de secteurs dont les commandants portent le titre de « Luftwertei-digungskommando » (commandant de la défense aérienne du secteur de l'Air) et ont, eu principe, rang de général de division. La défense anti-aérienne des villes d'impor­tance particulière : Berlin, Hambourg, Dusscldorf, est confiée à un commandement ayant l'importance d'un secteur de l'air et rattaché également au Luftgau.

 

2°) Liste des Luftgauen.

a) Sur le territoire du Reich, le Protectorat de Bohème-Moravie et le Gouvernement Général de Pologne :

Luftgaukommando       I :                     Koenigsberg

Luftgaukommando       II :                   Posen

Luftgaukommando       III :                  Berlin

Luftgaukommando       IV :                  Dresden (Dresde)

Luftgaukommando       VI :                  Münster

Luftgaukommando       VII :                 Mûnchen (Munich)

Luftgaukommando       VIII :               Breslau

Luftgaukommando       XI :                  Hannover (Hanovre)

Luftgaukommando       XII :                 Wiesbaden

Luftgaukommando       XIII :               Nuremberg

Luftgaukommando       XVII :  Wien (Vienne)

 

Le protectorat de Bohème et de Moravie est régi par le XVIIe Luftgau, le Gouvernement général de Pologne par le IIe et en partie par le VIIIe.

b) Dans les territoires occupés, en dehors du Protectorat de Bohème-Moravie et du Gouvernement général de Pologne, il a été créé, à partir de décembre 1942, des Luftgauen sans numéro.

Luftgau            Norwege : Oslo (Luftflotte 5) ;

Luftgau            Finlande : Rovaniomi (Luftflotte 5) ;

Luftgau            Hollande : Amsterdam ou La Haye (Luftflotte 3) ;

Luftgau            Belgique et Nord de la France : Bruxelles (Luflflotte 3) ;

Luftgau            France de l'Ouest dont l'E-M. était à Etampes (Luftflotte 3) ;

Luftgau            Sud dont l'E.-M. était à Rome (Luftflotte 2) ;

Luftgau            Sud-Est : Athènes (Commandement du S.-E.) ;

Luftgau            Crête : La Canée

Luftgau            Russie du Sud dont l'E.-M. était à Dniepopetrovsk après avoir été à Kiev (Luftflotte 4);

Karkov et Rostov ont également servi de siège à des E.-M. de Luftgauen pour le secteur méridional du front russe;

Luftgau            « Moscou » dont l'E.-M. était à Smolensk (Luftflotte 4).

 

3°) Organisation de l’E.-M. d'un Luftgau.

 

L'Etat-Major d'un Luftgau comprend les organismes suivants :

a) Le service de la justice militaire;

b) Intendance;

c) Service de santé;

d) Section de commandement ou d'opération (Fûhrungsgruppe) ;

e) Service des transmissions (Nachrichtenfùhrer) ;

f) Direction des Services (Quartiermeister) ;

g) Ingénieur en chef (Chefingenieur) ;

h) Service du personnel (Adjudantur) ;

i) Service du trafic aérien civil et du vol à voile;

j) Commandement des transports.

a) Service de la justice militaire :

Ce service s'occupe de toutes les questions de justice militaire sur le territoire du Luftgau; il comprend un tribunal militaire.

b) Intendance :

L'intendance est dirigée par un fonctionnaire civil ayant rang de général. Elle comprend trois services :

— Services Administratifs A;

— Services Administratifs B;

— Service des Domaines.

— Les services administratifs A comprennent sept sections :

1ère section : Bilan financier;

2e section : Administration du personnel militaire;

3e section : Administration du personnel civil;

4e section : Vivres;

5e section : Habillement;

6e section : Organisation des services;

7e section : Litiges.

— Les services administratifs B comprennent cinq sections :

1ère section : Ameublement;

2e et 3e section : Logements;

4e section : Gestion des terrains;

5e section : Installations mobiles.

 

— Le service des Domaines se subdivise en cinq sections :

1ère section : Services généraux et territoriaux;

2e section : Constructions;

3e section : Ingénieurs;

4e section : Installations de machines industrielles;

5e section : Géodésie.

c) Service de Santé.

II règle les questions suivantes :

1° Questions du personnel (officiers, sous-officiers, troupe);

2° Organisation du service de santé : liaison avec les autres forces armées;

3° Assistance médicale, soins, etc...;

4° Questions chimico-pharmaceutiques.

d) Section de Commandement ou d'opération (Fürungsgruppe).

Du chef de cette section dépendent les services suivants :

1°) Emploi des forces aériennes. — Dispositions concernant l'emploi et l'entraînement des unités de chasse réparties pour la défense de la zone. Dispositions générales relatives à l'instruction militaire du personnel de la « Fliegertruppe », soit des recrues dans les « Fliegerausbildung regimente » (centre de recrutement et d'instruction du personnel de l'aviation), soit du personnel ancien déjà en service dans les unités réparties dans la circonscription du « Luftgau ».

2°) Emploi des forces de D.C.A. — Dispositions concernant l'emploi et l'entraînement des unités d'artillerie de D.C.A. Dispositions générales relatives à l'instruction militaire du personnel de la « Flakartillerie », recrues ou anciens.

3°) Protection anti-aérienne civile. — Surveillance de l'exécution des dispositions concernant l'organisation, l'instruction et l'équipement du personnel du service civil de protection anti-aérienne. Dispositions de caractère technique nécessaires à la protection civile et de la troupe.

Sous la dépendance de ce service se trouve le « Service des objectifs à protéger » qui possède des renseignements particuliers sur chaque objectif militaire ou industriel à protéger.

4°) Fortifications. — Etude des projets de construction de positions de batteries de D.C.A. mobiles ou permanents; surveillance de ces constructions.

5°) Renseignements. — Recueille et étudie les renseignements sur l'ennemi. Lutte contre l'espionnage et le sabotage; propagande.

6°) Photographie.

7°) Météorologie.

e) Service des transmissions, constitué par :

1°) Service « Fil ». — Installation et gestion des communications téléphoniques et télégraphiques. Matériel. Organisation et emploi. Dispositions pour l'instruction professionnelle du personnel en service dans les unités réparties sur le territoire du « Luftgau ».

2°) Service radio. — Installation et gestion du service radio et de sécurité en vol. Matériel RT. Organisation et emploi. Dispositions pour l'instruction du personnel comme pour le service précédent.

3°) Service de repérage. — Organisation et emploi. Personnel.

Le Commandant du service des transmissions a sous ses ordres directs un « Régiment de transmissions » constitué par trois bataillons :

— Bataillon de téléphonistes qui comprend un nombre variable de compagnies pour la construction des lignes permanentes ou volantes. Chaque compagnie est composée de: un peloton «Exercice téléphonique», trois pelotons «Constructions», un peloton « Centraux ».

— Bataillon RT.

— Bataillon réseau de repérage dont fait partie une compagnie radio motorisée.

Du commandement du service des télécommunications dépend en outre un nombre variable, selon le nombre des aéroports, de batteries motorisées de projecteurs lourds de 150 centimètres pour l'éclairage des terrains d'atterrissage.

Le « Nachrichtenfuhrer » donne aussi les directives concernant l'instruction militaire de la « Nachrichtentruppe ».

f) Direction des services.

Dans chaque « Luftgau » existe une organisation appelée « Luftzeuggruppe » (groupe des services du matériel aéronautique). Celle-ci est commandée par un général de brigade ou de division aérienne qui prend le nom de Quartiermeister (surintendant aux services du matériel aéronautique).

Pour l'exercice de ses fonctions, le « Quartiermeister » est assisté d'un chef d'Etat-Major qui a généralement le grade de Colonel d'Etat-Major.

Le « Luftzeugruppe » est constitué par les cinq services suivants :

1°) Secrétariat.

2°) Appareils et moteurs.

3°) Matériel aéroportuaire — carburants et lubrifiant — avion.

4°) Armement et munitions (y compris la Flak).

5°) Véhicules, carburants et lubrifiants auto.

Tous ces services sont dirigés par des officiers supérieurs ou des fonctionnaires civils de grade équivalent. Le deuxième service est particulièrement développé et important.

 

Dépendent, en outre, du « Quartiermeister » :

— Les magasins principaux de zone (Luftpark) et les magasins secondaires de zone, pour le matériel spécial aéronautique de l'artillerie et des transmissions.

— Les dépôts principaux et secondaires de munitions (Lufthauptmunitionsanstalt et Luftmunitionsanstalt).

— Les dépôts principaux de carburants et de lubrifiants.

— Le Commandant des colonnes motorisées de ravitaillement qui dispose : De colonnes motorisées pour le ravitaillement en carburant; De colonnes motorisées pour le ravitaillement en bombes et munitions; De colonnes motorisées pour le ravitaillement en matériel divers;

De compagnies d'hommes de peine pour les opérations de chargement et de déchargement.

g) L'ingénieur en chef.

C'est lui que le commandant et le chef d'Etat-Major du « Luftgau » consultent sur les questions techniques.

h) Service du personnel (Adjudantur). Il comprend trois services :

1°)  Officiers. Service subdivisé en trois sections :

lre section. — Personnel navigant.

2e section. — Artillerie de D.C.A. et transmissions.

3e section. — Officiers de réserve et en affectation spéciale.

2°) Sous-officiers et troupe, constitué par trois sections :

lre section. — Questions générales.

2e section. — Volontaires et réserve.

3e section. — Mouvements du P.N. Indemnités de vol.

i) Service du trafic aérien civil et du vol à voile.

Ce service s'occupe :

a) De la surveillance de la navigation aérienne civile.

b) Organisation et développement du vol à voile, entraînement,

j) Commandement des transports.

C'est un organe de liaison et de collaboration qui dépend à la fois du chef d'Etat-Major du « Luftgau » et de la « Délégation des Transports» de l'Armée de terre.

C'est de cet organisme que dépend l'intendant pour ce qui concerne les transports ferroviaires. Le Commissaire présente à la « Délégation des Transports » les demandes du « Luftgau » et cherche à concilier les intérêts de l'aviation avec les disponibilités effectives de la délégation elle-même.

— Surveillance des aéroports et de leurs installations, des terrains privés, des terrains pour le vol à voile et des terrains de secours.

— Surveillance de l'activité locale des sociétés aériennes.

— Surveillance des manifestations aériennes et vols de propagande.

— Surveillance des associations sportives aéronautiques.

— Développement des examens d'aptitude au pilotage.

— Enquête sur les incidents de vol (si ces enquêtes ne sont pas déjà faites par d'autres autorités).

Le personnel en service dans les « Luftämter » et les organisations périphériques est pris surtout dans le corps du R.L.A.D. ou « Reichsluftaufsichtsdîenst » (service de surveillance aérienne du Reich) qui fait partie de la « Fliegertruppe ». Le personnel du R.L.A.D. est composé de fonctionnaires militaires (Wehrmacht beamten) appartenant aux administrations militaires et d'aviateurs de la « Fliegertruppe».

Il existe trois grades chez les fonctionnaires.

Obermeister : équivalent au grade de lieutenant.  

Meister : équivalent au grade de sous-lieutenant.

Untermeister : équivalent au grade d'adjudant.

L'instruction technique du personnel du R.L.A.D. est donnée dans une école spéciale de Berlin.

Les sièges des seize « Luftàmter » sont à Kœnisberg, Berlin, Stettin, Hambourg, Hanovre, Dresde, Breslau, Munich, Cologne, Wiesbaden, Munich, Nuremberg, Stuttgart, Vienne, Prague et Posen.

On suppose qu'en temps de guerre, toute l'organisation des « Luftàmter » est placée sous l'autorité des Luftgauen.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:56

CHAPITRE  IV


FLOTTES AÉRIENNES  ET GRANDES  UNITÉS

I. - HISTORIQUE ET GÉNÉRALITÉS.

II. - CONSTITUTION TYPE D'UNE FLOTTE AÉRIENNE.

III. - ORGANISMES RATTACHÉS A L'E.-M. D'UNE FLOTTE.

IV. - CORPS AÉRIENS.

V. - DIVISIONS AÉRIENNES.

VI. - FLIEGERFUHRER.

VII. - LES FLOTTES AÉRIENNES ET GRANDES UNITÉS AYANT RANG DE  FLOTTE AÉRIENNE. 

  File7557 WEB

Bf 110 sur un terrain boueux.

I — HISTORIQUE ET GÉNÉRALITÉS

 

En 1938, en même temps qu'il supprimait les Luftkreis, le Reich créait des organismes nouveaux chargés de l'instruction et de l'entraînement du personnel et de la préparation générale de la guerre aérienne. Ils comprenaient trois « Luftwaffen-gruppen » et trois « Luftwaff'enkommandos».

L'autorité des Luftwaffengruppen s'étendait sur le territoire du Reich (Prusse Orientale non comprise) de la manière suivante :

L.W.Gr. 1 (oriental) : P.C. à Berlin.

L.W.Gr. 2 (occidental) : P.C. à Brunswick.

L.W.Gr. 3 (méridional) : P.C. à Munich.

Les trois Luftwaffenkommandos avaient respectivement pour secteurs : la Prusse Orientale (P.C. à Kônigsberg), l'Autriche (P.C. à Vienne), la côte de la Baltique et de la mer du Nord. Ce dernier, qui portait le titre de Luftwaffenkommandosee, avait sous ses ordres les forces aéronavales (Seeluftstreitkräfte).

En 1939, les Luftwaffengruppen et un Luftwaffenkommandos devaient être dissous et remplacés par les Flottes aériennes (Luftflotten). Le Ier février, les Luftwaffengruppen 1, 2 et 3 furent dissous et remplacés par les Luftflotten 1, 2 et 3. Quelques mois plus tard, le Luftwagenkommando d'Autriche fut transformé en Luftflotte 4 : ce n'est que plus tard, au cours de la guerre, que le L.W.K. -de Prusse Orientale fut absorbé par la lre Flotte, le Luftwaffenkommandosee dissous, la plus grande partie des forces aéronavales de ce commandement passant à l'aviation auxiliaire de la Marine, le reste constituant le Xe Fliegerkorps. Une 5e Flotte aérienne fut constituée par Milch avec les forces aériennes allemandes du corps expéditionnaire de Norvège et de Danemark en mai 1940. Son P.C. s'installa à Oslo. Comme, au cours de la guerre, les Flottes aériennes sont établies en dehors du territoire du Reich dans le but de centraliser tous les moyens de défense anti-aérienne du territoire, le Commandement en chef du Centre (Oberbefehlshaber Mitte) fut créé en 1941. Au cours de l'été 1942, un nouveau commandement, indépendant des Flottes, a pris naissance sur le front de l'Est, le Luftwafïenkommando Ost, qui devint par la suite la 6e Flotte aérienne. Enfin, les deux secteurs du front méditerranéen se séparant et les opérations dans chacun d'eux se trouvant sous le commandement suprême d'un général d'aviation, commandant ou ancien commandant de Flotte, il fut décidé de séparer de la 2e Flotte l'aviation opérant dans les Balkans. Ainsi fut créé le commandement du Sud-Est. L'aviation allemande se partage donc actuellement entre huit grandes unités ayant rang de Flotte aérienne : aux six Flottes numérotées s'ajoutent les commandements du Centre et du S.-E.

La Flotte aérienne est la plus grande unité organique de la Luftwaffe. Le Commandant d'une Flotte est à la tête des formations aériennes stationnées dans son secteur. Par ailleurs, il a la haute main sur tous les services nécessaires à la vie de ces unités. Il porte d'ailleurs le titre de Commandant du t erritoire sur lequel opère la Luftflottc. Ainsi, à 'origine au moins :

— Le « Chef der Luftflotte 1 » est en même temps « Befehlshaber Ost » ;

— Le « Chef der Luftflotte 2 » est en même temps « Befehlshaber Nord » ;

— Le « Chef der Luftflotte 3 » est en même temps « Befehlshaber West » ;

— Le « Chef der Luftflotte 4 » est en même temps « Befehlshaber Süd-Ost ».

Aux charges purement militaires du commandement d'une flotte s'ajoutent des charges politiques, disciplinaires, techniques et administratives. Le Commandant d'une Flotte est ainsi qualifié pour régler directement, conformément aux ordres reçus des autorités centrales, tous les problèmes que peut poser l'activité des organismes aéronautiques de son unité.

Nous étudierons successivement :

— La constitution type d'une Flotte aérienne;

— Les organismes rattachés à l'Etat-Major d'une flotte, '

Cette étude très générale sera suivie de quelques précisions sur chaque flotte ou grande unité ayant rang de flotte.

II — CONSTITUTION TYPE D'UNE FLOTTE AÉRIENNE

 

La Flotte aérienne comprend :

— Un Etat-Major.

Un nombre variable d'unités volantes appartenant aux diverses spécialités et groupées en un petit nombre d'importants commandements : par exemple, de un à quatre « Fliegerkorps », un « Fliegerführer » et un «Jagdführer» (Jafü).

— Un nombre variable d'unités de D.C.A. qui peuvent constituer un ou plusieurs Flakkorps.

— Un groupe de reconnaissance lointaine.

Une escadrille météorologique.

A la tête d'une Luftflotte est placé un officier général qui a rang de Général d'Armée aérienne (Generaloberst) ou de Maréchal (Generalfeldmarschall). Il exerce son commandement sur les formations qui constituent la flotte et sur les services territoriaux situés sur sa zone de déploiement, exception faite cependant des écoles et centres d'expérience. Le Commandant de la Luftflottc dépend directement de l'Ob.d.L. Il a la haute main sur toutes les questions relatives à la fois à la préparation et à la conduite de la guerre aérienne et à la protection anti-aérienne du territoire qu'il contrôle. Il est assisté d'un chef d'Etat-Major qui, en général, a le grade de Colonel et donne des ordres aux commandants d'unités aériennes (Fliegerkorps, Fliegerfûhrer, Jagdfiihrer), aux commandants de Flakkorps et aux commandants de Luftgauen.

En temps de guerre, le Commandant de Flotte est aux Armées, soit dans une

 

localité prévue dès le temps de paix où il a installé son P.C., soit dans un secteur du front où il a établi un P.C. provisoire pour la conduite d'une opération. Dans le cas où la flotte quitte sa circonscription d'origine pour une zone d'opération éloignée, le Commandant continue à exercer son autorité sur les Luftgauen de sa circonscription par l'intermédiaire d'un Général qui le représente (Stellvertreter). C'était ainsi du moins jusqu'à la création du commandement en chef du centre qui a repris en main tous les Luftgauen compris dans les limites du « Grand Reich » (Protectorat de Bohême-Moravie et Gouvernement général de Pologne inclus).

Chaque Flotte aérienne s'étendant sur un pays occupé dispose d'une organisation territoriale identique à celle du territoire du Reich. Des Luffgauen ont été créés à 'cet effet.


File7574 WEB

 

III — ORGANISMES RATTACHÉS A L'ÉTAT-MAJOR D'UNE FLOTTE

 

Les organismes suivants dépendent directement du Commandant de Flotte :

a)  Conseil juridique (Rechtsberatung).

b)  Intendance générale.

c.)  Service supérieur de santé.

Les organismes suivants sont rattachés au Chef d'Etat-Major de la Flotte aérienne:

d) Bureau de commandement ou d'opérations (Führungsahteilung).

e) Commandement supérieur des transmissions (Höherer Nachriditcnführcr).

f)  Direction des services (Ober-Quartiermeister).

g) Ingénieur en chef (Chefingenieur).

h)  Service d'enquête sur les accidents (Unfalluntcrsuchungsstellc).

i) Service du personnel (Adjudantur).

j)  Service des recherches et études sur le matériel aérien.

k)  Service de l'entraînement.

a) Le Conseil juridique : peut être consulté par le commandement et exerce une surveillance sur les tribunaux de l'Armée de l'Air dans la zone contrôlée par la Flotte.

b) L'intendance générale : donne des instructions aux différents services traitant des subsistances, de l'administration et des biens de l'Armée de l'Air.

c) Service supérieur de santé : est dirigé par un médecin général qui porte le titre de Médecin de la Flotte aérienne (« Luftflottcnartz»), a sous ses ordres les chefs des services de santé des Fliegerkorps, des Flakkorps et des Luftgauen ainsi que le médecin du Q.G. et le chef du cabinet dentaire.'

d) Le bureau d'opérations : comprend dix sections dont les cinq premières constituent le bureau « emploi» (indicatif la/op).

1°) Emploi des forces aériennes offensives.

Cette section tient également à jour une carte des opérations.

2°) Défense anti-aérienne, D.C.A. et chasse.

3°) Défense passive.

Des ordres sont élaborés par cette section aux Luftgauen pour la protection des populations civiles. Des mesures sont prises concernant la protection anti-aérienne des troupes.

4°) Assistance en vol.

5°) Journal historique.

6°) Archives.

7°) Interprètes.

8°) Renseignements.

Cette section recueille les renseignements sur les états ennemis, sur les objectifs; elle est chargée, de la propagande. Elle est très étoffée et comprend les sous-sections suivantes :

Recherches des objectifs (trois sections) : Ic/1, Ic/2, Ic/3.

Photographie : Ic/Bild.

Presse et propagande : le/Presse.

Pays étrangers : Ic/A.O.

Nouvelles concernant l'activité aérienne.

Cartographie.

Police secrète.

Groupe de reconnaissance lointaine.

9°) Photographie (« Stnbsbildubteilung », abréviation: Stabia).

Exploitation du travail exécuté par les sections photos.

10°) Météorologie.

Cette section donne des ordres aux Luftgauen pour l'organisation du service météorologique. Elle dispose d'un observatoire et d'une escadrille de reconnaissance météorologique (« Wetterstaffel », abréviation : Westa).

e) Le Commandement supérieur des transmissions : comprend six « groupes » (gruppen) :

Groupe 1 (Einsatz, indicatif NVW/1) : service chargé de régler les questions relatives à. l'emploi et à l'organisation des transmissions.

Groupe 2 (Draht, indicatif NVW/2) : service téléphonique et télégraphique. Ce service est chargé de l'installation et de l'exploitation des lignes téléphoniques et télégraphiques, de donner des instructions pour l'emploi des unités de transmissions des Luftgauen; enfin, de tout ce qui concerne le matériel téléphonique et télégraphique.

Groupe 3 (Funk, indicatif NVW/3) : service radio. Le groupe 3 est responsable de l'installation et de l'exploitation des services de radiotélégraphie, de radiogoniométrie et d'écoutes qui assurent la sécurité du vol. C'est également ce service qui rédige les instructions pour les unités de radiotélégraphie des Luftgauen et qui s'occupe du matériel dont elles sont dotées.

Groupe 4 (Flugmelde, abréviation : Flum) : service de guet et d'alerte.

Groupe 5 : service d'assistance aérienne civile.

Groupe 6 (Horch-Verbindungskommando, abréviation : H/Verb.Kdo) : radio-interception.

Ce service répartit les unités de détection et définit leur tâche. Il centralise les renseignements fournis par ces unités en vue de leur exploitation stratégique, selon les instructions du service «Ic» de la Flotte. Du service de radio interception dépendra « Centrale Radio Météorologique » (Wetterfunkleitstelle, abréviation : W-Leit) qui est chargée de diriger les services radio et météo des grandes unités de la Flotte.

f) Direction des services (Ober-Quartiermeister) : la direction des services comprend cinq sections :

1°) Organisation (indicatif : Ib).

Cette section traite de ce qui concerne d'une façon générale le matériel, les aménagements à terre et le transport.

2°) Réapprovisionnement (indicatif : Ql) (distribution, utilisation et remplacement du matériel).

3°) Services à terre (indicatif : Q2).

Organisation des aéroports et des services à terre en général.

4°)  Transports (indicatif : Q3).

Ce service est chargé de donner aux Luftgauen des instructions concernant l'organisation générale des transports.

5°) Service automobile (abréviation : Stokraft).

g) Ingénieur en chef (abréviation : Chefing).

L'ingénieur en chef peut être consulté pour toutes les questions techniques concernant l'aviation. Il s'assure de la valeur technique des spécialistes des compagnies techniques et contrôle leur répartition et leur emploi. Il dispose d'une unité de travail rattachée à la Flotte,

h) Le service des enquêtes sur les accidents : est chargé de procéder auprès des unités aux recherches du matériel accidenté. II doit faire les enquêtes en vue d'établir les responsabilités.

i) Le service du personnel et secrétariat, comprend quatre sections :

1°) Personnel officiers. 5

2°) Personnel sous-officiers et troupe.

3°) Assistance morale et spirituelle.

Le Commandait du Q.G. Kommandant des Hauptquartiers (abréviation : Kdt d.H.Qu.) a dans ses attributions l'organisation des services du commandement de la Flotte, les services divers du secrétariat, le service principal du protocole. II a sous ses ordres :

Une compagnie de commandement.

— Une compagnie de garde.

— Une section administrative.

— Une section auto.

— Une compagnie autonome de vol.

j) Service des recherches et éludes .sur le matériel.

k) Direction de l'entrainement.

On manque de renseignements sur l'organisation de ces deux services.


File7555 WEBDes pilotes de Bf 109 en tenue d evol avec les gilets de sauvetage.


IV - CORPS AÉRIENS

 

De l'élude qui précède, il ressort qu'une Flotte aérienne peut comporter un nombre variable de grandes unités : corps aériens (Kliegerkorps) et divisions aériennes (Fliegerdivision). Si certaines Hottes, la 1ère et la 5èmepar exemple, ne comportent aucun corps aérien, d'autres, par contre, en comptent trois (la 4ème) ou quatre (la 3ème).

Le Corps aérien est une grande unité tactique comportant un nombre variable des formations aériennes, des formations de D.C.A., des formations de transmissions, des formations techniques et des détachements de troupes à terre. Parmi les treize corps aériens de la Luftwaffe, on peut distinguer :

— Des corps aériens du type normal, numérotés de I à VII

Des corps aériens spécialisés, numérotés de VIII à XIII.

La distinction, pour certaines de ces unités, semble avoir perdu de sa netteté, certains corps aériens spécialisés étant, semble-t-il devenus des corps du type normal, tandis que d'autres étaient dissous, peut-être dédoublés, ou transformés. Le corps aérien, comme la flotte aérienne, n'a pas une composition fixe. La liste qui suit donne une idée de la composition moyenne d'un corps aérien du type normal.

Composition d'un corps aérien du type normal.

1°) Formations aériennes :

— 1 escadrille de commandement (Stabstaffel).

— 1 groupe de reconnaissance lointaine.

— 1 escadrille de reconnaissance météorologique.

— 1 escadrille de liaison.

Un nombre variable d'escadres des différentes spécialités, par exemple :

— 1 ou 2 escadres de bombardement.

— 1 escadre de bombardement en piqué ou d'attaque ,au sol.

— 1 escadre de chasse lourde.

— 1 ou 2 escadres de chasse légère.

2°)  Formations de D.C.A. :

Ces formations constituent un Flakkorps qui est sous les ordres du commandant de la flotte et comprend :

— 2 à 4 régiments de D.C.A.

— Un certain nombre de groupes autonomes, lourds, légers ou mixtes.

— Quelques groupes de projecteurs.

3°) Formations de transmissions aériennes :

— 1 régiment de transmissions.

— 1 ou plusieurs groupes autonomes.

4°) Formations techniques :

1 régiment de génie de l'Air (Luftwaffenbauregiment).

— 1 ou plusieurs groupes autonomes de génie de l'Air (Luftwaffenbauableilung).

— 1 E.-M. d'ingénieurs de l'Air (Lufhvaffeningenieurstab).

5°) Détachements de troupes à terre :

Formant des compagnies de l'Air (Fliegerhorstkompanien).

Corps aériens spécialisés.

Les six corps aériens numérotés de VIII à XIII étaient, au moins au moment de leur constitution, des corps aériens spécialisés :

Le VIII Corps aérien (Stukakorps) était spécialisé dans le bombardement en piqué. Sa création fut l'œuvre de Richthofen qui fut un des premiers à préconiser l'appui massif de l'infanterie par l'aviation et à mettre au point les attaques combinées par les chars et l'aviation. Le Stukakorps fut envoyé en renfort sur le front russe dans tous les secteurs où une action d'envergure était projetée par le liant commandement. Le Stuka (Ju 87) étant devenu un appareil périmé, relégué au rang d'appareil de seconde ligne, les escadres de Stukas (Stukageschwader) devenant des escadres de chasseurs-bombardiers Fw 190, le Fliegerkorps VIII perdit peu à peu son caractère. Il semble bien qu'il soit devenu un corps normal, actuellement rattaché à la 4èmeFlotte. Il est commandé par le Général de Division aérienne Seidemann, succédant au Général Martin Fiebig, actuellement à la tête de l'Aviation allemande du Sud-Est.

Le IX' Corps aérien est spécialisé dans la pose des mines. Il se déploie le long des côtes du Nord de la France, de la Belgique et de la Hollande et est rattaché à la 3e Flotte. Il est commandé (1943) par le Général de C.A. Joachim Coeler.

Le Xe Corps aérien était spécialisé dans l'aviation maritime. En 1942 et 1943 il opérait dans  les  Balkans. Il a vraisemblablement été transforme en corps du type normal et est récemment venu renforcer la 3e Flotte.

Le XIe Corps aérien groupait les divisions de parachutistes au temps où ces formations d'élite, jetées derrière les lignes, préparaient le chemin des forces d'invasion. Le XIe Corps se couvrit de gloire en Crête mais il ne put que préparer l'assaut contre l'Angleterre. Depuis, les divisions de parachutistes ont beaucoup évolué. Elles sont devenues, à peu.de chose près, des divisions d'infanterie. Leur nombre ayant augmenté, le XIe Corps a vraisemblablement été dissous et remplacé par plusieurs corps « Para».

Le XIIe Corps aérien était spécialisé dans la chasse de nuit. Il comptait à l'origine trois escadres de chasse de nuit formant les noyaux de trois divisions, sous le commandement du Général Kammhuber. Il existe actuellement sept divisions de chasse de nuit qui s'étendent dans le Nord-Est de la France, en Belgique, en Hollande et en Allemagne. II est vraisemblable qu'il existe plusieurs corps spécialisés dans la chasse de nuit, en remplacement du XIIe Corps, comme il existe pour la chasse de jour comptant, elle aussi, sept divisions, un certain nombre de Jagdkorps.

Le XIIIe Corps aérien groupait, en 1942, les divisions terrestres de la Luftwaffe (Luftwaffenfelddivisionen). Ces divisions sont actuellement au nombre d'une vingtaine et le XIIIe Corps a été remplacé par quatre ou cinq Feldkorps.

File7560 WEBUn mécanicien d'un Junkers 52 avec un groupe électrogène .


 

V.— DIVISIONS AÉRIENNES (Fliegerdivisionen)

 

Les divisions aériennes sont de grandes unités tactiques dont la composition n'est pas fixe, mais qui sont moins importantes que les corps aériens. La division aérienne ne constitue pas une subdivision du corps aérien. Une ou deux divisions aériennes peuvent, parallèlement aux corps aériens, entrer dans la composition d'une flotte. Les Divisions aériennes 1 et 2 font ainsi partie de la 3e Flotte. Ces unités doivent être peu nombreuses (moins de sept). Une des plus célèbres est la 2e Division aérienne dont les avions torpilleurs, basés en Sardaigne puis dans le Midi de la France, attaquaient la navigation en Méditerranée.

En plus des Fliegerdivisionen, il existe des divisions aériennes spécialisées :

Divisions de chasse de jour; Divisions de chasse de nuit.

Les forces de la Luftwaffe combattant à terre constituent également des divisions (Luftwaffenfelddivisionen) qu'il ne faut pas confondre avec les divisions d'unités volantes puisqu'il s'agit d'unités d'infanterie restées sous le commandement de Gœring.

 

VI. — FLIEGERFUHRER

 

Selon les besoins des opérations, des groupements d'unités, de structure variable, sont constitués sous les ordres d'un commandant appelé Fliegerführer. Le groupement lui-même porte le nom de Fliegerführer suivi d'une indication relative au secteur où le groupement opère. Exemple : Fliegerführer Nord, Fliegerführer Atlantik, Fliegerführer Afrika...

Certains de ces groupements sont spécialisés dans la chasse. Ils portent alors le . nom de Jagdfliegerführer.

 

VII. — LES FLOTTES AÉRIENNES ET GRANDES UNITÉS AYANT RANG DE FLOTTE AÉRIENNE

 

a) La Luftflotte 1, avant les récentes avances russes, avait pour secteur d'opérations la région comprise entre Leningrad et le lac Ilmen. Elle était commandée par le Général d'Armée Alfred Keller, avait son Q.G. à Riga et son échelon lourd à Berlin. Le Général Keller a été remplacé, le 8 août 1943, par le Général de Corps aérien Kurt Pflugbeil qui commandait le IVe Corps aérien. Les Luftgauen I (Königsberg) et II (Posen) sont rattachés à la 1ère Flotte aérienne. La Luftflotte 1 disposait de deux grandes unités : le Fliegerkorps I et le Fliegerführer Ostsee, contrôlant l'aviation maritime des côtes de la Baltique.

En 1941, la 1ère Flotte aérienne fut renforcée par le VIIIe Corps aérien (Stukakorps), alors commandé par le Général von Richthofen. Puis, le secteur de déploiement de cette flotte perdant de son importance aux yeux du haut commandement, le VIIIe Corps aérien, puis le Ier furent enlevés à la 1ère Flotte. Celle-ci ne compte guère que 200 appareils de première ligne engagés sous le commandement du Fliegerführer Ostsee.

La Luftflotte 1 qui, après avoir participé à la campagne de Pologne, n'a cessé d'être engagée dans le secteur Nord de la Russie, compte parmi les flottes aériennes qui ont le moins voyagé.

 

b) La Luftflotte 2 est, au contraire, celle qui a subi le plus de déplacements depuis le début de la guerre. Lorsqu'elle fut créée sur le territoire métropolitain, elle s'étendait sur l'Allemagne du Nord et avait son Q.G. à Braunschweig (Brunswick). La 2ème Flotte aérienne a participé à la campagne de France, à la bataille d'Angleterre et au début de la campagne de Russie dans le secteur central. En janvier 1942, elle a fait mouvement dans le secteur méditerranéen où elle se trouve encore.

Kesselring était à la tête de la 2e Flotte aérienne avant de devenir Commandant en chef du théâtre d'opérations italien. Il a été remplacé par Richthofen.

Le Q.G. de la 2e Flotte dans le secteur méditerranéen a fait mouvement de Rome à Padoue.

Lorsque la 2e Flotte était forte de plus de mille avions opérant en Méditerranée, elle disposait de deux Corps aériens : le IIe et le Xe'. Le IIe Fliegerkorps, alors commandé par le Général de Division aérienne Bulowius, faisait partie de la 2e Flotte depuis janvier 1942. Il était constitué par l'aviation basée en Italie. Le Xe Fliegerkorps, d'abord spécialisé dans l'aviation maritime, opérait en Méditerranée orientale sous les ordres du Général Geissler. Les deux Corps aériens de la 2e Flotte ont fait mouvement au début de 1944 vers le front de l'Ouest. Ils sont maintenant rattachés à la 3e Flotte. Dès la fin de 1943 de sévères prélèvements ont été opérés sur les effectifs de la 2e Flotte au profit de la 3e Flotte et de la chasse chargée de défendre le territoire allemand. A la veille du débarquement de Normandie, les prélèvements opérés en Méditerranée devinrent plus importants. Les Etats-Majors des deux Corps aériens firent eux-mêmes mouvement vers le front de l'Ouest. Entre temps l'aviation stationnée dans les Balkans devenait indépendante de la 2e Flotte, formant le Commandement du Sud-Est, sous les ordres du Général Martin Fiebig.

Les Luftgauen suivants sont rattachés à la 2e Flotte :

Luftgau VI, Munster: Commandant (1941), Général de Corps aérien Huge Schmidt.

Luftgau XI, Hambourg : Commandant (1941), Général de Corps aérien Litdwig Wolff.

c) La Luftflotte 3, commandée par le Maréchal Sperrlé, a été constituée sur le territoire de l'Allemagne de l'Ouest, avec Munich comme Q.G. Cette flotte a participé à la campagne de France et supporta le poids de la campagne d'Angleterre. A la veille du débarquement de Normandie, sa zone de déploiement s'étendait des Pyrénées et des côtes méditerranéennes françaises à la Hollande. Sperrlé avait installé son Q.G. à Paris, au palais du Luxembourg. Le Fliegerkorps IX, spécialisé dans la pose des mines, est rattaché à la 3e Flotte et opère le long des côtes de Hollande, de Belgique et du Nord de la France. En juin 1944, le P.C. du IXe Corps aérien se trouvait à Lecoudrey-Meru.

Dans le Sud-Est de la France, jusqu'au début de juillet-1944, la 2e Division aérienne (P.C. à Montfrin en juin 1944) contrôlait deux escadres de torpilleurs (KG 26 et KG 77) auxquelles se joignaient certains groupes des 40e et 100e escadres, dotés de He 177 et De 217 utilisant les bombes radioguidées. A ces grandes unités sont venus se joindre les deux corps aériens qui opéraient dans le secteur méditerranéen et la le Division aérienne. En juin 1944, le Fliegerkorps II avait son Etat-Major à Compiègne, le Fliegerkorps X à Angers, et la le Division aérienne à Saint-Cloud. En mars 1941, le commandement allemand décida de rassembler sous un commandement unique toutes les unités coopérant à la lutte contre les convois en Atlantique. Ainsi fut créé le Fliegerführer Atlantik. Son P.C. était installé à Lorient et il travailla en collaboration avec le commandement de la Flotte sous-marine allemande. Un vaste réseau de transmissions était mis à sa disposition. Les unités opérant sous le commandement du Fliegerführer Atlantik comprenaient : une escadre de bombardement, la KG 40, d'abord dotée de FW 200 « Condors », puis de Hel77 utilisant les bombes radioguidées Hs 293 et 294; une escadrille de reconnaissance lointaine, un groupe de chasse lourde doté de Ju 88 C6 et des escadrilles de reconnaissance côtière.

File7562 WEBUn fuselage de Ju 52 M3  qui semble servir de poste de controle.

 

La chasse de la 3eFlotte a été puissamment renforcée au cours de la première moitié de 1944 et surtout à la suite du débarquement de Normandie. Deux divisions de chasse venues d'Allemagne, les Jagdivisionen 4 et 5 sont venues en renfort, installant leur P.C. respectivement à Metz et à Jouy-en-Josas. Elles constituèrent vraisemblablement le IIe Jagdkorps, dont l'E.M. est à Chantilly. Indépendamment de ces divisions, la chasse basée en France opérait sous le contrôle de quatre Jagdfliegerführer (Jafü) :

Jafü West, P.C.. à Savigné-Lévèque, en juin 1944. Jafü Bretagne, P.C., à Rennes, en juin 1944.

Jafü n° 4, P.C., à Saint-Pol Bryas, en juin 1944.

Jafü Sud à La Perthc, en juin 1944.

Les services de la 3° Flotte sont rattachés aux régions aériennes suivantes :

Luftgau VII, Munich, Commandant (1942), Général de C.A., Emil Zenetti.

Luftgau XII, Wiesbaden, Commandant (1942), Général de C.A., Dr. Eugen Weissmann.

Luftgau XIII, Nuremberg, Commandant (juin 1943), Général de C.A., Friedrich Heilingbrünner.

Luftgau Holland, Amsterdam, Commandant (1942), Général de C.A., Friedrich Christiansen.

Luftgau Belgien, Nord-Frankreich, Bruxelles, Commandant (1942), Général Wilhelm.

Luftgau Frankreich, Etampes (juin 1944), Commandant (1942), Général de brigade Kuen.        '

 

Activité.

 

Lorsque la Luftwaffe dut abandonner ses raids contre l'Angleterre, les bombardiers et les torpilleurs de la 3e Flotte aérienne consacrèrent la plus grande partie de leur activité à la lutte contre la navigation. Les He 177 de la KG. 40 ont remplacé les Fw. 200 dans l'attaque des convois alliés de l'Atlantique. En Méditerranée, l'escadre de torpillage KG. 26 fut renforcée par la KG. 77 dont les équipages s'étaient entraînés à la lutte contre la navigation sur les rives de la Baltique. Enfin les Do 217, puis les He 177 de la KG. 100 se sont rendus célèbres par l'utilisation contre les navires alliés des bombes radioguidées. Ces appareils, basés dans le Sud-Ouest opéraient à la fois en Atlantique et en Méditerranée. Les bombardiers des KG. 30, 54, 66 ont repris à la fin de janvier leurs raids sur Londres avec des effectifs réduits, en même temps qu'ils s'entraînaient à la lutte contre l'invasion redoutée du commandement allemand. Après le débarquement de Normandie, toutes les forces disponibles, y compris les torpilleurs basés dans le Midi méditerranéen, ont participé à la lutte contre la flotte d'invasion et contre les forces débarquées. Leur action a été peu efficace, les Alliés ayant dans les airs une supériorité écrasante.

La chasse de la 3e Flotte avait pour mission principale, avant le débarquement, de s'opposer aux bombardiers alliés attaquant les objectifs allemands. Depuis le 6 juin elle a été notablement renforcée par l'arrivée de nombreux groupes venant d'Allemagne et qui se sont concentrés au Sud de la Normandie, dans la région .parisienne et aux environs de Laon. En dépit de cette concentration, les 700 chasseurs monomoteurs rassemblés représentant à peu près la moitié des forces disponibles, la chasse allemande a été complètement submergée.

 

La Luftflotte 4.

 

La 4° Flotte aérienne opère sur la partie Sud du front russe. Trois Corps aériens lui sont rattachés : le IVe, le VIIIe et le 1er.

Le IVe Corps fut pendant longtemps sous les ordres du Général Pflugbeil qui commande actuellement la première Flotte.

Le VIIIe, après avoir été spécialisé dans le bombardement en piqué, est vraisemblablement devenu un Corps normal. Le VIIIe Corps a été créé par von Richthofen. Lorsque ce dernier prit le commandement de la 4e Flotte, le Général Martin Fiebig leur succéda jusqu'au jour où il fut chargé du commandement du Sud-Est. Le VIIIe Corps passa alors sous les ordres du Général de division aérienne Seidemann.

Le 1er Corps aérien était d'abord rattaché à la lre Flotte. Il était commandé, en juin 1943, par le Général de division aérienne Angerstein succédant au Général de G.A. Helmuth Forster.

Le V° Corps aérien était d'abord rattaché à la 4e Flotte. Il est devenu indépendant et a pris rang de flotte aérienne.

Enfin, jusqu'en août 1944, le Corps aérien roumain, sous les ordres du Général de brigade Emanuel Jonescu, était rattaché à la 4e Flotte.

La 4e Flotte aérienne fut d'abord commandée par le Général Lorh. Lorsque celui-ci devint commandant en chef dans les Balkans il fut remplacé au commandement de la flotte par Richtofen. Celui-ci prit en Juin 1943 le commandement de la 23 Flotte ; le Général d'Armée Aérienne Otto Desslech lui succéda comme commandant de la 4° Flotte.

Les Luftgauen VIII et Sud Russie sont rattachés à la 4e Flotte. Le Luftgau VIII a son P.C. à Breslau. Il était commandé en 1943 par le Général de G.A. Walter Somme.

La Luftflotte 4 est une des plus importantes de la Luftwaffe. Elle a participé à la campagne de Pologne, à la prise de la Crête. Depuis l'ouverture de la campagne de Russie, elle est engagée sans arrêt dans le secteur sud du front où elle a pris une part importante à toutes les percées allemandes et à la prise de Sébastopol. C'est encore elle qui a assuré le ravitaillement de Stalingrad. Depuis Stalingrad, elle a protégé la retraite de la Wehrmacht. La Luftflotte 4 disposerait de 1.000 à 1.100 appareils de première ligne.

La Luftflotte 5 est une des plus petites flottes aériennes. Elle a pris naissance en juin 1940 après la campagne de Norvège. Elle englobait alors le Danemark et la Norvège. Après la déclaration de guerre à la Russie elle s'est étendue à la Finlande. Elle était, commandée, depuis sa création jusqu'à la fin de 1943 par le Général d'armée Hans Jurgen Stumpf dont le P.C. était à Oslo. Le Général de C.A. Joseph Kammhuber lui a succédé.

La 5e Flotte ne compte pas de Corps aériens. Les opérations sont dirigées par trois Fliegerführer :

Le Fliegerführer Nord Ouest qui est chargé des opérations dans la Mer du Nord, de la latitude 540 à celle des Iles Lofoten et, à l'ouest, jusqu'en Islande. Ce commandement était exercé en 1943 par le Colonel Bush.

Le Fliegerführer Lofoten est chargé des opérations au Nord des Iles Lofoten jusqu'à la banquise. En 1942 et 1943, ce commandement était confié au Général de brigade aérienne Roth.

Le Fliegerführer Nord-Est dirige les opérations en Finlande et en Norvège du Nord.

Les services de la 5° Flotte dépendent de deux Luftgauen. Le Luftgau Norvège (E.M. à Oslo) et le Luftgau Finlande (E.M. à Rovonienni).

La 5° Flotte a connu ses beaux jours au moment des attaques contre les convois alliés se dirigeant sur Mourmansk. Maintenant cette flotte ne compte plus qu'un petit nombre d'appareils appartenant surtout à l'aviation côtière et aux unités de reconnaissance.

 

La Luftflotte 6.

C'est la plus jeune des flottes aériennes. Elle provient de la transformation du V e Fliegerkorps qui, à l'origine, appartenait à la 4e Flotte aérienne. En juin 1942 ce Corps aérien avait été promu au rang de flotte aérienne et était devenu un commandement indépendant appelé « Commandement de l'Est ». Ce n'est qu'en mai 1943 qu'il devint la 6° Flotte aérienne. Elle est commandée par le Général d'Armée aérienne Ritter Von Greim. Ses services sont rattachés au Luftgau Moscou dont le Q.G. était à Smolensk. Elle opère sur le secteur central du front de l'Est.

Cette flotte dispose environ de 450 appareils de guerre.

 

Le Commandement du Sud-Est.

Ce Commandement qui a rang de flotte aérienne est chargé des opérations en Grèce, en Yougoslavie, eu Roumanie et en Bulgarie. Il est commandé par le Général de Corps aérien Martin Fiebig (Q.G. à Sofia) qui opère sous les ordres directs du Général d'armée Löhr, l'ancien Commandant en chef de l'aviation autrichienne qui, à l'instar de Kesselring, commande en chef l'armée de terre dans ce secteur.

Lors des opérations en Méditerranée le commandement allemand avait affecté le Xe Corps aérien qui était le Corps spécialisé de l'aviation maritime à ce secteur; il faisait alors partie de la 2e Flotte aérienne, niais en mai 1943 les deux théâtres d'opérations Italie et Balkans devenant distincts le commandement allemand a jugé nécessaire de donner une certaine autonomie aux forces opérant dans les Balkans. Il a ainsi créé le commandement du S.E., grande unité ayant rang de flotte aérienne. Quelques mois avant le débarquement de Normandie, le Reich envoya le XeCorps en France pour renforcer la 3e Flotte. Deux Luftgauen lui ont été rattachés : le Luftgau Sud-Est (Q.G. à Athènes) et le Luftgau Crête (Q.G. à la Canée). Les opérations sont menées par deux Fliegerführer : le Fliegerführer Croatie et le Fliegerführer Crête et par un Etat-Major chargé des opérations en Grèce et dans la Mer Egée.

A la suite des prélèvements sévères opérés dans le secteur balkanique au profit du front de l'Ouest et pour renforcer la défense de l’Allemagne il ne reste plus dans les Balkans qu'une arrière-garde qui ne compte guère plus de 150 appareils de 1ère ligne, auxquels il faut ajouter un certain nombre d'appareils plus ou moins périmés tels que les Ju 87 qui sont encore utilisés dans la lutte contre les partisans.

 

Le Commandement en Chef du Centre.

La création de ce commandement a été rendue nécessaire par la nécessité de grouper les moyens de défense aérienne de la métropole contre l'offensive aérienne alliée et par la nécessité de centraliser les Luftgau de la métropole qui, à l'origine, dépendaient des différentes flottes aériennes. C'est le Général d'armée Weisse, un spécialiste de la D.C.A. qui a d'abord été chargé de ce commandement. Il a récemment été remplacé par le Général Stumf. Il contrôle an moins pour ce qui concerne la défense aérienne, les Luftgaus III (Berlin), IV (Dresde),.VI (Munster), VII (Munich), XI (Hambourg), XII (Wiesbaden), XIII (Nuremberg) et XVII (Vienne). Ce commandement a rang de flotte aérienne et comprend 7 divisions de chasse de jour dont les zones d'opérations sont les suivantes :

1°) Division de chasse : Sud-Ouest de la Hollande, Belgique et Ruhr.

2°) Division de chasse : N, de la Hollande, N.O. de l'Allemagne, Danemark.

3°) Division de chasse : Alsace, Allemagne du Sud-Ouest.

4°) Division de chasse : Allemagne du Nord, Kiel, Kassel, Dresde.

5°) Division de chasse : Moravie, et Bohème.

6°) Division de chasse : Croatie, Allemagne du Sud-Est.

7°) Division de chasse : Allemagne du Nord-Est.

 

Ces 7 divisions disposent environ de 1.000 chasseurs.

La chasse de nuit est également partagée en 7 divisions qui s'étendent sur le Reich, la Belgique, la Hollande et la France du N.-E. Il est probable que les divisions de chasse de nuit stationnées en Allemagne sont rattachées au commandement en chef du Centre.


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Published by aerophile - dans Histoire
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:52

CHAPITRE   V

ORGANISATION DES UNITÉS AÉRIENNES PAR SPÉCIALITÉS.  

I. - GÉNÉRALITÉS.

II. - AVIATION   DE   BOMBARDEMENT.

III. - AVIATION   DE  CHASSE.

IV. - CHASSE DE  NUIT.

V. - ASSAUT ET CHASSE LOURDE.

VI. - AVIATION   DE  RECONNAISSANCE.

VII. - AVIATION   DE TRANSPORT.
VIII. - AÉRONAUTIQUE  NAVALE.



File7554 WEBUn Arado 196 en place sur un navire allemand.

I - GÉNÉRALITÉS

 

Les unités aériennes peuvent se diviser en grandes unités à composition variable (Flotte, Corps aérien, Division aérienne, Commandements spéciaux tels que les Fliegerführer) et petites unités à composition fixe, spécialisées dans une des subdivisions d'armes (chasse, bombardement, etc...).

On a vu l'organisation des grandes unités dans le chapitre précédent. Les petites unités sont : l'escadrille, le groupe et l'escadre.

L'escadrille (Staffel) est la plus petite unité organique de l'Armée de l'Air. Quelle que soit sa spécialité, elle a une dotation de 9 avions.

Le. Groupe (Gruppe) est la plus petite unité tactique quelle que soit sa spécialité, il comprend 3 escadrilles plus une escadrille de commandement à 3 avions plus une en réserve, soit 30 appareils, plus 10 en réserve.

L'escadre (Geschwader) comprend généralement trois groupes et une escadrille de commandement à 9 avions. (Les escadres de bombardement comprennent un 4e groupe qui est un groupe d'entraînement, certaines escadres ont même un 5e groupe).

Numérotation des unités.

Les unités sont numérotées :

— En chiffres romains, pour les Corps aériens et les groupes.

— En chiffres arabes, pour les Flottes, les escadres et les escadrilles.

Les escadres sont désignées par les initiales de leur spécialité (K.G. = Kampfgeschwader, escadre de bombardement) suivi de leur numéro. Le numéro du groupe est placé devant.

Exemple : K.G. 26 = 26e escadre de bombardement.

III/J.G. 2 : 3e groupe de la 2e escadre de chasse.

Les escadrilles d'une escadre sont numérotées à partir de 1 dans l'ordre des groupes (1er, 2ème, 3ème escadrilles pour le groupe I, etc...). Les escadrilles de commandement n'ont pas de numéro. Par contre toutes les escadrilles d'une escadre y compris les escadrilles de commandement ont une lettre distinctive généralement peinte sur le fuselage des appareils : les lettres A, B, C, D, E, F, G sont réservées pour les escadrilles de commandement, les suivantes pour les escadrilles normales.

 

Escadrille de commandement d'escadre…  ................              A

Groupe   I. — Escadrille  de commandement   ............               B

                          lre escadrille .............................         H

                          2e escadrille   .............................              K

                                  3e escadrille   .............................           L

Groupe II. — Escadrille de commandement   ............                C

                                  4e escadrille   ................................                   M

                           etc...

— Les escadres, groupes et escadrilles sont toujours spécialisées dans une subdivision d'armes. Les subdivisions d'armes de l'aviation allemande sont :

— Le bombardement.

— Le bombardement en piqué.

— La chasse.

— La chasse de nuit.

— La chasse lourde.

— L'assaut.

— La reconnaissance.

Outre ces spécialités il existe une catégorie appelée z.b.v. (zu besonderen Verwendung) qui comprend les unités de transport de sauvetage en mer et de missions spéciales. Enfin il faut signaler les unités de l'Aéronautique navale.

File7565 WEBUn Dornier Do 17

II. — BOMBARDEMENT ET BOMBARDEMENT EN PIQUÉ.

 

L'organisation des unités de bombardement, de bombardement en piqué et de torpillage est la même.

L'escadre.

L'escadre de bombardement se désigne par les lettres K.G. (Kampfgeschwader) et l'escadre de bombardement en piqué par les lettres S.G. (Stukageschwader).

L'escadre de bombardement comprend trois groupes de combat (I, II, III) et un groupe d'entraînement (IV). Dans certaines escadres un 5e groupe a été constitué et a permis de porter à 4 le nombre des groupes de combat (I, II, III, IV).

Le groupe IV est toujours groupe d'entraînement : c'est dans ce groupe que les nouveaux équipages affectés à l'escadre sont entraînés avant d'être envoyés dans un des groupes de combat; les IV° groupes de chaque escadre sont généralement basés en Allemagne ou du moins loin de la zone des combats.

L'Etat-Major d'une escadre de bombardement se compose des officiers suivants :

— Le Commandant d'escadre ou Kommodore (généralement Colonel).

— L'Adjudant Major (Adjutant).

— L'officier adjoint (Offizier beim Stabe).

— 1 officier mécanicien.

— 1 officier de navigation et radio.

— 1 officier de transmissions.

— 1 officier photographe.

Il est à noter que l'escadrille de commandement d'une escadre peut être dotée d'appareils différents de ceux des groupes qui la composent.

 

Le groupe.

Le groupe de bombardement comprend en plus de ses trois escadrilles et de l'escadrille de commandement :

— 2 compagnies techniques.

— 1 compagnie de commandement.

— 1 section de transmissions.

Le groupe jouit d'une autonomie complète et peut se déplacer par ses propres moyens : en cas de déplacements une des deux compagnies techniques part en échelon précurseur et attend l'échelon volant sur le nouveau terrain.

L'Etat-Major du groupe comprend :

— Le Commandant de groupe (Lt-Colonel ou Commandant).

— L'Adjudant Major (Adjutant).

— 1 Commandant adjoint (Major beim Stabe).

— 1 officier de navigation et radio.

— 1 officier de transmissions.

— 1 officier de justice militaire.

— 1 commissaire.

— 1 docteur.

Tous ces officiers dépendent directement du commandement du groupe. D'autres emplois secondaires sont remplis par des officiers qui dépendent soit directement du Commandant de groupe, soit d'un des officiers précédents. Ces officiers sont :

— L'officier d'armement.

— L'officier photographe.

— L'officier des sports.

— L'officier de la bibliothèque.

— L'officier de la propagande et presse.

— L'officier d'assistance morale.

L'Adjudant-Major est l'adjoint du Commandant de groupe en tant que Commandant de terrain. Il est chargé de la discipline générale, du service intérieur, du contrôle du personnel, etc…

Le Commandant adjoint (Major beim Stabe) est un officier choisi avec soin par le Commandant parmi les officiers du groupe. Il s'occupe de l'organisation générale du groupe, de l'entraînement du personnel, de l'instruction des officiers, des exercices divers, des déplacements, de l'emploi de la compagnie de commandement et du groupe en général.

L'officier mécanicien (Technischer Offizier) est le conseiller technique du Commandant. Il est responsable de tout le matériel en compte à l'unité; il surveille tous les services techniques du groupe et expédie toute la correspondance technique.

L'officier de navigation et radio est chargé de toutes les questions concernant la navigation : instruction et entraînement des équipages, stockage et distribution des cartes, contrôle des instruments de bord, signaux d'identification radio, météo, etc...

L'officier de transmissions est chef de la section de transmissions du groupe; il a la responsabilité de tout le réseau de transmissions téléphoniques et radio du groupe, de l'instruction du personnel et de tout le matériel radio de bord.

L'officier de justice militaire s'occupe de toutes les questions de sécurité militaire, de justice militaire et de contre-espionnage.

Le Commissaire est un fonctionnaire qui a rang de capitaine et qui s'occupe du ravitaillement en vivres et en habillement, du casernement et de la caisse du groupe.

Le Docteur dirige l'infirmerie du groupe : il a sous ses ordres une équipe d'infir­miers et de brancardiers.

L'officier d'armement peut dépendre soit directement du Commandant, soit de l'officier mécanicien. Il a la charge d'entretenir et de surveiller les dépôts de munitions du groupe, de surveiller l'entretien des armes, de gérer le matériel d'armement, de donner des prescriptions sur le maniement des armes et la manutention des munitions, etc...

L'officier photographe est un officier qui a déjà d'autres attributions. Ses attributions sont assez réduites, car le groupe ne possède pas, en principe, de laboratoire photo, mais simplement un matériel restreint permettant le développement et le tirage. Les travaux photographiques plus importants sont faits dans les laboratoires photo des bases aménagées.

L'officier des Sports est également un officier ayant un autre emploi; il organise le terrain de sports de la base, décerne les brevets de sports, organise des matches à l'intérieur du groupe ou avec d'autres imités.

L'officier chargé de la bibliothèque, s'occupe de l'approvisionnement de la bibliothèque et de l'entretien des livres.

L'officier de propagande et de presse organise des manifestations de propagande et transmet à la presse locale des articles de propagande sur le groupe.

L'officier d'assistance morale est chargé de toutes les questions concernant le bien-être et le moral du personnel.

Les deux compagnies techniques sont commandées chacune par un capitaine assisté de 2 ou 3 sous-officiers. Elles encadrent tous les spécialistes non P.N. du groupe. Elles sont composées de trois sections appelée :

— Warlungsleitung (manutention et entretien des appareils).

— Werkstattzug (atelier réparations).

— Technischc Zügen (mécaniciens spécialistes).

— L'atelier réparations commandé par un adjudant comprend 25 à 30 hommes qui font les petites réparations.

— La section des mécaniciens spécialistes comprend 2 mécaniciens cellule et 2 mécaniciens moteur par avions, plus un mécanicien « Instrument de bord », un mécanicien électricien, 2 monteurs radio, un mécanicien « circuits hydrauliques » et un certain nombre d'armuriers.

La compagnie de commandement comprend tout le personnel divers nécessaire à la bonne marche du groupe (secrétaires, etc...). Elle est commandée par le Commandant adjoint.

Le matériel roulant dont est doté le groupe se compose de :

— 1 camion lourd atelier.

— 2 camions légers atelier.

— 20 Tracteurs.

— 30 camions,

— l6 voitures.

— 1 autobus.

 

File7564 WEB

              L'escadrille.

Les effectifs d'une escadrille de bombardement varient suivant le type d'appareils utilisés. Pour les escadrilles dotées de Ju 88, Do 217, Ju 188 ou autres appareils quadriplaces, les effectifs sont les suivants :

— 12 pilotes : le Commandant d'escadrille (Staffelkapitän), 2 à 5 officiers et 6 à 9 sous-officiers.

— 12 observateurs : 9 officiers et 3 sous-officiers.

— 13 radios : 1 adjudant radio responsable devant l'officier de transmissions et 12 radionavigants,

— 13 mécaniciens : un Adjudant mécanicien chef de hangar et 12 mécaniciens tireurs navigants.

— 5 armuriers : un Adjudant et 5 armuriers.

— Une trentaine de divers : un Adjudant, un sous-officier, un comptable, 2 secrétaires, 3 garde-magasins et 20 à 25 chauffeurs.

Ce personnel est le personnel organique de l'escadrille, compte non tenu des spécialistes des Compagnies techniques qui travaillent sur les avions au sol, mais ne sont pas navigants. Le nombre de ces spécialistes n'est pas contant : l'officier Wartungsleitung des compagnies techniques répartit chaque matin les spécialistes entre les différentes escadrilles suivant le travail à faire; en moyenne le nombre de spécialistes mis à la disposition d'une escadrille est de l'ordre de 75.

Les officiers de l'escadrille se répartissent dans les différents emplois suivants :

Officier Z.b.v., officier le plus ancien après le Commandant d'escadrille : il exerce les fonctions de Commandant en second; aidé d'un Adjudant, il commande tout le personnel « divers » de l'escadrille et tient les graphiques d'activité de l'unité.

Officier technique, officier pilote confirmé qui contrôle le travail des mécaniciens et s'occupe de tout le matériel volant.

Officier de navigation, qui prépare les itinéraires et s'occupe de l'instruction du personnel au point de vue de la navigation aérienne.

Officier radio, officier P.N. qui contrôle le travail des radionavigants et fait de petits cours aux pilotes et aux observateurs sur le service radio.

Officier d'armement.

— Officier des bombes.

— Officier chargé de l'instruction militaire.

Officier des Sports.

 

File7570 WEBLe fuselage abandonné d'un FW 200.


III. — CHASSE

 

— Les escadres de chasse (Jagdgeschwader) sont désignées par les lettres : J.G.

— L'organisation des unités de chasse est analogue à celle des unités de bombardement, mais les effectifs des escadrilles sont évidemment moindres : le personnel navigant est réduit aux pilotes qui sont toujours 12 : le Commandant d'escadrille, 2 officiers et 9 sous-officiers.

Pour l'emploi tactique, les escadrilles se subdivisent eu « Rotte » (patrouille de 2 appareils, l'un attaquant et l'autre défendant) et en «Schwarm», double «Rotte».

Enfin il est à noter que l'échelon des unités spécialisées dans la chasse n'est pas toujours limité à l'escadre; il existe des grandes unités et des commandements supérieurs exclusivement spécialisés dans la chasse, surtout depuis le déclenchement des grandes offensives aériennes contre les centres industriels du Reich : le IIe Jagdkorps est un Corps aérien exclusivement spécialisé dans la chasse; il y a également des divisions aériennes de chasse.(on en compte 7 actuellement), il y a également d'autres commandements supérieurs de composition variable appelés « Jafu » (Jagdführer) qui ont été créés pour la défense de certains secteurs du plus grand Reich. Les Jafu dont l’E.M. comprend 6 ou 7 officiers supérieurs, contrôlent l'activité d'un nombre variable d'escadres (2 ou 3). Devant l'ampleur de l'offensive aérienne alliée les Allemands ont été amenés à placer leurs salles de contrôle ou « ops room » à un échelon de plus en plus élevé. D'après certains prisonniers faits récemment, le contrôle de l'aviation de défense du Reich ne se ferait même plus à l'échelon Jafu ou Division : les escadres seraient dirigées directement par un E.M. central situé près de Berlin, commandant toute l'aviation de chasse affectée à la défense du Reich.

 

IV. — CHASSE DE NUIT

 

Les escadres de chasse de nuit se désignent par les lettres N.J.G. (Nachtjagdge-schwader).

Comme pour la chasse de jour, les Allemands ont formé des commandements de chasse de nuit supérieurs à l'escadre. Les premières escadres de chasse de nuit ont été créées en 1940 et 1941. En 1942 il y avait déjà un Corps aérien de chasse de nuit, le Xll° Fliegerkorps qui groupait :

— 3 escadres de Me 110.

— 1 groupe de Ju 88.

— 3 régiments de projecteurs.

— 3 régiments de transmissions.

— Un nombre variable d'escadrilles autonomes réparties sur le territoire du Reich.

— Une école de spécialisation et un Corps de radiodétection.

Actuellement il existe 7 « divisions » de chasse de nuit qui sont des commandements de secteurs. Ces commandements emploient les 7 escadres qui constituent l'effectif actuel de la chasse de nuit allemande. On ne sait si le XIIe Corps aérien contrôle toujours l'ensemble.

Les escadrilles de chasse de nuit seraient dotées non pas de 12 appareils (9 +3), mais de 15 dont 3 en réserve.

 

V. — ASSAUT ET CHASSE LOURDE

 

Les unités d'assaut et de chasse lourde sont organisées comme les unités de bombardement L'échelon organique le plus élevé est l'escadre qui ne comporte souvent que 2 groupes.

 

VI. — RECONNAISSANCE

 

Dans la reconnaissance l'échelon organique le plus élevé est le groupe. Les groupes de reconnaissance ou Aufklarunggruppen étaient autrefois de deux types : les groupes H (Heer) de reconnaissance tactique et les groupes F (Fern) de reconnaissance lointaine. Ces groupes étaient mis à la disposition de l'Armée de Terre. Un Général de la Luftwaffe « beim O.K.W. » (près du commandement en chef de la Wehrmacht) commandait l'ensemble. Mais cette organisation présentait un inconvénient : il arrivait fréquemment que le commandement aérien faisait faire, pour son 'compte, une reconnaissance qui avait déjà été faite pour le compte du commandement terrestre. Pour remédier à cet inconvénient, l'Armée de l'Air a repris le contrôle des groupes de reconnaissance et satisfait toutes les demandes de l'Armée de Terre. D'autre part les groupes ne sont plus spécialisés : les groupes de reconnaissance actuels sont des groupes mixtes comprenant généralement une ou deux escadrilles de reconnaissance lointaine et une ou deux escadrilles de reconnaissance tactique. Les 3 ou 4 escadrilles qui composent le groupe ont souvent un matériel différent et sont souvent basés sur un terrain différent.

En effet l'escadrille de reconnaissance est une unité autonome qui peut vivre par ses propres moyens. Elle comprend on plus du P.N. environ 160 sous-officiers et hommes de troupe parmi lesquels une vingtaine de photographes. Elle est équipée pour le développement, le tirage et l'exploitation des photographies aériennes.

File7569 WEB

 

VIl — AVIATION DE TRANSPORT

 

Avant la guerre les avions de transport de la Luftwaffe étaient répartis entre les différentes unités (chaque escadrille en possédait deux). Mais dès le début de la guerre, le commandement allemand comprit que le rendement de cette organisation était très mauvais, car la plupart des avions restaient inutilisés pendant de longues périodes, lorsque les unités restaient stationnaires. Tous les avions de transports furent donc regroupés aux échelons supérieurs et organisés en unités Z.b.v. (à la disposition du commandement).

Ces unités de transport ont lu même organisation que les unités de bombardement (escadrille, groupe, escadre). Dans des périodes de crise, certaines escadres de bombardement ont même été classées K.G.Z.B.V. et ont été utilisées par le Haut Commandement pour effectuer des transports de -troupe importants.



 

VIII — AÉRONAUTIQUE NAVALE

 

Tonte l'aviation mise à la disposition de la Marine est placée sous le commandement d'un Général de la Luftwaffe « beim oh.d.M. » (près du Commandant en chef de la Marine). L'ensemble de ces unités s'appellera « Marinefliegerverbände » ou Aéronautique navale, qui comprend :

— Des unités entières (Küslenverbände).

— Et des unités embarquées (Eingeschifftenverbande).

— Les unités côtières peuvent être équipées d'hydros à coques, d'hydros à flotteurs ou de « terrestres».

— Les unités embarquées sont de deux types : escadrilles de bord, équipes d'hydravions catapultables (2 ou 3 appareils pour les croiseurs, 4 pour les navires de ligne) et groupes T (Trägergruppen) destinés aux porte-avions (sur le Graf-Zeppelin étaient prévues 5 escadrilles comptant au total 43 appareils de divers types).

 

 

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Un mécano peint l'insigne sur un hydravion Heinkel He 114 .

 

 

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Published by aerophile - dans Histoire
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  • Je suis un historien aéronautique bien connu et j'ai publié de très nombreux articles, et j'ai visité de nombreuse base aérienne, en France et en Europe; ainsi que trois ouvrage sur: Les Autogires, les Loire 46, et les Bloch 174.
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